AMÉLIE-LES-BAINS (PYRÉNÉES ORIENTALES
1041 kil. de Paris par Lyon. Trajet en '29 h. par trains express; en 38 et 39 h. 1/2 par trains omnibus.— l»e cl. IIG fr. 85 c— 2^ cl. 87 fr. 90 c— S"-^ cl. 64 fr. 90 c.
DE PARIS A AMÉLIE-LES-B\INS PAR LYON , TARASCON , CETTE ( OU bordeaux) , NARBONNE ET PER>
PIGNAN.
De Paris à Lyon, 512 kil. 6 conv. par jour. Chemin de fer de Paris à la Méditer-
ranée. Trajet par trains express en 11 h 20 m.; par trains omnibus en 16 h.
5 m. et 25 h. — P« cl. 57 fr. 35 c. — 2^ cl. 43 fr. — 3" cl. 31 fr. 55 c.
De Lyon à Tarascon, 251 kil. 5 conv.
par jour. Trajet par trains express en 5 h. 3G m. ; par trains omnibus en 9 h.
30 m. — ire cl. 08 fr. 10 c — 2^cl. 21 fr. 10 c. — a*-' cl. i.') fr. 45 c. En prenant le train direct de Paris à Tarascon, on ne change pas de wagon à Lyon.
De Tarascon à Cetle^ 105 kil. 5 conv.
par jour. Trajet par trains express, 3 h. 5 m.; par trains omnibus , 3 h. 16 m. et
4 h. 26 m. — l'*- cl. 11 fr. 75 c. — 2^ cl. 8 fr. 80 c. — 3« cl. 6 fr. 45 c.
De Cette à Xarbonne, 71 kil. 4 conv.
par jour. Trajet par trains express, 2 h.
5 m.; par trains omnibus, 2 h. 26 m.
Ire cl. 7 fr. 95 c. 2^^ cl. 5 fr. 05 c. — 3e cl. 4 fr. 35 c.
De Narhonne à Perpignan, 63 kil.
Chemin de fer, plusieurs convois par jour. Trajet en i h. 54 m. et 2 h. 40 m.
— l^e cl. 6 fr. 70 c. — 2*^ cl. 5 fr. 05 c.
— 3«cl. 3 fr. 70 c.
De Perpignan à Amélie-îes-Bains.
39 kil. Route de poste. Diligence tous les jours. Trajet en 4 h. — Coupé 5 fr. : intérieur 4 fr. ; banciuette et rotonde 3 fr. 50 c.
On peut aussi aller de Paris à Amélieles-Rains par Bordeaux :
1091 kil. de Paris. Trains express en 28 h. 30 m. Trains omnibus en 39 h.
15 m. et 42 h. 50 m. — l'e cl. 121 fr. 90 c. — 2* cl. 92 fr. 70 c. - 3^ cl. 68 fr.
min de fer, embarcadère, boulevard de l'Hôpital, no 7 , au delà du Jardin des Plantes. 4 conv. par jour. Trajet en 12 h. 46 m. par les trains express; en 15 h. 30 m. par les trains omnibus. — l^e cl. fid fr. 75C. — 2^ cl. 48 fr. 55 c. — 3«cl. 35 fr. 60 c.
De Bordeaux à Narhonne , 406 kil.
Chemin de fer. 3 conv. par jour. Trajet en 10 h. 5 m. par les trains express et en 14 h. par les trains omnibus. — l'e cl. 45 fr. 45 c. — 2*^ cl. 34 fr. 10 c. — 3^ cl. 25 fr.
De Narhonne à Perpignan et de Perpignan à Amélie-leS' Bains. Voir cidessus.
Aiiiclic-lcs-llaiiii$ est un village de 574 hab. . connu autrefois sous le nom de Arles-les-Bains , Bains-sur-Tech, Bains d'Arles, situé
sur la rive gauche du Mondony, et dominé par la colline du Fort-les- Bains. Il date du quatorzième siècle.
Ce village est divisé en deux groupes distincts : l'un près du Tech, autour des forges qui sont l'mdustrie du pays ; l'autre pluhaut, dans la vallée du Mondony.
autour des établissements de bains.
Le voyageur trouvera des logements aux établissements thermaux et dans les maisons voisines.
Védifice thermal, beaucoup plus ancien que le village, date certainement des Romains. « D'autres constructions antiques, dit M. Henry, se voient partout aux environs, et dans ce nombre il faut compter les murs de V église même, qui, s'élevant à côté de l'établissement, a dû originairement en faire partie. Un aqueduc creusé en partie dans le roc, sur la pente de la montagne, amenait à l'établissement romain les eaux du ruisseau Mondony , où se voit encore le mur de barrage qui tenait le cours de ces eaux au niveau du canal : c'est à ce barrage qu'on donne fort bizarrement, dans le pays, le nom de mur d'Annihal.-D
En 786, Charlemagne fît don des bains d'Arles à un couvent de Bénédictins; pendant la Révolution, les Thermes devinrent la propriété de la petite commune d' Arles-les-Bains qui les conserva jusqu'en 1813, époque à laquelle ils furent vendus à un particulier, M. Hermabessière.
Ce nouveau propriétaire transforma graduellement les antiques piscines en un établissement thermal un peu plus confortable. Depuis, un établissement rival, connu sous le nom de thermes Pu jade, a été construit plus en amont que les thermes Hermabessière, au pied des escarpements rocheux delà Serrât-
FRANCE
AMELIE-LES-BAINS.
den-Merle, à 224 met. au-dessus du niveau de la mer. Cet établissement se compose de deux édifices distincts ; l'inférieur constitue les thermes proprement dits, le supérieur est la maison d'habitation destinée au logement des baigneurs.
La maison des thermes Pujade a deux étages, non compris le rezde-chaussée, qui renferme une vaste galerie le long de laquelle s'ouvrent treize cabinets de bains. Au premier étage se trouvent neuf cabinets, ayant chacun sa baignoire en marbre, un salon d'attente et une chambre donnant sur une terrasse. Au deuxième étage, on compte sept chambres, un salon, une chambre sulfuraire et un cabinet de bains. — En outre l'établissement renferme des chutes d'eau de 8 à9 met. de hauteur : de grands réservoirs voûtés, creusés dans le roc; douze douches de 2 à 6 met. d'élévation, qu'on peut graduer en température, en volume, en pression, et une piscine gymnastique due à l'ingénieur François, pouvant contenir soixante personnes et où l'on admet successivement trois séries de malades. Cette piscine à courant continu et à trop-plein faculiatif, a 4 met. de longueur sur 7 de large.
Ueau minérale est refroidie par serpentinage, l'appareil qu'elle traverse plongeant dans l'eau froide d'un ruisseau détourné, opération pour laquelle on a utilisé l'ancien mur d'Annibal.
Un escalier relie la maison des thermes à la maison d'habitation et permet aux malades de se rendre aux galeries des bains et aux cabinets de vapeur, et de rentrer dans leurs appartements, sans s'exposer à l'air extérieur.
La maison d'habitation se compose
d'une grande salle à manger, d'un salon, d'une pharmacie et de deux étages contenant trente chambres ; les appartements du premier étage conduisent de plain-pied à deux terrasses garnies de balustrades.
On y met en outre trois cuisines communes à la disposition des personnes qui, par économie ou pour d'autres motifs, désirent vivre séparément et préparer elles-mêmes leurs aliments. — Deux tables d'hôte sont servies tous les jours, mais on n'est point obligé d'y assister. Les baigneurs ont la faculté de se faire servir séparément dans leurs chambres. On trouve aussi dans ce corps de logis un billard et un salon de lecture.
« La station où coulent nos sources étant la plus basse et la plus méridionale de toutes les stations thermales des Pyrénées, il en résulte, dit M. le docteur Pujade dans son prospectus, que la température y est beaucoup plus douce, ce qui permet aux baigneurs, non-seulement de prolonger leur séjour à nos bains plus qu'à l'ordinaire, mais encore d'y venir faire usage des eaux au cœur de l'hiver.
« Des jardins en amphithéâtre, plantés d'arbres et d'arbustes agréablement distribués pour les promenades et l'ombrage, des terrasses et des parterres qu'embaument les roses, les lavandes et les romarins, des vignes et des vergers garnis d'arbres fruitiers de toute espèce, entourent les nouvelles constructions et forment autant de belvédères d'où l'on peut examiner en détail les beautés pittoresques de cette localité pyrénéenne.
(( En effet, on voit à ses pieds le lit encaissé et sinueux du Mondony.
Au-dessus, à Feutrée de la gorge
de Montalha, on voit ces mêmes eaux franchissant la muraille d'An nibal et se précipitant en cascade, d'une hauteur de plus de 10 met.
a Un étroit sentier conduit à la grande cascade.,.. D'autres chemins traversent les jardins et parterres et vont aboutir à la promenade communale , ainsi qu'au chemin qu'a fait construire le comte de Caatellane pour l'agrément et la commodité des baigneurs, qui peuvent parcourir sans fatigue les flancs verdoyants et accidentés des montagnes voisines, et arriver aux deux points culminants , dits lo Serrât den Merle et lo Serrât de las Fourques, desquels points l'œil embrasse à la fois une partie de la vallée d'Arles, les sites variés qui entourent les bains et les hautes cimes du Canigou. — Enfin, dans cette excursion , le baigneur rencontre successivement un pavillon, la fontaine de la Madona et un jardin d'où l'on jouit d'une vue délicieuse. »
Sur la rive droite du Mondony, à peu de distance des thermes Pujade, s'élève V établissement militaire, nouvellement construit, et relié à la rive g. par un beau pont précédé d'un viaduc. Les eaux qui
l'alimentent franchissent une distance de 376 met. sans éprouver d'altération. Cet établissement possède une piscine pour les soldats, à 40 places, avec 6 baignoires et douches annexées , 8 grandes douches et des douches ascendantes ; une piscine pour les officiers, à ;]() places, avec 8 baignoires, 4 grandes douches jumelles, une douche à forte pression avec douche écossaise; enfin, une série de douches mobiles, annexées aux baignoires, et extrêmement variées. Ce sont les thermes militaires de France qui peuvent recevoir la plus grande quantité de malades.
Promenades. — Les principales promenades qu'on peut faire à Amélie-les-Bains sont : ( 1 h. montée et descente) au Serrât den Merle (F. cidessus) ; — (1 h. 1/2 aller et retour) au Fort-les-Bains , petite forteresse que Louis XIV fit construire d'après les plans de Vauban; — à (4 kil.) Arles, une des villes où les Catalans français ont le mieux conservé leurs coutumes antiques; — à (10 kil.) Corsavi^ d'où l'on découvre une belle vue; — au (15 h. de marche) Canigou, etc.
Amélie-les-Bains communique par diligence avec Arles.
LES EAUX. — Eau thermale, sulfurée sodique. |
Connue dès l'époque romaine.
Émergence : De roches feldspathiques.
Dix-sept sources principales, dont sept desservent l'établissement Hermabessière et Phôpital militaire , ce sont : Le grand Escaldadoxi , source appartenant à l'État et desservant à elle seule l'hôpital militaire, elle donne aussi aux bains Hermabessière ; le petit Escaldadou , source Paris, source Hermabessière, source de V Aqueduc, source Puix, source Manjolet. — Dix autres sont utilisées à l'établissement Pujade : source Amélie, somvcq Aiago, source de la Piscine, sources de la Buvette au nombre de quatre , source Pectorale, source des Nerfs, source Bouis. Cette station thermale possède encore d'autres sources, dont une est désignée sous le nom de source Anglada.