ALLEMAGNE. — BUDE-PESTH
Climat : Assez rude et inconstant, différent à Pesth et à Bude à cause de l'action des vents: Bude est plus abrité. Saison : Du 15 mai au 1" octobre.
Effets physiologiques : Les eaux thermales sont diaphorétiques et diurétiques, bien supportées par l'estomac, laxatives chez quelques malades; en bains elles excitent la peau et agissent à la fois comme bain d'eau sur la partie inférieure du corps et de vapeur sur la partie supérieure: elles rendent aux tissus la souplesse, ramènent dans les nerfs et les muscles la motilité : leur action sur la peau est celle des eaux sulfu- "^"^^es en général. Les eaux froides de Bude et de Pesth agissent comme 5 de PùUna, de Friedrichshall, etc. Celles d'entre elles qui sont xciiugineuses ont de plus les propriétés toniques et reconstituantes de leurs congénères.
, Nous empruntons à Texcellent ouvrage de M. Rotureau les analyses [ suivantes.
Analyse (Molnar, 1849).
KAISERBAD. BITTERQUELLE.
Eau, 1 kilogr. Eau, 1 kilogr.
Sulfate de potasse.» 0?'-, 1*23927 Û?'-,1845
— de soude 0 ,042093 14 ,0423
— de magnésie 9 .1860
— de chaux .. 0 ,073788 0 ,9475
Crénate de soude 0 ,011810
Chlorure de sodium 0 .089012 1 ,2480
— de magnésium 0 ,139673
Phosphate de soude 0 .005605
— d'alumine 0 ,005642
Carbonate de fer 0 ,002791 0 ,0060
— de lithine 0 ,033995
— de chaux 0 ,388361 0 ,0505
-— de magnésie. 0 ,0180
Silice 0 ,001736 0 ,0040
Substances bitumineuses et ! barégine 0 .053818 .
î Gaz acide carbonique libre 0'''.305 Û^",004
I — sulfhydriquG traces
[ — azote"! traces
Bibliographie : Lengyel de Przemysl, die Heilquellen und Bàder Ungarns. Pesth, 1854. — A. Rotureau, des principales eaux minérales. Paris. 1858. — Joachim, Ûber die Ofener thermen, in Balneologiscbe , Zeitung, t. I, H, V et VII.
CANNSTADT (WURTEMBERG).
730 kil. de Paris. — Trajet par trains express en i8 h. 05 m.; par trains omnibus en 24 h. 05 m. — !•« cl. 75 fr. 'il c. - 2^ cl. 54 fr. 38 c. — 3«^ cl. 39 fr. 41 c.
DE PARIS A CANNSTADT PAR STRAS- BOURG, KEUL, BRUCHSAL ET STUTT- GART.
De Pjris à Strasbourg^ 502 kil. Chemin de fer. 5 conv. par jour; express en 11 h. 1/2: trains omnibus en i5 h. 20 m. — i'-e cl. 56 fr. 20 c. — 2^ cl. 42 fr. 15 c — 3« cl. 30 fr. 90 c.
De Strasbourg à Kehl, 6 mil. Route de terre. Omnibus, 1 fr. sans bagage; avec bagage , jusqu'à 30 kil. , 1 fr.
50 c; excédant pour chaque malle :
50 c. — Place prise au bureau : 75 c. — Le chemin de fer de Strasbourg à Kehl sera inauguré au mois d'octobre 1860.
De Kehl à Bruchsal , 15 kil. Chemin de fer. 4 conv. par jour. Express en 3 h. ^Ik. Trains mixtes en 4 h. 55 m. — l'^ecl. 5 fl. 7 kr. — 2*^ cl. 3 fl. 9 kr. — 3« cl. 2 fl. 6 kr.
De Brurhsal à Stuttgart, 10 mil. 1/4.
Chemin de fer. 4 conv. par jour. Trajet en 2 h. et 3 h. — f^ cl. 3 fl. 6 kr. — 2e cl. 2 fl. — 3«^ cl. 1 fl. 21 kr. Le bagage se paye à part.
De Stuttgart à Cannstadt. Chemin de
fer d'Ulm. Trajet en 10 m. pour 12, 6 et 4 kr.
Cannstadt, ville de 6500 h.
appartenant au royaume de Wurtemberg, estsituéedansune position pittoresque sur le Neckcir, à 45 m.
de Stuttgart, dont elle n'est séparée que par un parc. Un beau pont de pierre construit en 1838 y joint les deux rives du Neckar.
On y trouve d'excellents hôtels :
Hermann, V Hôtel des bains, le Wilhelmshad, Ochs, le Restaurant du Romelsbacher , etc.
Cette ville, fréquentée tous les ans par 3000 baigneurs, possède un kursaal, un théâtre, un établissement orthopédique, une maison de santé, etc. — Chaque baigneur paye 2 fl . ; chaque famille 3 fl . , plus 1 fl . pour la musique.
Cannstadt communique par chemins de fer avec toutes les grandes villes d'Allemagne.
LES EAUX. — Eau thermale, chlorurée sodique, ferrugineuse, gazeuse.
Connue dès l'époque romaine.
Émergence : D'un terrain dont le fond paraît être du muschelkalk recouvert de boues, de tourbes, d'argiles, de marnes, d'un conglomérat siliceux et de lehm. Les sources prennent naissance de l'un ou de l'autre de ces bancs à des profondeurs différentes.
Trente-deux sources tant à Cannstadt que dans le voisinage; quelquesunes sont naturelles et parurent lors du tremblement de terre de Lisbonne; la plupart résultent de forages artésiens plus ou moins profonds; un petit nombre sont employées comme moyen curatif. Les principales sont : le Sulzerainquelle ou WiJIielmsqueUe, source de saumure ou source de Guillaume, le Carlsquelle , source de Charles, Vlnselquelle, source de l'Ile, le Sprudel, source bouillonnante par analogie avec le 3prudel de Carlsbad, le Mannlein, source Mâle, la Weiblein^ source Femelle, la Wiesenquelle , source des Prés, la Kunstmûhle, source du Moulin.
ALLEMAGNE. — CANNSTADT. 27
Le débit de ces sources et les proportions de leurs principes fixes et gazeux varient d'une année et même d'un mois à l'autre; on voit une source s'affaiblir pendant que la source voisine devient plus forte, et vice versa.
Débit en 24 heures : Wilhelmsqueïle, 5148 hectol. Son débit augmente ou diminue avec celui du Neckar. Toutes les sources réunies donnent 18 715 hectol. (Joachim).
Densité : Varie, suivant les sources, de 1,0058 à 1,0063.
Température : Varie suivant les sources de 15^ à 2P,5 (Rotureau).
Caractères particuliers : Eau limpide . pétillant dans le verre et moussant quand on l'agite, inodore; quelques sources ont dans les temps de pluie ou d'orage une odeur légèrement hépatique ; goût piquant , frais, un peu salin, puis atramentaire; elle laisse déposer un sédiment ocreux.
Emploi : Boisson, bains, douches. On ne peut pas prendre des bains de baignoire prolongés à la température des sources, maison donne aussi des bains d'eau chaulfée artificiellement. Outre les piscines, un bassin de plus de 2000 mètres carrés, et dont la profondeur varie de 1 à 3 mètres, reçoit les baigneurs qui veulent y nager dans l'eau minérale.
11 y a à Cannstadt, outre les établissements de bains, trois maisons ûe santé ou instituts spécialement affectés l'un aux maladies de la peau, un autre aux maladies nerveuses, et le troisième à l'orthopédie.
Situation : 221 mètres au-dessus de la mer.
Climat: Assez doux, variations thermométriques peu tranchées.
Effets physiologiques : L'eau de Cannstadt est laxative et diurétique en même temps qu'elle active la circulation, la respiration et la sécrétion cutanée; elle est excitante, tonique, apéritive, et agit sur l'économie comme reconstituant. Le chlorure de soude, le fer et l'acide carbonique que contiennent ces eaux indiquent suffisamment qu'elles peuvent répondre à beaucoup d'indications.
Analyse (Fehling, 1842).
WILHELMSQUELLE.
Eau, 1 kilogr.
Chlorure de sodium 2s'' ,1216
Sulfate de potasse 0 ,1608
— de magnésie 0 ,4595
— de chaux 0 ,8380
Carbonate de chaux. 1 ,0274
— d'oxyde de fer.. 0 ,0212
Silice 0 ,0-207
Gaz acide carbonique 0'",606
M. Veiel donne, pour la proportion de gaz, le chiffre 0,98 placé de telle façon qu'on doit lire 0 grains 98 ce qui, pour un kilogr. d'eau, donne 0s'',1274 = 64*^S31. Mais M. Helfî't exprime la proportion de
gaz par 23P^58, et M. Rotureau a adopté cette version; nous nous y sommes aussi conformé.
Bibliographie : Veiel, Die Mineralquellen in Cannstatt, Cannstatt,