DE PARIS A BADEN PAR BALE
De Paris à Bâle , 522 kil. Chemin de fer de l'Est (ligne de Mulhouse). 2 conv. par jour. Trajet en 13 h. 25 m. par le train express ; en 15 h. 50 m. par le train omnibus, l^® cl. 58 fr. 45 c. — 2» cl. 43 fr. 85 c. — 3^ cl. 32 fr. 15 c.
De Bâle à Baden, 76 kil. Chemin de fer de Bâle à Zurich. 5 conv. par jour. Trajet en 2 h. 55 m. et 3 h. 25 m. — l»e cl. 8 fr. 20 c. — 2^ cl. 6 fr. 50 C. — 3<= cl. 5 fr. 15 c.
Baclen, pet. V. de 2745 hab. , entourée de murailles, est située dans un défilé étroit, sur la rive g. de la Limmat que traverse un pont couvert.
HÔTELS.— Waage, Lœive , Engel.
Les eaux minérales de Baden furent connues et fréquentées par les Romains qui les appelèrent Tliermx Helveticx^ et qui bâtirent dans les environs un château fort nommé Castellum Thermarum.. Des ruines, des médailles , des ustensiles de tout genre , attestent la présence des Romains. Reconstruite au moyen âge, la ville actuelle ne fut longtemps qu'une forteresse importante connue sous le nom de Rocher de
Baden (Stein %u Baden) , et dont on voit les ruines sur une éminence voisine.
Les Bains (Hôt. : Stadthof^ Schiff, Ochs, Limmathof ^ Freihof), situés sur les deux rives de la Limmat, à 10 min. env. au-dessous et au N.
de la ville, sont fréquentés par un grand nombre de baigneurs ou de malades, et principalement par des Suisses. Ceux de la rive g. s'appellent les grands hains , parce qu'ils contiennent trois cents chambres de bains; ceux de la rive dr. ne com.ptent que trente-six chambres et se nomment les petits hains (HÔT. : Stem , Engel , Rehstock , Hirsch).
Monuments. — On remarque à Baden : VHôtel de ville, Véglise paroissiale catholique, V église réformée ; VHôpital , fondé au seizième siècle par l'impératrice Agnès; un petit théâtre, etc.
Promenades et excursions. — Les promenades les plus agréables qu'on puisse faire aux environs de Baden sont: au Château, sur les bords de la Limmat; — à la propriété Baldinger; — (15 min.) au
Kreuzberg; — (30 min.) au-dessus de Dœtticyl;— (1 h.) sur la Baldegg ; auberge et belle vue de la chaîne du Jura; — (15 min.) au Chaos appelé Teufelskeîler; — (2 h.
30 min.) sur la Lœgern-Hochwacht, haute de 856 met. ; — à l'abbaye de Wettingen; — (11 kil.; chemin de
fer) h Schinznach (F. ce mot); — (25 kil.; chemin de fer) à Zurich ( HÔT : Baur , Krone , Bellevue , Schwert), V. de 17 046 hab. , cheflieu du canton de ce nom, située à Textrémité septentrionale du lac de Zurich, sur les deux rives de la Limmat.
LES EAUX. — Eau thermale, chlorurée sodique, sulfatée calcaire.
Connue dès l'époque romaine.
Émergence: D'un terrain calcaire et liasique, gypse, marne, argiles, dolomie, houille.
Vingt-deux sources^ dont six dans le Petit-Bain et seize dans le Grand- Bain. Elles émergent sur les bords de la Limmat, et^ presque identiques au point devue chimique, elles diffèrent un peu plus par leur température. On distingue les sources de la Limmat, du Staadhof, de Sainte- Vérène, etc. Elles prennent, en général, le nom de l'établissement' qu'elles desservent.
Débit total en 24 heures : 12960 hectol.
Densité: 1,0037.
Température: Varie de 48°, 6, source de Sainte-Vérène, à 51°, source du Staadhof et petite source de Bàren (Lôwig).
Caractères particuliers: Eau limpide, incolore, dégageant dans le verre des bulles nombreuses, saveur douceâtre avec arrière -goût salé et légèrement sulfureux, odeur sulfureuse au griffon, incrustations de soufre sur les couvercles des réservoirs. Le principe sulfureux se dissipe rapidement au contact de l'air, et l'analyse n'a pas jusqu'à présent constaté la présence de l'acide sulfhydrique.
Emploi: Boisson, bains d'eau et de vapeur, douches, inhalation. Les bains se prennent de plusieurs heures et deux fois par jour.
Situation: Environ 360 met. au-dessus de la mer, 20 met. au-dessous de la ville de Baden, et 63 met. au-dessous du niveau du lac de Zurich.
Climat très-doux ; température moyenne de l'été 20°. 6.
Effets physiologiques : Cette eau, diurétique à petite dose, est diaphorétique et laxative à dose plus élevée; on est quelquefois obligé de lui associer un sel purgatif ou l'eau amère de Birmensdorf ; assez souvent elle est mal supportée par l'estomac. En bains, elle agit fortement sur la peau, soit par ses propriétés spéciales, soit grâce à la durée du séjour dans l'eau, et détermine assez rapidement les phénomènes de la poussée. Cet exanthème , qu'on s'applique à produire et dont on favorise le développement, dure ordinairement cinq à six semaines.
Analyse (Lôwig, 1837).