DE PARIS A MONTE-CATINI, PAR MARSEILLE ET LIVOURNE
De Paris à Marseille, 862 kil. Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. 3 conv. par jour. Trajet en 19 h. 55 m. par trains express ; en 28 h. 55 m. par trains omnibus. — l^e cl. 96 fr. 55 c — 2* cl. 72 fr. 40 c. — 3« cl. 53 fr. 10 c.
De Marseille à Livourne. Bateau à vapeur sur la Méditerranée. 2 départs par semaine. Traversée en 24 h. pour 98 fr., 71 fr., 41 fr. et 28 fr.
De Livourne à Monte-Catini. 66 kil.
Chemin de fer. 4 conv. par jour. Trajet en 2 h. 35 min. pour 6 fr. 09 c, 4 fr. 55 c. et 2 fr. 66 C.
Ifionte-Catini est un bourg situé sur la crête d'une haute colline, formant la vallée de la Nievole , l'une des plus fertiles et des mieux cultivées de la Toscane.
Une magnifique avenue plantée de beaux arbres conduit à l'établissement, bâti à un mille au S. du village. Entre l'avenue de Monte-
Catini et la grande route de Florence à Lucques se trouve le quartier habité pendant la saison des bains, et composé de fort belles villas, dont l'une est le Palais ou Casino qu'habitait le grand-duc de Toscane pendant son séjour aux eaux.
« Les thermes de Léopold^ construits avec luxe, contiennent, dit M. Robert Maunoir, un nombre considérable de baignoires, de douches et d'étuves. La salle d'entrée qui s'ouvre sur le péristyle forme la séparation entre le bain des hommes et celui des femmes. Quatre salons bien meublés communiquent avec le vestibule, ayant chacun un cabinet contigu dans lequel on voit une piscine en marbre blanc. Cinq autres salles, à dr. et à g. du vestibule, conduisent, sur chacun de ces côtés, à neuf autres bains. Les dernières salles situées à chacune des extrémités de l'édifice contien-
nent une grande piscine destinée aux malades de l'hospice. »
Deux galeries souterraines où l'on administre des douches sous toutes les formes, des bains d'étuves, etc.
longent la partie postérieure des thermes de Léopold.
A dr. et à g. , à l'extrémité de la grande cour de rétablissement, sont deux corps de bâtiment contenant les chaudières, dont l'eau, provenant de la source elle-même, sert au chauffage de celle qui est destinée aux baigneurs.
A trois ou quatre cents pas des bains de Léopold , on trouve le Bagno Regio, situé sur une éminence de l'autre côté du Salsero, que ce torrent sépare ainsi de l'avenue. Cet établissement dans lequel on trouve huit baignoires, une piscine et un certain nombre de douches, sert d'hôpital pour les malades indigents du pays.
L'espace compris entre le Bagno Regio et les thermes est occupé par un vaste jardin d'agrément qui fait suite à l'avenue. — Les édifices que nous venons de décrire avec ceux qui renferment l'eau du Tertuccio s'élèvent tout alentour de ce jardin.
Le Tertuccio se compose de deux corps de bâtiment parallèles séparés par une cour, au-dessus de laquelle on a tendu une toile pour l'abriter
de l'ardeur du soleil. Huit ou dix cabinets construits assez récemment dans l'enceinte de cet établissement reçoivent Teau d'une autre source dite Cipollo. — A une extrémité de la cour s'étend un petit jardin, où les buveurs du Tertuccio prennent l'exercice nécessaire entre leurs verres d'eau.
L'étabhssement de Médicis est construit avec beaucoup de goût, à peu de distance des précédents. Ses chambres de bains sont disposées sur un plan circulaire autour du réservoir de la source.
A moitié chemin entre le Tertuccio et le bain de Médicis, on trouve à g. un nouvel établissement dit deïla Torretta^ ainsi appelé d'une petite tour qui forme le principal ornem^ent du jardin où jaillit cette source.
Promenades. — La vallée de la Nievole offre de charmants buts de promenade. On visite principalement : le lac de Fucecchio; — Pescia , pet. V. industrielle et pittoresque, renommée pour ses papeteries et ses filatures de soie ; — Biiggiano, avec un château bâti au sommet d'une colline du même nom ; — la vieille forteresse de Serravalle; — Pistoja;— Lucques {V. ce ' mot);— Florence, etc.
I Monte-Catini est à peu de dis- ! tance delà Porretta (F. ce mot).
LES EAUX. — Eaux thermales ou froides, chlorurées sodiques , gazeuses.
Connues surtout depuis le quatorzième siècle.
Émergence : D'un sédiment argileux qui repose sur un banc de travertin. L'espace d'environ deux kilomètres carrés où émergent les -sources est désigné sous le nom de Campo minérale.
Huit sources principales : Terme LeopokUne, Thermes de Léopold; Bagno regio. Bain royal; Acqua del Tettuccio, source du Petit Toit, du Pavillon (cette source est ainsi nommée d'une sorte de velarium qui abrite la cour où se trouve son bassin de captage) ; Acciua del Rinfresco