‹ Les bains d'Europe (volume 2)Chapitre 268 sur 465 · DE PARIS A NIEDERBRONN PAR HAGUENAU · texte numérisé non relu

DE PARIS A NIEDERBRONN PAR HAGUENAU

De Paris à Haguenau par Strasbourg, 517 kil. Chemin de fer de l'Est. 4 conv. par jour. Trajet en 12 h. 05 m. par trains express; en 15 h. 39 m. par trains omnibus. — 1'-^' cl. 55 fr. 20 c — 2^ cl. 41 fr. 40 c. — 3* cl. 30 fr. 65 c.

De Haguenau à Niederbronn. 21 kil.

Route de poste. Voiture en correspondance avec le chemin de fer. Trajet en 2 h. env. pour 2 fr. 25 c. et 1 fr. 75 c.

IViedcrbroiiii, ville de 3319 hab., est agréablement située au pied du versant. oriental des Vosges.

HÔTELS de la Chaîne;— du Lion] — de Langenhagen; — table d'hôte à 1 h. et à 4 h..

«La partie S. de Niederbronn, dit M. le docteur Kuhn, renferme l'établisbement minéral avec la promenade où les baigneurs vont chaque matin boire leur eau aux sons d'un orchestre, et autour duquel se trouve une série de belles maisons toutes destinées à loger des visiteurs. Le Vanxhall^ qui a été construit en 1827 , forme un vaste bâtiment à deux étages, qui ne manque pas d'une certaine élégance ; le perron qui orne les abords de cet édifice vient d'être garni d'une jolie

toiture vitrée, soutenue par des colonnettes en fer, afin de pouvoir servir de promenoir en temps de pluie. Le Vauxhall est le bâtiment central de l'établissement et constitue la salle de conversation. Au rezde-chaussée sont les salles de restauration, de café et de lecture. Un bel escalier conduit au premier, où il y a la grande salle à manger, servant aussi de salle de danse lors des grands bals. Prés de la salle à manger se -trouve le petit salon, qui est le lieu habituel de réunion des visiteurs. Le reste du Vauxhall est consacré à des logements particuliers. 5J

Niederbronn ne possède pas de maisons de bains; les hôtels et les maisons particulières sont pourvues de baignoires; on en compte environ cinq cents dans soixante maisons. Les cabinets des Hôtels de la Chaîne et de Langenhagen ont seuls des appareils de douches.

Promenades.— -Celle de l'intérieur, ou promenade centrale, entourée d'une clôture en fer, est disposée d'un côté en allée, et de l'autre en jardin anglais; on y remarque un grand choix d'arbres et de plantes exotiques ; c'est h\ que se réunis-

sent tous les baigneurs. A une petite distance de là s'étend le Herrenhe rg , ch^vmdint coteau d'où l'on jouit d'une vue magnifique. La nouvelle avenue doit aussi être comptée parmi les promenades voisines de rÉtal)lissement. La promenade de la Xeumatt, qui s'avance dans un joli vallon, possède à son extrémité un joli kiosque rustique.

Des sentiers ont été tracés dans les parties voisines de la montagne et de la forêt ; c'est à gauche de la route, la promenade du Roi de Rome, et de l'autre côté, celle des Trois Cliénes. Enfin les jardins des familles de Dietrich et Boursault sont ouverts aux étrangers.

Parmi les nombreux et intéres-

sants châteaux qu'on peut visiter dans les environs de Niederbronn, nous citerons : — la Wasejihurg, qui domine le village ; — (6 kil.) les deux Windstein, l'ancien et le nouveau, dans un site délicieux: le premier date de la fin du onzième siècle ; — i\9k\\.]\eFleckenstein;-^{TS]i.\l) le château de Schœnecî: ; — (10 kW.) celui de Hohenfels; — (1.5kil.) Bitche; — (23 kil.) Lichtenherg. — Les baigneurs visiteront aussi avec intérêt les usines de Xiederhronn., de Zinswiller et de Jœgerthal , l'atelier de construction de Reichshoffen, la laminerie de }futterhausen et la fabrique d'acier de Bœrenthal et surtout la cristallerie de Saint-Louis, magnifique usine située à 15 kil.

LES EAUX. — Eau froide, chlorurée sodique.

Connue dès Tépoque romaine.

Émergence : D'une couche d'argile recouverte de gravier, dans un terrain caractérisé par le grès vosgien.

Une source principale et, dans son voisinage, plusieurs autres moins considérables émergent dans deux bassins d'une largeur et d'une profondeur de 4 à 5 mètres.

Débit en 24 h. : Source principale, 2880 hectolitres.

Pesanteur spécifique : 1° à l'aréomètre de Beaumé (Kuhn).

Température : 17 ",8.

Caractères particuliers : Eau limpide et incolore au griffon, prenant dans les bassins une nuance louche et jaunâtre par la décomposition au contact de l'air d'une partie de ses carbonates et déposant un sédiment ocracé; odeur à peu près nulle, goût salin assez agréable laissant un arrière-goût un peu fade et une sensation de sécheresse à la bouche. Quelquefois, l'eau des bassins perd momentanément sa teinte jaunâtre et devient plus ou moins limpide sans changer de goût. Ce phénomène a lieu par intervalles qui varient d'un mois à plusieurs années. M. le docteur Kuhn l'attribue à la présence momentanée dans l'eau d'une plus grande quantité d'acide carbonique et pense qu'il peut se rattacher aux conditions électriques de l'atmosphère.

Service médical : Un médecin inspecteur.

Emploi : Boisson, bains, douches.

Situation : 192 met. au-dessus de la mer.

Climat : Assez doux, sans variations très-intenses, quoique tenant un peu du climat de montagnes.

. Saison : Du l*''" juin au 15 septembre.

FRANCE. — OLETTE. 359

Durée de la cure : De 12 jours à six semaines, suivant que l'on fait une petite^ moyenne ou grande saison.

Effets physiologiques : Eau tonique, résolutive, reconstituante, diurétique, constipant à faible dose, laxative à la dose de six à douze verres, sans affaiblir ni causer de coliques, agissant principalement sur les organes digestifs, biliaires et urinaires , déterminant la congestion hémorroïdaire et utérine.

Employée extérieurement, elle est plus ou moins excitante, suivant la température des bains et douches, elle donne à la peau de l'âpreté, mais cause rarement la poussée.

Aualyse (Kosmann, 1850).

Chlorure de sodium 3 ^"^ 08857

— de calcium 0 , 79445

— de magnésium 0 ,31171

— de potassium G ,13198

— de lithium 0 ,00433

— d'ammonium traces

Carbonate de chaux 0 ,17912

— de magnésie 0 ,00653

— de protoxyde de fer 0 ,01035

Sulfate de chaux 0 , 0741 7

Bromure de sodium 0 ,01072

lodure de sodium traces

Silicate de fer avec traces d'oxyde de

manganèse 0 ,01502

Silice pure 0 ,00100

Alumine traces

Acide arsénieux tr.-lég. tr.

4 ,02795 M. Nicklès a constaté la présence du fluor dans Teau de Niederbronn.

Bibliographie : J. Kuhn, Les eaux laxatives de Niederbronn, Paris, 1854, in-8''. Ce travail remarquable contient une bibliographie complète sur la matière.

OLETTE (PYRÉNÉES-ORIENTALES).

1060 kil. de Paris par Lyon; 1110 kil. par Bordeaux* — Chemin de fer et diligences. — Trajet en 29 h. par trains express; en 41 h. par trains omnibus.

DE PARIS A OLETTE PAR LYON , TARAS- CON, CETTE, OU BORDEAUX, NAR- BONNE ET PERPIGNAN.

De Paris à Lyon, 512 kil. Chemin de

par trains omnibus. — l'^^c cl. 57 fr. 35 c. — 2« cl. 42 fr. 60 c. — 3^ cl. 31 fr. 55 0. De Lyon à Tarasco?», 251 kil. 5 conv.

par jour. Trajet par trains express en 5 h. 36 m. ; par trains omnibus en 9 h.

fer de Paris à la Méditerranée. Trajet en 30 m. — 1»^ cl. 28 fr. lo c— 2^ cU 10 h. par trains express; en 15 h. 45m. 21 fr. 10 c— 3<^ cl. 15 fr. 45 c. — En

prenant le train direct de Paris à Tarascon, on n'a pas besoin de changer de wagon à Lyon.

De Tarascoii à Cette, 105 kiL 5 conv.

par jour. Trajet par trains express en 3 h. 05 m. ; par trains omnibus en 3 h. 16 m. ou 4 h. 26 m.— f^ cl. 11 fr. 75 c.

— 2' cl. 8 fr. 80 c. — 3»^ cl. 6 fr. 45 c. De Cette à yarbonne, 71 kil. Chemin

de fer du Midi. 4 conv. par jour. Trajet par trains express en 2 h. 05 m.; par trains omnibus en 2 h. 26 m. — l^c cl. 7 fr. 95 0.-2* cl. 5 fr. i>5 c— 3e cl. 4 fr. 35 C. On va aussi de Paris à Narbonne par Bordeaux. De Paris à Bordeaux, 583 kil. Chemin de fer d'Orléans. 4 conv.

par jour. Trajet en 12 h. 46 min. par les trains express; en 15 h. 20 m. par les trains omnibus. — l»"^ cl. 64 fr. 75 c.

— 2« cl. 48 fr. 55 c. — 3^ cl. 35 fr. 60 c. De Bordeaux à Narbonne, 406 kil.

Chemin de fer du Midi. 3 conv. par jour. Trajet en 10 h. 05 m. par les trains express; en 14 h. par les trains omnibus. — i^e cl. 45 fr. 45 c. — 2e cl. 34 fr. 10 c. — 3e cl. 25 fr.

De Xarbonne à Perpignan, 63 kil.

Chemin de fer du Midi. Plusieurs convois par jour. Trajet en 1 h. 54 m. et 2 h. 40 m. — Fc cl. 6 fr. 70 c. — 2* cl. 5 fr. 05 c. — 3= cl. 3 fr. 70 c.

De Perpignan à Olette, 58 kil. Route de voitureS; de Perpignan à Montlouis.

Diligences tous les jours.

Olette^ bourg contenant une population totale de 1081 hab. , et agglomérée de 331 seulement, forme, entre la rive gauche de la Têt et la montagne, une longue rue dominée par des rochers, audessus desquels quelques maisons s'élèvent en terrasse.

EÔTELS.—du Midi , delà Fontaine.

Les sources se trouvent à quehjue distance du village. C'est en 18ôl seulement, qu'on y a fondé un petit établissement avec six baignoires.

A l'extrémité occidentale du bourg, deux ruisseaux, celui d'Évol, et celui de Cabrils, viennent se réunir sous un vieux pont et se jeter ensemble dans la Têt. Sur le promontoire au pied duquel s'unissent ces deux cours d'eau, s'élève une maison carrée flanquée de petites tourelles, d'un aspect pittoresque.

Véglise d'Olette est surmontée d'une tour carrée.

Aux environs d'Olette on visite :

(4 ou 5 h. de marche) les étangs de Nohédas ; — (25 kil.) Formiguièrcs , avec une église fondée, dit -on, en S:3]— Montlouis, V. forte située sur un rocher escarpée , etc.

LES EAUX. — Eaux thermales, sulfurées sadiques.

Connues depuis le siècle dernier, indiquées parCarrère en 1756. l

Émergence : Du granité. - ■|

Trente et une sources divisées en trois groupes : Groupe de Saint-André,^^ groupe de VExalada^ groupe de la Cascade, renfermant chacun plu-' sieurs sources de température et de nature difîérentes. a Leur ensemble, ' disait en 1833 Anglada, forme sans contredit le plus beau monument d'eaux thermales qu'on rencontre dans nos Pyrénées. »

Débit en 24 heures : Au moins 17720 hectolitres; quelques sources sont de véritables rivières sulfureuses.

Température : De 27** à 78" suivant les sources. La source de la Cascade (78*^) est la plus chaude des sources sulfureuses alcalines connues.

Caractères particuliers : Ceux qui distinguent les eaux sulfureuses alcalines; mais quelques sources sont purement alcalines, d'autres sont de celles qu' Anglada nommait sulfureuses dégénérées; elles sont pour la plupart très-riches enbarégine; elles contiennent, dit M. Filhol, une

FRANXE. — OREZZA.

énorme quantité de silice, aussi fournissent-elles des incrustations de soufre (F. Bagnères-de-Luchon).

Service médical : Un médecin inspecteur.

Situation: Olette, 584 met. , pont des Graas, 690 met. au-dessus de la mer.

Climat de montagnes, doux et agréable dans la belle saison.

Effets physiologiques : Ces eaux, plus ou moins excitantes et agissant sur tels ou tels organes en particulier, suivant leur température et leurs principes, peuvent être appliquées au traitement de beaucoup d"a:Tections diverses et réunissent la plupart des propriétés curatives que l'on trouve disséminées dans les eaux minérales des Pyrénées.

Analyse (Bouis. 1352-1857).

s. ST-ANDRÉ. S. N° 14, CASCADE. S. ST-LOUIS.

Eau, 1 kilogr. Eau, 1 kilogr. Eau, 1 kilogr.

Sulfure de sodium ... û ^^ ,02829

Potasse 0 ,00821

Soude U ,03542

Chaux 0 ,00813

Carbonate de soude 0 ,04785

— de chaux

Sulfate de soude 0 , OôôOO

— de chaux

Chlorure de sodium 0 .03160

Silice 0 ,14300

Alumine, fer. magnésie.

iode 0 .03000

Alumine, iode, acide borique, fer, manganèse, cuivre

Composé azoté 0 . 03400

Bibliographie : Filhol. Eaux minérales des Pyrénées. Paris, 1853, 311-12. — Puig. Observations médicales sur les eaux thermales sulfu- Ereuses et non sulfureuses d'Olette. 3^ série. Perpignan, 1854. in-8**. — ^Bouis. vallée de la Tet. aî'fluents et itinéraires. Perpignan, 1858, in-S". !M. Bonis a publié en 1852 un travail sur les eaux d'ûlette.

OREZZA :C0RSE).

hemin de fer, bateau à vapeur et route de poste. ■ environ.

• Trajet en trois jours

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