‹ Les bains d'Europe (volume 2)Chapitre 189 sur 465 · FAR · texte numérisé non relu

FAR

De Paris à Moulins, 341 kil. Chemins de fer d'Orléans et de Lyon. Trajet en 8 h. 45 m. par trains express et H h. 15 m. par trains omnibus. -l'-^ cl. 38 fr. 05 c. — 2« cl. 28 fr. 60 c— 3« cl. 20 fr. 95 c.

De Moulins à Bourbon- Lancy, 36 kil.

Omnibus en correspondance avec le chemin de fer une fois par jour. Trajet en 5 h. 30 m. pour 4 fr. 50 c. (coupé), 4 fr. (intérieur), et 3 fr. 50 c. (banquette).

Bourboii-I^aiicy , petite Y. de 4000 bab. , agréablement située au sommet et sur le penchant d'une colline élevée, près de la rive dr.

de la Lorri et dominée par les ruines d'un ancien château fort.

L'établissement thermal a été bâti au S. 0. de la ville.

Autour du rez-de-chaussée, qui renferme 24 salles de bains et un cabinet de grande douche, règne une galerie extérieure soutenue par 17 colonnes de pierre, que relient entre elles des arceaux en plein cintre.

La piscine est une magnifique pièce d"eau, une véritable école de natation mesurant 17 met. 50 cent, de longueur sur 9 met. 45 cent, de

largeur. Tout autour sont établies des galei-ies couvertes; onze vestiaires y'sont installés, en bas et en haut.

« L^iôpital nouveau de Bourbon- Lancy, dit M. Rotureau , auquel nous avons emprunté les détails qui précèdent, est un magnifique monument dont l'aspect extérieur et les proportions grandioses sont loin de faire deviner la destination. Fondé par le marquis d'Aligre, qui, par testament, a laissé trois millions à la ville , il contient 400 lits. La ville reconnaissante a fait ériger sur la place principale de la ville la statue de bronze du marquis et de la marquise d'Aligre.»

L'hôpital ancien, fondé en 1697, a ses piscines et ses douches particulières.

Monuments. — Le château fort, dont on voit encore quelques ruines sur Téminence qui domine le faubourg Saint-Léger, a été démoli en 1775. Du haut du rocher granitique qu'il domine, on découvre une vue magnifique sur les bords de la Loire, les montagnes de l'Auvergne, le >;ivernais, le Bourbonnais et le Forez. — L'église de Saint-

Na^^aire est un édifice intéressant; le sanctuaire, qui paraît être la partie la plus récente, date du onziume siècle; la nef, depuis la

porte jusqu'au milieu de la dernière travée, appartient au stylelatin; le transsept et l'abside au^ style byzantin.

LES EAUX. —Eau thermale, chlorurée sodique, ferrugineuse. Connue &H l'époque romaine, fréquentée dans les temps modernes surtout depuis la fin du seizième siècle. '

Émergence : D'un terrain granitique.

Six Sources principales : Source du Limhe; source Saint-Léger ; source de la Reine; source de VEscure ou d^Escure; source Marguerite; source la Rose. M. Tellier, dans un travail publié en 1844, en nomme deux autres, et M. Rotureau signale une source non captée et sans nom qui émerge entre les sources d'Escure et de la Reine. Débit en 24 heures : 3000 h 3200 hectol.

Température : Source du Limbe, 56"; source Saint-Léger, 50^; source de la Reine, 52»; source d'Escure, o4'\5; source Marguerite, 49"- source la Rose, 28» (Rotureau). ' '

Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, à saveur fade ou légèrement salée, suivant les sources, dégageant, sauf la source la Rose, des bulles de gaz qui viennent crever avec bruit à la surfacece dégagement est considérable à la source d'Escure, dont les gaz ont une odeur fétide: l'eau de Bourbon-Lancy ternit rapidement les verres et donne naissance dans les bassins à des conferves vertes, boursouflées par des bulles de gaz et qui finissent par venir s'étaler à la surface de leau où leur couleur s'altère.

Service mécUcal : Un médecin inspecteur, un inspecteur adjoint. Emploi .'Boisson, bains de baignoires, de piscine, d'étuves, douchas fomentations avec les conferves. '

Climat doux et peu variable pendant la saison des eaux; les matinées et les soirées ne sont jamais froides, et la température au milieu du jour est assez élevée.

Saison : Du 15 mai au 15 septembre ; durée ordinaire de la cure vin^' t et un jours. ' ^ '

Effets physiologiques : Les sources d'Escure, de la Reine et Saint- Léger, en boisson, agissent sur les muqueuses dont elles augmentent la sécrétion, notamment pour le tube digestif; à haute dose elles purgent et sont néanmoins toniques et reconstituantes, comme chlorurées et ferrugineuses; elles activent le flux menstruel, la congestion hémorroidaire et la circulation en général; elles sont légèrement diurétirmes et cependant excitent la transpiration. Elles ont sur le système lymphatique une action résolutive. Les bains et les douches, qui font presque toujours partie du traitement, rendent ces effets plus marqués et contribuent à développer les phénomènes de la fièvre thermale ou de la poussée La température à laquelle ces eaux sont employées à l'extérieur leur donne une action plus ou moins excitante, plus ou moins dépressive ou calmante; de plus l'usage de la source la Rose, qu'on nomme source

FRANCE. — BOURBONNE-LES-BAINS. 25l

,oide par comparaison, permet au médecin de modifier Puissamment S des autres sources, dont chacune possède plus par iculieremen uelSs^ des propriétés que nous avons énumérées. Les conferves nnSuls comme topique su/excitent localementles fonctions des issus, S'^m^mequ'àVéris, elles n'ont rien des propriétés emolhentes [ue le public leur attribue.

Analyse (Tellier et Laporte, 1858).

s. DE l'ESCURE. s. de LA REINE.

Eau, 1 kilogr. Eau, i kilogr.

Chlorure de sodium 1 '%^9 1 '''n?

- decalcium 0 ,0o 0 ,U4

- de magnésium 0 .40 0 ,U^

lodure de sodium et arsenic traces ^^

^^!f^^^.rchtx:::::::::::::::: ;o^ » '^1

Carbonate de chaux U ,uo ,

de magnésie •.• 0 ,lo ^ ,^^

Silice... •■ y 'q2 0 ,09

Oxvde de fer " '"'

TP, autres sources diffèrent entre elles, surtout par l'absence ou la présen e de 1> ode et'de l'arsenic. MM. Tellier et Laporte ont trouve dans es conferves des traces d'.odure de sodium et J^^rsen.c; enfin Iko^ d'eau du Limbe, à la pression atmosphérique de Û",i6, a donne 0 ,oOae

gaz ainsi composé :

Acide carbonique. o{}ot

Oxygène q'q^o

Azote -J- •

BMograplne:Te^er, De l'action des Eaux ^^^^^^^^ Bourbon-Lancy. Moulins, 1844, in-8. ^Rôrolle, Observations lecueiilies aux Eaux de Bourbon-Lancy. Lyon, 1854, in-8.

BOUftBÛNNMES-BAINS (HAUTE-MARNE).

344 kil. de Paris. ^ Chemin de fer et route de puste. - Trajet en 9 h. 30 ni.

et 12 h.

omnibus. -1- cl. 36 fr. 75c.-2eci.

27 fr. r,5c.-3^cl. 20fr. 20 0.

De la Fevté à Dourhonne, 16 kiK Route de voitures. Trajet en 1 h. 30 m.

Bourlioiiiie,V. de 3700 bab,, est située au milieu d^une vallée

DE PARIS A BOtRBONNE-LES-BAlNS PAR LA FERTÉ.

De Paria à la Ferté, 328 kil. Chemin de fer de l'Est , ligne de Mulhouse.

3 conv. par jour. Trajet en 8 h. par trains express ; en 10 h. 30 m. par trains

accidentée et fertile, sur les bords (le deux ruisseaux, l'Amance et le Borne.

HÔTELS. — Maison Baurain : Hôtel du Commerce, des Vosges ; à la Tète de bœuf.

L'établissement civil, qui appartient à l'État , laisse beaucoup à désirer. Il en est peu qui soient dans un état aussi déplorable. Tel qu'il est, il contient soixante-neuf baignoires.

Deux grandes piscines, une pour chaque sexe et divisées chacune en trois compartiments, sont installées au rez-de-chaussée. Trente-six personnes peuvent s'y baigner à la fois.

Quatre autres piscines de moindre dimension peuvent recevoir chacune vingt baigneurs. Sept cabinets de douches sont établis autour des piscines.

L'établissement civil doit être prochainement démoli, dit-on, et remplacé par un édifice plus en rapport avec l'importance de cette station thermale.

L'^ôj;t fa /?/ii7j7a ire contient 4G baignoires dont II sont renfermées dans des cabinets, 4 sont réservées pour l'usage des officiers supérieurs , 2 aux bains mixtes, 2 au bain spécial, 4 aux bains sulfureux. 23 baignoires , rangées sur deux lignes dans une grande salle, servent aux

officiers subalternes. — Les s*-'; officiers et soldats se baignent da deux piscines et dans quatre ba gnoires pour les bains sulfureux. '- Huit baignoires de pierre doublée^ de plomb se trouvent encore dan la salle des piscines. On compte enl core, à l'établissement militaire I deux cabinets d'étuves et des cabil nets de douches locales et géné| raies, chaudes et froides.

Le tarif est ainsi fixé :

Dans les cabinets : Bain, 1 fr.

-— bain avec feu, 1 fr. 25 c: — I douches : 15 min., 75 c. ; 20 min.,| 1 fr. ; 25 min. , I fr. 25 c. : 30 min. ' 1 fr. 50 c.

Dans les bassins: Bain, 50 c.:»\ douches, 15 min., 50 c, 20 min.

65 c. ; 25 min. , 80 c. ; 30 min. , 1 fr.

Étuves^'lbc, bain de pied, 25 c.

bain de bras, 15 c.

Promenades. — Outre le jardin ^ de l'établissement thermal, Bourbonne possède deux promenadp.-.

celle de Montmorency et celle d'Orfeuil. — Parmi les buts d'excursions dans les environs, nous c'/ rons : Coiffyle-IIaut et les n.i de son château; — (25 kil.) le ch'ndes partisans, qui a 34 met. d'élévation et 26 d'envergure ;— (15 kil.) les ruines de la célèbre abbaye de Morimond.

LES EAUX. — Eau thermale, chlorurée sodique, iodo-bromurée.

Connue dès l'époque romaine.

Émergence : De la partie moyenne du trias en traversant le grès bigarré et affleurant le muschelkalk.

Trois sources : Fontaine de la Place ou source de la Buvette; Puisard ou source de V Hôpital civil ; source de V Hôpital militaire, autrefois Bain Patrice. Ces sources paraissent provenir d'une môme nappe.

Débit en 24 heures : 1200 hectol. {Annuaire).

Densité: 1,006.

Température : source de la Buvette, eau du puits, 53'^: eau du robinet extérieur, 50*^; source de l'Hôpital civil ou Puisard, 49*; source de l'Hôpital militaire, 50".

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