AX
près d'Ax, ]a neige reste moins longtemps sur le sol que dans les autres endroits de la vallée. Ses rues sont en général fort sales et fort étroites , et l'atmosphère y est sans cesse imprégnée d'odeurs repoussantes.
HÔTELS : Boyéj Sicre; on trouve des appartements à louer dans la maison Tardieu et dans d'autres maisons.
Pour boire pendant toute la saison,
on paye 1 f. 25
Un bain coûte j) 80
Ax possède trois établissements principaux. Le plus ancien, mais aussi le plus négligé, est celui du Couloubret ; c'est le premier que l'on trouve à g. en entrant dans la ville, auprès d'un petit canal. Son aspect est triste et sombre.
a Le second établissement, dit M. Boucoiran, fondé en 1820, et visité surtout par les malades riches, est connu sous le nom de hains de Breilh, Il est situé au fond d'un jardin attenant à l'hôtel Sicre, dans une agréable position , à l'entrée de la route de l'Hospitalet et sur un sol où coulent plusieurs sources thermales. 11 possède deux buvettes et douze baignoires. Les
baigneurs, pouvant se loger aux thermes, ne sont pas exposés aux variations de température.
a L'établissement du Teich St- Roch^ construit le long d'une série de grottes thermales, est situé sur la rive g. de l'Ariége; alimenté par huit sources abondantes, il possède quarante baignoires. Les étrangers qui veulent y prendre des bains y trouvent des logements comme au Breilh. »
L'hôpital Saint-Louis , situé à l'extrémité d'une allée de platanes, a été fondé en l'an 1270 et restauré en 1847.
A peu de distance à l'O. d'Ax, on voit une métairie qui ressemble à une forteresse avec son donjon ; il est probable qu'elle est en effet d'origine féodale.
Excursions. — Du sommet de la Serre deBernache, qui domine la ville à ro., et qu'on peut atteindre en 1 h., on jouit d'une vue magnifique sur tout le bassin d'Ax et sur les montagnes qui l'entourent.
Du sommet du Bonascre, situé à l'E. d'Ax , la vue est fort belle aussi , surtout sur la vallée de l'Ariége. On atteint le point culminant en 2 h.
D'Ax à la cascade d'Orlu, la distance est de 7 à 8 kil.
LES ËATJX. — Eaux thermales, sulfurées sodiques.
Connues très-anciennement et probablement dès l'époque romaine.
Émergence : D'atterrissements superposés au terrain granitique.
Cinquante- trois sources ; employées pour la plupart dans'Jes établissements médicaux; plusieurs, et des plus actives, coulent sur la voie publique et servent aux usages domestiques. Celles qui sont consacrées aux malades sont réparties entre les trois établissements du Couloubret j du Teich et du Breilh. Les principales sont, au Couloubret : la Cana- Ictte, ]^ Gourtjuette , Montmorency, les Bains Forts ^ vieux et îiouveau, la Douche, VEtuve; au Breilh : la source Nouvelle, la Petite Sulfureuse, la Pfjramide, la source Fontan; au Teich : VEau Bleue, les Buvettes de saint Roch, la Pompe, la Buvette du petit Robinet, la Grande Pyramide^ la source Viguerie.
Les auteurs apprécient d'une manière diiïérente la nature et les pro priétés des sources d'Ax. M. C. Alibert les a classées en trois familk^ la première, ne contenant ni soufre, ni barégine; la deuxième, conte nant du soufre xiombiné et de la barégine; la troisième, contenant du soufre libre et pas de barégine. C^tte appréciation n'est pas admise pai M. Filhol, à qui ses expériences ont donné des résultats différents; il a trouvé du soufre dans les eaux de la première famille, en les examinant le plus près possible du griffon, et de la matière azotée dans ces eaux et dans celles de la troisième famille rapprochées par évaporation. Le blanchiment des eaux et le dépôt de soufre dans les conduits considérés par M. Alibert comme indiquant la présence du soufre à l'état libre, sont pour M. Filhol, dans les eaux d'Ax comme dans celles de Luchon, le résultat de réactions qui ont lieu au contact de l'air entre les éléments constitutifs de ces eaux.
Densité : BreWh, source n° 1, 1,0045; source n° 5 douches, 1/J044 (Magne-Lahens 1821).
Température (Filhol, 1853) :
Couloubret. Teich.
Bain Fort nouveau 43*^,8
Montmorency 30 , 3
Étuve " 66,8
Brcilh.
Canalette 27 .4
Petite Sulfureuse 45 .0
Fontan 53,0
Douche oG ,0
Étuve 62,0
Eau bleue 45^0
Buvette saint Roch, à droite. 42 ,0
— — à gauche 38,0
Quod 7 64,0
Viguerie 73 ,2
Sur la vcie publique.
Canons 75 ,4
Rossignol supérieur *. -77,5
Caractères particuliers : Eaux limpides au griffon, et ne se troublant ni par les pluies, ni par les orages; quelques-unes blanchissent au contact de Tair, et leurs conduits contiennent du soufre sublimé. Une des sources de Teich présente une couleur bleue attribuée, par M. Fontan, à une illusion d'optique, tenant, suivant M. Filhol, à la présence d'une faible quantité de soufre en suspension, qui donne à cette eau une couleur blanche ou bleue, suivant que la couche d'eau est plus ou moins épaisse. Odeur et saveur hépatiques.
Service médical : Un médecin inspecteur.
Emploi : Boisson, bains de baignoires et d'étuves, douches.
Situation : 710 met. au-dessus de la mer.
Climat : Doux en été et en automne, variations brusques de température, rosée abondante le soir.
Effets phijsiolofjiques : La grande variété qui distingue les sources d'Ax, les rend applicables nu traitement d'un grand nombre d'affections, et permet surtout de les employer chez des malades de constitutions très-différentes.
G. Astrié et M. Filhol, classent les ba"ns et les buvettes en trois groupes : 1° eaux douces, sédatives sans effet débilitant : Canalette, Gour-
guette, Montmorency (Couioubret), sources n° 1 à 4, et source Nouvelle (Breilh), source n° 6, Eau bleue. Buvette Saint Roch, Grand Bassin, Pompe (Teich); 2" sources moyennes, applicables chez des sujets dont les systèmes nerveux ou circulatoire demandent beaucoup de ménagements : n° 4 et réservoir des cabinets 5 à 9 (Couioubret) ; Petite sulfureuse, n** 6, Pyramide (Breilh); n° 4, Buvette ouest de Saint- Roch, sources Astrié , Petit Robinet (Teich) ; 3" sources fortes , convenant aux constitutions molles, lymphatiques, sans réaction : bains Forts, Douche, Étuve (Couioubret) ; sources Viguerie, Grande Pyramide , source Quod (Teich) : source Fontan (Breilh).
M. Filhol (Eaux minérales des Pyrénées) donne l'analyse suivante :
Analyse ( Magnes-Lahens , 1821).
BREILH.