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DE PARIS AUX EAUX -BONNES PAR BORDEAUX, DAX ET PAU

min de fer d'Orléans , boulevard de l'Hôpital, n» 7, au delà du Jardin des Plantes. 4 conv. par jour. Trajet en 12 h. 46 m. par les trains express; en 15 h. 20 m. par les trains omnibus. — 1" cl. 64 fr. 75 c. — 2« cl. 48 fr. 55 c. — 3« cl. 35 fr. 60 c.

De Bordeaux à Dax, 148 kil. Chemin de fer du Midi. 3 conv. par jour. Trajet en 5 h. 20 m. — i^^ cl. 16 fr. 20 c. — 2« cl. 12 fr. 45 c. — 3^ cl. 9 fr. 75 c.

De Dax à Pau, 79 kil. Route de terre. Chemin de fer concédé de Dax à Ramous et de Ramous à Pau. Diligences tous les jours. Deux départs pendant l'été. — Coupé, 12 fr. ; intérieur, 10 fr. ; banquette, 10 fr. ; rotonde, 8 fr.

Ds Pau aux Eaux-Bonnes, 42 kil.

Diligences tous les jours en 6 h. (à l'aller) et 5 h. (au retour) pour 7 et 6 fr. Voitures particulières pour 25 ou 30 fr. Relais de poste.

Le village des Eaux-Bonnes

(404 liab.) est situé dans une gorge étroite, au fond de laquelle se dresse le pic de Ger, au confluent du ruisseau de la Soude et du torrent le Valentin, sur la rive g. de ce dernier cours d'eau. Il se compose d'une rue unique qui monte par une pente malheureusement trop voide à l'établissement thermal, bâti à son extrémité supérieure. Quand on y entre, on a sur la g. une ligne de maisons et d'hôtels construits avec un certain luxe,

mais sans style, et sur la droite un espace assez vaste planté d'arbres.

HÔTELS. — De France, cVOrient, de Richelieu, des Princes , des Ambassadeurs, de FEurope, du Petit Paris, etc. Les prix de ces hôtels sont à peu près les mêmes.

Maisons meublées. — Presque toutes les maisons des Eaux-Bonnes se louent meublées aux étrangers pendant la saison des eaux. Parmi les plus recommandables, nous citerons celles de MM. Fourcade et Pommé.

Chevaux. — On trouve des chevaux à 4 fr. par jour, et 5 fr. quand la course est longue.

Voitures. — Une voiture à deux chevaux se loue de 8 à 10 fr. pour la demi-journée et de 18 à 20 fr.

pour la journée. Faire ses conditions à Tavance.

V établissement thermal, situé au haut d'une longue et fatigante montée, est un édifice insuffisant, dont les dispositions ont été combinées sans goût et sans intelligence. Il est question depuis longtemps d'y entreprendre les améliorations les plus indispensables.

Actuellement , les malades y manquent de tout ce qui leur serait nécessaire ou simplement agréable. Ils n'y ont ni espace couvert [)0ur se promener, ni même une place suffisante pour y attendre leur tour, ni air h respirer, ni abri pour se

garantir (lu vent, ni siégo pour s'asseoir, ni tapis pour reposer leurs pieds. Il est difficile de concevoir un établissement thermal moins confortable et plus barbare. Un vestibule où l'on étoufle au milieu de courants d'air perfides, des bancs de bois avec ou sans dossiers, voilà tout ce que les architectes ont réservé à des malades qui , pour la plupart, sont hors d'état de gravir la côte escarpée à laquelle les condamne la nature, qui arrivent haletants, ruisselants de sueur, à bout de forces; —car il n'y a encore aux Eaux-Bonnes, peut -on le croire, aucun service de chaises à. porteurs organisé ; — qui de plus sont obligés, après avoir fait souvent queue à l'extérieur pendant plusieurs minutes, de se promener trop longtemps entre chaque verre, et cherchent vainement un siège commode, confortable, ingénieusement placé à l'endroit le plus propre à les distraire, ou dans un salon élégamment meublé.

« On est aux Eaux-Bonnes comme dans un entonnoir^ dit M. D. Nisard, au bout du mondt: , c'est la fin de la route : il faut reculer pour en sortir.... On voit chaque matin une longue file de malades enveloppés dans leurs manteaux , se rendant h l'établissement avec un verre qui contient deux cuillerées de lait . mélange ordonné pour adoucir l'efTet des eaux. » On ne rencontre pas seulement des malades aux Eaux-Bonnes; les valides y sont presque toujours en majorité; aussi, que de promenades à pied, à àne, achevai, en voiture!

Le temps est-il beau , dès le lever du soleil, souvent même avant (}ail n'ait doré le sommet du Pic de (ier, le fouet strident des guides retentit

tout le long de la rue, et les caravanes se mettent en marche, développant leurs longues files dans toutes les directions. Vers (juatre heures reviennent les cavalcades.

A droite de l'établissement thermal s'élève la chapelle, petit édifice d'un style simple construit en marbre gris bleu.

Tarif des bains et de la r- - VETTE. — Bains : du P' juin au V'' septembre 1 f . > »

Pendant le reste de Tannée >5 80

(Le prix du linge n'est pas compris dans ce tarif.)

Pour les domestiques et journaliers, le prix des bains, par exetion, est réglé ainsi :

Du P' mai au 30 nov. » f. .'ii

Du 1" novembre au V mai » .'M

Bains de ])ied » lu

Boisson. Abonnement h la saison :

Pour les domestiques et journaliers 2 « ^^

Pour les personnes de toute autre classe • . . . 10 »»

Promenades. — Le Jardin anglais, qui n'est pas môme un jardin français (M. Taine l'appelle spirituellement un préau), s'étend en face de la Grande Rue, le long du rocher au pied duquel coule le ruisseau de la Soude, aujourd'hui encaissé. — Deux sentiers montent à la Promenade Grammont , qui conduit jusqu'à l'un des premiers plateaux du Gourzy (belle vue).— Mentionnons encore: làPromenadeJac- ({ueminot, qui monte à travers une belle forêt de sapins; — le Kiosque^ I»etit pavillon bâti sur une hauteur rocheuse et boisée qui domine la gorge de la Soudp ; — la Pronu"

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