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DE PARIS A DIVONNE, PAR GENEVE

De Paris à Genève par Dijon et Mâcon, 626 kil. Chemins de fer de Paris à la Méditerranée et de Mâcon ou de Lyon à Genève. 4 conv. par jour. Trajet en 15 h. par les trains express; en 19 h. par les trains omnibus. — l'e cl. 70 fr. 25 c. — 2« cl. 52 fr. 70 c. — S'^ cl. 38 fr. 60 c.

De Genève à Divonne. On peut y aller : 1" par la route de terre la plus directe, c'est-à-dire par Versoix (20kil. env.). Omnibus deux fois par semaine. Prix: 2 fr.

— 2" Par Coppet et Commugny. On peut aller de Genève à Coppet soit par le chemin de fer, soit par le bateau à vapeur. Coppet est à 8 kil. de Divonne. Des omnibus, correspondant avec le chemin de fer, font ce trajet plusieurs fois par jour.

— 3° Par Ferney, 7 kil. de Genève à Ferney ; 14 kil. env. de Ferney à Divonne. N. B. Les étrangers qui iront de Genève à l'établissement hydrothérapique

feront bien, surtout s'ils ont beaucoup de bagages, de prendre une voiture particulière.

Divonne est un v. du département de l'Ain, agréablement situé à 470 met. env. sur la Versoix, qui y prend sa source, à la base septentrionale du mont Mussy. Sa population, avec les hameaux qui en dépendent, se monte à 1657 hab.

HÔTELS. — Établissement hydrothérapique de M. le docteur Paul Vidart; — la Balance et la Truite; chambres meublées dans plusieurs maisons.

A l'extrémité du village, au pied du petit mamelon que couronne le château de Divonne, s'étendent plusieurs bassins de superficies inégales et d'une profondeur de 1 met. environ. L'eau qui les remplit est d'une pureté comparable à celle du Rhône quand il sort du lac de Genève ; elle se renouvelle sans cesse; on la voit jaillir constamment en diverses places au fond des bassins qui sont destinés à la recevoir, et que recouvre une couche épaisse de sable jaune. Elle soulève ce sable comme si elle était chauffée par un feu souterrain, et, à contempler les bulles d'air qui s'en échappent, on la croirait bouillante. Mais c'est peut-être l'eau la plus froide qui sorte des entrailles de la terre; elle n'a que 6 degrés 1/2 : le thermomètre descend-il à 20 degrés au-dessous de zéro, monte-t-il à 40 degrés au-dessus, cette eau conserve toujours la même température : seulement, avant ou après un orage, elle perd un peu de sa limpidité; elle se trouble, et son niveau s'élève quand la tempête commence à se calmer. D'où vient-elle? on l'ignore. On a supposé que c'était l'eau du

ÉTABLISSEMENTS HYDROTHERAPIQUES. 513

lac des Rousses qui traversait tout le Jura, sans pourtant en dissoudre et en emporter avec elle les terrains calcaires, pour venir sourdre ainsi à sa base; rien ne le prouve toutefois. Qu'elle descende du lac des Rousses ou d'un réservoir inconnu, elle reste invariablement froide; elle est excellente à boire: elle coule si abondamment qu'à peine sortie de terre elle forme une belle rivière capable de faire tourner les roues d'un grand nombre de moulins.

La Divonne ou la Versoix — ces belles sources ont deux noms —alimente l'établissement hydrothérapique de M. Paul Vidart, fondé dans les bâtiments d'une ancienne papeterie, et qui contient, outre tous les appareils inventés jusqu'à ce jour pour le traitement des maladies par l'eau froide, deux vastes piscines d'eau courante, une douche monstre dite douche de Priessnitz, des douches de vapeur médicamenteuse, sulfureuse et autres, des bains d'air chaud chargé de vapeurs térébenthinées, employés avec succès dans les affections rhumatismales chroniques, les névralgies, la sciatique, les catarrhes bronchiques chroniques et toutes les affections muqueuses. En général, le prix de la pension varie de 7 fr. à 13 fr. par jour pour les malades, et de 5 fr. à 10 fr. 50 c. pour les personnes qui accompagnent les malades, suivant l'exposition, l'étendue et l'ameublement des appartements occupés. Un beau salon réunit tous les soirs les pensionnaires qui préfèrent les plaisirs de la société aux charmes de la solitude. On donne souvent dans ce salon des bals et des concerts. Enfin, depuis deux ans M. Vidart a transformé un bâtiment voisin en un joli petit théâtre dont les représentations sont très-suivies et les acteurs fort applaudis : distraction aussi utile qu'agréable dans un pareil établissement.

Toutefois le charme principal de Divonne pour toutes les personnes qui aiment les grandes et belles scènes de la nature sera toujours sa position. Partout où l'on tourne ses pas, on se promène non-seulement dans un parc ravissant, mais on découvre une partie du lac de Genève, les Alpes et le Jura. Les couchers du soleil sur les Alpes y sont souvent féeriques. Aime-t-on lespromenades qui n'exigent aucun effort extraordinaire, on va soit, à la base orientale du Mussy, à (10 min.) Arbère, puis à (30 min.) Grilly ; soit, dans la direction opposée, à (30 min.). Cramer, V. vaudois de 162 hab., qu'un ruisseau (le Boiron) descendu du Jura sépare de la France. — Le tour du château ne demande que 45 minutes. —La ville de Xyon n'est qu'à 6 kil. 660 met. de Crassier. — Coppet n'est qu'à 1 h. 30 min. de Divonne (1 h. en voiture). — Ne craint-on pas de monter un peu, ensuit la route de Gex jusqu'à (20 min.), d'où l'on jouit d'un admirable panorama. Peut-on supporter une plus grande fatigue, on gravit, en 20 ou 25 min., le Mussy, petite montagne isolée sur laquelle on peut multiplier ses excursions à l'infini, en admirant à chaque pas de magnifiques points de vue sur la plaine, le lac, les Alpes et le Jura. Enfin, de Divonne, on fait l'ascension de la DôIe (1683 met. ; 4 h. 1,2 à 5 h. pour monter, et 3 h. pour descendre).

ELGERSBURG ET ILMENAU (ALLEIVIAGNE).

I0I3 kil. — Chemin de fer jusqu'à Cobui-g ; diligence de Coburg à Elgersburg ou à Ilmenau.

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