DE PARIS AU MONT- DORE PAR CLERMONT-FERRAND
De Paris à Clermont-Ferrand^ 447 kil.
Chemins de fer d'Orléans et de Lyon (ligue du Bourbonnais). 3 conv. par jour. Trajet en 12 h. 06 m. par trains express et 17 h. 21 m. par trains omnibus. — l'c cl. 50 fr. 10 c. — 2« cl. 37 fr. 55 c. — 3"= cl. 27 fr. 55 c.
De Clermont-Ferrand au Mont-Dore, 53 kil. Route de poste. Diligences.
ce Le -^lont-Dore, dit M. L. Piesse, est formé d'une rue principale dont les maisons, propres et solides, s'adossent à gauche aux parois à pic du Puy-de-TAngle, et dominent, adroite, sa petite vallée, au fond de laquelle laDordogne fait entendre '■ son murmure. »
HÔTELS. — Bellon , Chahory , Ber-
' trandj Chadon. Ces hôtels sont
' vastes et bien tenus.
1 o V Établissement thermal estdo-
(1 miné au N. E. par les montagnes
|. de l'Angle (1750 met.) et au S. 0.
If par le pic du Capucin (1479 met.).
l Sa façade principale , tournée vers
\ le sud, est fort étendue ; elle pré-
; sente deux étages percés de sept
' ouvertures en arcade. Cet édifice,
d'un aspect sévère, a été construit
avec un trachyte grisâtre dont la
carrière est située sur l'autre rive
de la rivière; sa toiture, faite en
prévision des éboulements de la
montagne de l'Angle, est également
en pierres de la même nature.
a Les thermes se composent de quatre parties bien distinctes : le pavillon carré, le corps de bâtiment principal et le bâtiment d'administration ; ces trois parties sont re-
liées entre elles par des galeries couvertes ; la quatrième est isolée par la rue, en retour d'équerre avec le bâtiment principal. Le pavillon renferme la source et le réservoir du grand bassin; on y trouve sept cabinets de bains et une cuvette à douches. Deux réservoirs , construits au-dessous de ce corps de bâtiment, reçoivent les eaux du bain de César et de la fontaine Caroline (duchesse de Berry) ; ils sont placés au nord du pavillon, dans une cour attenante à rétablissement thermal.
Le bâtiment principal renferme à son premier étage sept cabinets munis de douches et de baignoires; et, aurez-de-chaussée, trois grandes baignoires qui séparent deux piscines, sur les côtés desquelles on a placé quatre cabinets à douches. Le nombre des baignoires , dans les différents établissements, est de .58. Les buvettes, alimentées par les sources de la Madeleine, sont dans la galerie du péristyle.
«Le pavillon des sources a 10 met.
50 centimèt. de longueur, le bâtiment principal, 24 met. sUr 23; l'établissement proprement dit et le bâtiment d'administration , 38 mètres 50 centimèt. sur 15 met. 50 centimèt. On a aménagé dans ce dernier le promenoir, les appartements de l'inspecteur et le salon de réunion.
ce Le bâtiment supplémentaire est semblable extérieurement â l'établissement thermal ; intérieurement, le style en est un peu moins lourd; un double escalier en spirale conduit dans un salon d'attente, d'où Ton découvre toute la
vallée du Mont-Dore. Ce bâtiment sert pour les bains, les fumigations ou aspirations de vapeur, les pédiluves et les maniluves.
ce Le malade prend chaque matin un bain ; il se repose ensuite jusqu'à sept ou huit heures; puis^ il va, armé de son verre, aux buvettes de l'établissement thermal, en faisant une petite promenade entre chaque verre d'eau qu'il est condamné à boire. S'il fait beau, il arpente le Panthéon; s'il pleut, au contraire , il se promène sous le vestibule des thermes. Une course au pic du Capucin et l'indispensable bain de pieds de l'après-midi complètent le système hygiénique. »
Des bals ou des concerts ont lieu tous les soirs au casino.
Promenades. (On trouve à louer des voitures et des chevaux). — Les baigneurs du Mont-Dore visitent surtout : (30 min.) le salon et le pic du Capucin (belle vue); — (2 kil.) le salon de Mirabeau , en-
ceinte gazonnée, entourée par de hautes roches; — (4 kil.) la cascade de la Verfiière\ — (5 kil.) le plat à barbe, bassin circulaire dans lequel un torrent retombe en blanche écume; — (6 kil.) la grayide scierie; — (5 kil.) la Boiirboule [V. ce mot); — (1 kil.) les cascades de Queurilh et du Rossignolet dont la première tombe d'une hauteur de 15 met.; — (6 kil.) le lac de Guéry ; — (8 kil.) les roches Tuilier e et Sanadoirc; — ( 15 kil.) Orcival, dont l'église du dixième siècle est très-intéressante; — (15 kil) Mnrol. les ruines de son château (quinzième siècle) et le lac Chambon, le plus célèbre de l'Auvergne; — (20 kil.) Saint-Nectaire (]'. ce mot) ; — (12 kil.) Vassivicrcs, dont la statue de ^'otre-Dame est un but de pèlerinage dans le pays: — (15 kil.) le lac Pavin; — (20 kil.) Besse;— (2 kil.) la Grande Cascade, qui se précipite de 33 met. ; — (6 kil.) le pic de Sancy , etc.
LES EAUX. — Eau thermale ou froide, bicarbonatée sodique avec proportion notable de bicarbonate calcaire et de chlorure sodique, ferrugineuse , arsenicale.
Connue et utilisée longtemps avant l'invasion romaine. <
Émergence : Du terrain volcanique ancien. .
Huit sources sont utilisées au Mont-Dore, ce sont : le bain de César < et la fontaine Caroline émergeant dans un même bassin, la source du \ Pavillon, de Saint-Jean ou du Grand Bain, la fontaine de la Madeleine, ' le bain Ramond.. la source Rigmj , la source Boyer et la fontaine Sainte- Marguerite; cette dernière est la seule source froide employée au Mont- Dore.
Débit en 24 heures : 4277 hectol. la source de la Madeleine, la plus abondante de toutes, fournit à elle seule 1440 hectol.
Densité : Source Caroline et source Rigny, 1,00218; bains de César, Ramond et Grand Bain, 1,00190; source de la Madeleine, 1,00170; source Sainte-Marguerite, 1 .00055.
Température : Elle paraît être variable. Les observations des auteurs prouvent que tous ont trouvé des différences thermométriques, et, pour ne parler que des travaux les plus récents, M. Rotureau et M. Goupil des Pallières, observant à quelques jours d'intervalle, ont eu des diffé-