DE PARIS A SALINS PAR CHAMBÉRY, ALBERTVILLE ET MOU TIERS
De Paris à Chamhéry par Mâcon, 596 kil. Chemins de fer de Lyon, du Dauphiné et Sarde. 2 conv. directs par our. Trajet en 1.5 h. par trains express; en 22 h. par trains omnibus. — F*^ cl. 66 fr 3.5 c. — 2« cl. 49 fr. 75 c. — 3^ cl. 36 fr. 30 c.
D' Clinmbéry à Albertville , 95 kil.
Chemin de fer en exploitation jusqu'à (28 kil.) Chamousset. Trajet en 45 min. pour 2 fr. 80 c, 2 fr. 10 et 1 fr. 60 c. Voiture de correspondance de Chamousset à Albertville.
D'Albertville à Moutiers, 28 kil. Route de voitures. Diligences tous les jours.
Prix des places : 2 fr. 20 c.
De Mouiiers à Sahn5. Route de voitures. Trajet en 15 m.
Salins, V. de 309 hab., e.st situé sur la rive droite du Doron, qu'on y traverse sur un pont de bois
à quelques minutes en aval de son confluent a\eG le torrent de Belleville.
HÔTEL : Des Bains.
Les sources jaillissent près de l'église, au pied d'un rocher calcaire s'élevant du côté du N. à une trentaine de met. de hauteur.
L'établissement, construit sur les sources par M. Roche, propriétaire actuel, date d'une vingtaine d'années; il contient neuf baignoires, une douche, une piscine, disposées dans une espèce de cave: le rezde-chaussée placé au-dessus .^e compose de salles d'attente pour les malades et de deux chambres à coucher dépendant de l'hôtel des Bains. Le prix des bains est de 75 c. Le nombre des baigneurs tst assez limité et ne dépasse jamais 25 ou 30 à la fois,
Au-dessus de Salins, on voit encore les ruines d'un vieux château où furent imprimés plusieurs livres dans les premiers temps qui suivirent la découverte de Gutenberg.
Excursions. — Les baigneurs visitent surtout (15 min.) Moutiers (Hôt. : de la Couronne, des Diligences), V. de 2072 hab., dominé de tous côtés par de hautes montagnes, dont la plus élevée porte le nom de Roc du Z)ia5?e (ascension en 3 h. 30 m. , dont 2 h. à dos de mulet). Moutiers possède des
5a ?me5 curieuses, situées en dehors de la ville, à dr. de la route de Salins, au pied méridional de cette montagne, et dont le produit annuel varie de 7 à 9000 quintaux métriques ; les bâtiments de graduation ont une longueur de 1046 met. ; Tévaporation s'y fait par le procédé des fagots. — (2 h 10 m.), Aime, avec une église ancienne et un château féodal ; — (4 h.) Macot et ses minesde plomb argentifère, etc.
Brides (V. ce mol) est à 6 kil. de Salins.
LES EAUX. — Eau thermale, chlorurée sodique, ferrugineuse.
Connue et exploitée comme saline dans l'antiquité, employée depuis 1840, comme eau médicinale.
Émergence : Au pied d'un massif calcnire.
Une source : Qui jaillit par filets nombreux. Primitivement il y avait deux sources : l'une, plus petite et plus chaude, alimentait les bains, et la plus grande les salines; à la suite du tremblement de terre de Lisbonne les deux sources cessèrent découler pendant quarante-huit heures; ce fut encore après un tremblement de terre, en 1848, que la source des bains se réunit à l'autre.
Débit en 24 heures : 24880 hectol. (Bertini).
Densité ; 1,011.
Température : 35^.1 (Trésal).
Caractères particuliers : Eau limpide, inodore, à saveur amère, salée, nauséabonde, dégageant au griffon beaucoup de petites bulles gazeuses, se couvrant au contact de l'air d'une pellicule irisée, déposant sur son parcours un sédiment ocracé : dégageant, lors des changements de temps et surtout pendant les tremblements de terre, une forte odeur d'iode (Trésal).
Emploi : Bains, douches.
Situation : 494 mètres au-dessus de la mer (Trésal).
Climat de montagnes, température moyenne des cent jours d'été, 15°.
Saison : du 1" juin au 1" octobre; durée ordinaire du traitement 25 à 30 jours.
Effets physiologiques: Excitantes, toniques et reconstituantes , comme leurs congénères de Salins (Jura), de Nauheim et de Kreuznach, ces eaux agissent principalement sur l'hématose, sur le système glandulaire et sur les muqueuses; en boisson, elles sont facilement supportées par l'estomac (Bertini) et agissent comme purgatives et diurétiques, mais leur usage à l'intérieur paraît devoir être exceptionnel. Elles tiennent le milieu entre les eaux de Nauheim et celles de Kreuznach, plus ferrugineuses que les premières, plus riches en chlorure sodique que les secondes.