ACQUI (PIÉMONT
837 kil. par Turin. — Chemin de fer pendant tout le trajet, excepté de Saint- Jean-de-Maurienne à Suse. — Trajet en 39 h. 35 m. ou 47 h. 25 m. — Prix : 116 fr. 20 c, 92 fr. 50 c, et.7i fr. 65 c.
de paris a acqui , par culoz , saint-jean-i.e-maurie>;ne , suse et alexandrie.
De Paris à Culoz, 560 kil. Chemins de Paris à Lyon et de Genève. Trajet en 13 h. 25 m. par le train express. — Prix : 61 fr. 75 c, 47 fr. 05 c, et 34 fr. 50 c.
De Culoz à Saint-Jean -de- Maurienne, 106 kil. Chemin de fer de Victor- Emmanuel. 2 conv. par jour. Trajet en 4 h. 20 m., et en 5 h. 25 m. — Prix : 10 fr. 60 c. , 7 fr. 95 c. , et 5 fr. 30 c.
De Saint-]ean-de-Maurienne à Suse, 90 kil. Route de poste. Diligence en correspondance avec le chemin de fer.
Trajet en 13 h. 30 m. — Prix: 30 fr. et 25 fr.
De Suse à Turin, 53 kil. Chemin de fer. 5 conv. par jour. Trajet en 1 h. 30 m., et 2 h. 40 m. —Prix: 5 fr. 30 c, 3 fr. 70 c. , et 2 fr. 10 c.
De Turin à Alexandrie, 90 kil. Chemin de fer. 5 conv. par jour. Trajet en 2 h. 45 m., et 3 h. 25 m. — l^e cl. 9 fr. 10 c. — 2« cl. 6 fr. 35 c. — 3« cL 3 fr. 65 C.
D'Alexandrie à Acqui, 38 kil. Chemin de fer. 3 conv. par jour. Trajet en 1 h. 20 m. — fe cl. 3 fr. 40 c. — 2« cl. 2 fr. 40 c. —se cl. 1 fr. 70 c.
On peut aller aussi de Paris à Acqui par Marseille, Gènes et Alexandrie. j
De Paris à Marseille, 862 kiL Che- I
min de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. 3 conv. par jour. Trajet en 19 h. 55 m. par trains express ; en 28 h. 55 m. par trains omnibus. — f^ cl.
96 fr. 55 c. — 2^ cl. 72 fr. 40 c. — 3'' cl. 53 fr. 10 c.
De Marseille à Gênes. Bateau à vapeur sur la Méditerranée. 2 départs par semaine. Traversée en 24 h. pour 76 fr.. 58 fr., 37 fr., et 21 fr.
De Gênes à Alexandrie, 76 kil. Chemin de fer. 5 conv. par jour. Trajet en
4 h. 50 m. — fe cl. 7 fr. 50 c. — 2^ cl.
5 fr. 25 c. — 3« cl. 3 fr.
D'Alexandrie à Acqui (V. ci-dessus).
Acqui, V. de 8000 hab., capitale du haut Montferrat, est située sur la rive g. de la Bormida. Son établissement thermal était connu des anciens sous le nom d'Aquœ Staîiellœ, du nom de la peuplade ligurienne dont cette ville était la capitale.
ce On n'emploie pas les bains à Acqui comme à Saint-Amand, dit M. Davet de Beaurepaire. Ainsi le malade, au lieu d'être plongé dans un puisard, se place dans une baignoire, puis on recouvre les parties affectées d'une couche de boue , la plus chaude qu'il puisse supporter.
Il s'en exhale une vapeur abondante qui transforme la pièce en une véritable étuve. Chaque séance dure trois quarts d'heure ou une heure ; puis, la boue enlevée, le malade prend un bain de propreté, qu'on prépare avec Feau minérale.
« On se procure la boue d'une manière assez bizarre. Des plon-
geurs s'élancent, la tête la première, au milieu du bassin d'eau brûlante, et bientôt reparaissent, ramenant le seau qu'ils ont été remplir au fond. »
Acqui possède une cathédrale gothique, un hôtel de ville, un hôpital militaire parfaitement organisé, une bibliothèque, un théâtre, etc.
LES EAUX. — Eau thermale, sulfurée calcique.
Connue dès l'époque romaine.
Émergence : La source qui surgit dans la ville sort d'un rocher calcaire; celles qui se trouvent sur la rive droite de la Bormida sortent d'un schiste argileux.
Huit sources : La plus importante, dite la Bollente^ source bouillante, émerge au centre de la ville, et dessert l'établissement d' Acqui.
Les sept autres, à un kilomètre au sud et sur la rive droite de la Bormida, sont reçues dans quatre bassins qui alimentent la piscine, les baignoires et les douches des bains d'Acqui, établissement distinct du premier. Ces sources ont reçu différents noms, on les désigne généralement sous ce\ix de Lago grande^ Lago rotondo, Quadrato, Triangolare, grand bassin, bassin rond, carré, tri-angulaire, etc., une autre est appelée Fontanino caldo, petite fontaine chaude.
A 300 mètres environ des bains se trouve la source sulfureuse froide (lu Ravanasco , ainsi nommée du torrent près duquel elle émerge.
Débit en 24 heures : La Bollente, 6048 liectol. ; les sept autres sources, 5760 hectol. (Bertini).
Densité : La Bollente 1,010; les autres sources à la température de l'air 1,0009.
Température : La Bollente 75^ ; les sept autres sources varient de 38^75 à 5P,25; l'eau de la piscine et du grand bassin delà boue marque 43^,75.
Caractères particuliers : La Bollente, eau limpide, incolore, exhalant de près une très-légère odeur hépatique, qui disparaît par le refroidissement ou l'ébullition, goût salin et un peu sulfureux. L'eau des autres sources est limpide et ne se trouble dans les bassins que lorsqu'on y puise la boue argileuse sur laquelle elle repose ; elle a une légère odeur hépatique, son goût, un peu sulfureux, est plutôt salin et amer quand elle est refroidie ; elle forme le long de son cours et dans les bassins des incrustations d'un grès jaunâtre composées de sulfate et de carbonate calcaires.
L'eau de la source du Ravanasco est moins limpide (Mojon), son odeur et sa saveur hépatiques très-intenses l'ont fait nommer la Puzzolente.
Les eaux des bains d'Acqui reposent, dans les bassins, sur un lit de vase argileuse, faw^/o, à laquelle elles communiquent leurs principes minéralisateurs. Les auteurs ne sont pas d'accord sur l'origine de ces boues minérales. Lesne les désigne sous le nom de vase schisteuse ; Mojon ,