ALLEMAGNE. — GASTEIN
tein est tenu d'échanger son passeport contre un récépissé, et d'inscrire son nom sur le registre de la maison ou de l'hôtel où il est logé.
— Tout étranger qui , du 1" avril au 31 octobre, reste plus de six jours à Gastein, est considéré comme un baigneur (curgast) et obligé de payer la taxe habituelle de 3 fl. C. M.
— Les pauvres seuls sont exemples de cette taxe. — Les personnes peu aisées ne donnent qu'un florin.
Les prix des bains, des chaises à porteurs, çies voitures pour les malades, des guides, des porteurs, des mulets et des voitures, sont fixés chaque année par un tarif affiché dans tous les hôtels et dans tous les logements.
.V. B. Les malades qui veulent venir prendre les eaux à Gastein doivent avoir le soin d'y retenir (par correspondance) leur logement au moins un mois a l'avance. Sans cette précaution, ils s'exposeraient à coucher à la belle étoile le jour de leur arrivée, et à se voir forcés de partir le lendemain.
Promenades. — Les routes de
Bœckstein et de Hof-Gastein, — cette dernière surtout, sont les principales promenades des malades qui ne peuvent pas faire de longues courses. Des bancs ont été établis, à leur usage, de distance en distance. — Ils vont soit jusqu'au Vergissmeinnicht, soit jusqu'à VEnglische Caffeehaus , éloigné de 30 min. , où ils trouvent de la bière , du café, des gâteaux. Plus loin encore est la Schiceizerliûtte, le rendez-vous habituel des cxirga-sie de ^Yildbad et de Hof-Gastein.— On va aussi : à (3 h.) Bœckstein où l'on exploite le minerai d'or et d'argent, recueilli dans le Radhausberg, montagne qui domine le village; — au (3 h. 30 min.) Nassfeld, plateau alpestre où sont réunies en été plus de 4000 têtes de bétail. On peut faire aussi l'ascension du Gams/ia/irkogel ^4 h.) etc. etc. ; c'est de Hof- Gastein qu'on part généralement pour gravir cette montagne. Le tari des guides, chevaux, ânes, etc., est affiché dans tous les hôtels : il est bon cependant de débattre les prix d'avance.
LES EAUX. — 1. AVildbad-Gastein. Eau thermale, sulfatée sodique.
Connue dès le septième siècle.
Émergence : du terrain primitif, granit, gneiss, calcaire et schistes.
Huit sources : Fûrstenquelle, source du prince ; Doctorsquelle , source du docteur; Schrôpfbad ou. Chirurgenquelle . source duventouseur ou du chirurgien; Unterste ou Hauptciuelle, source basse ou principale : Ferdinandsquelle, source de Ferdinand; Wasserfallquelle, source de la cascade, émerge au milieu de la chute la plus élevée de l'Ache ; Grahenhdckersquelle , source du boulanger du quai.
Ces sources ne diffèrent que sous le rapport de leur température et de leur débit.
Débit en 24 heures : 106230 hectol. (Rotureau) pour toutes les sources excepté la Trinkquelle et la Grabenbàckersquelle.
Densité : 1,000405.
Température : Varie de 7P,5 Fûrstenquelle au point d'émergence (Ii.nureau), à 42». 5 Trinkquelle. et3P,0 Grabenbàckersquelle.
Caractères particuliers : Eau limpide, inodore, insipide, dégageant,
suivant quelques auteurs, pendant l'orage ou la pluie une odeur hépatique; cette odeur se remarquerait aussi quand l'eau a séjourné dans les réservoirs. Une pièce d'argent ou de cuivre décapée se colore par le séjour dans cette eau comme au contact de l'acide sulfhydrique. Baumgartner et Koller ont trouvé en 1829 que l'eau thermale de Gastein agissait sur l'aiguille aimantée, tandis que l'eau distillée ordinaire ne produit sur l'aimant aucun effet. Ils ont aussi remarqué que l'eau thermale , refroidie à 34^' ou 30*^, avait sur l'aiguille aimantée une action beaucoup plus faible (11 : 25) qu'à sa température d'émergence.
Emploi : Boisson, bains et douches d'eau et de vapeur.
Situation : Environ 1050 mètres au-dessus de la mer.
Climat : âpre des hautes vallées.
Effets physiologiques : L'eau de Gastein, à peu près nulle comme eau minérale, si l'on s en rapporte aux analyses faites jusqu'à ce jour, a cependant sur l'économie une action très-marquée. Elle produit à la peau une sensation de picotement, de constriction et de chaleur qui ne semble pas en proportion avec la température du bain; elle agit notamment sur le système nerveux et paraît déterminer une excitation spécifique du cervelet et de la moelle épinière qui se traduit par le rétablissement des forces musculaires, une sorte de reconstitution comme celle qu'on obtient par les analeptiques, la cessation des désordres nerveux. On voit ordinairement la fièvre thermale ou du moins ses symptômes précurseurs, du côté de l'appareil digestif et du système nerveux, se présenter au début du traitement, de même que ces phénomènes indiquent la saturation thermale et la nécessité de mettre fin à la cure.
2. Hof-Gastein, succursale de Wildbad qui lui envoie ses eaux dans des conduits de bois ou de terre cuite, suivant que ces conduits doivent être placés à l'air ou dans le sol. L'eau perd très-peu de sa température dans le trajet.
Hof-Gastein, situé à 906 mètres de hauteur absolue, est un séjour moins rude que le Wildbad. Outre le traitement thermal, on y fait des cui-es de petit-lait.
Analyse (Wolf, 1845).
Eau, 1 kilogr.
Sulfate de potasse 0^^ 00141
— de soude 0 ,19750
Chlorure de sodium 0 ,04764
Carbonate de soude 0 ,00524
— de chaux 0 ,04727
— (le magnésie 0 ,00360
— d'oxyde de fer 0 ,00676
— — de manganèse 0 ,00261
Phosphate basique d'alumine 0 ,00537
Acide silicique 0 ,03145
Fluorure de calcium traces
Strontiane traces
Matières organiques traces
ALLEMAGNE. — GEILNAU. 55
Gaz dans l'eau thermale. 0 "^ 100000
— acide carbonique 0 ,000188
— Oxygène 0 ,000905
— Azote 0 ,002025
Biblioqraphie : Snetiwy, Die lieilquelle im Gasteinerthale, SalzLurg, 1852. — A. Rotureau, Des principales eaux minérales, Paris, 1858.
GEILNAU (NASSAU).
526 kil. de Paris. — Trajet par trains express en 2o h. 35 m.; par trains omnibus en 25 h. — l'-'^ cl. 79 fr. 47 c. — 2« cl. 61 fr. 37 c.
Oeilnau (hôt. : Anker) est un petit hameau du duché de Nassau, situé dans la vallée de la Lalur, à 2 mil. env. d'Ems.
L'eau de Geilnau ne se boit pas
sur les lieux mêmes, mais s'expédie au loin. (Environ 200 000 cruchons par an.)
(Pour les voies de communication, voir Ems.)
LES EAUX. — Eau froide, carbonatée sodique, gazeuse.
Comme anciennement, en usage depuis la fin du siècle dernier.
Émergence : Au-dessous du niveau de la Lahn, des scliistes de transition qui alternent avec le grauwacke.
Une source.
Débit en 24 heures : M. Frésénius a trouvé, en avril 1817 , 50 hectoi. , et en juin, 66 hectoi.
Densité : 1,002047 (Frésénius).
Température ; 10%0.
Caractères particuliers : Eau limpide, très-petillante, inodore, d'un goût agréable, frais, piquant, un peu styptique. M. Frésénius a trouvé à cette eau, dans une première observation, une odeur et un goût faiblement hépatique; ces caractères ne se présentèrent plus lors d'une seconde observation. Au contact de l'air elle se trouble, devient opaline, puis jaunâtre et précipite un dépôt ocreux.
Emploi : en boisson et transportée, cette eau, non plus que celles de Fachingen et de Selters, n'est pas employée sur place.
Situation : Environ 100 mètres au-dessus de la mer.
Effets physiologiques : Eau digestive, analogue dans ses effets comme dans ses principes à celles de Selters, Fachingen, Saint-Galmier, etc.
L'eau de Geilnau se transporte en grande quantité.
Analyse (Frésénius, 1857).
Sulfate de pota.sse 0 5^,017623
— de soude 0 ,008532
Phosphate de soude 0 ,000372
Chlorure de sodium 0 ,0:36151
Bicarbonate de soude 1 s»- ,060190
— de chaux 0 ,490452
— (le magnésie 0 , 363055
— de l)aryte 0 ,000193
— d'oxyde de fer () ,038305
— d'oxyde de manganèse.. 0 ,004625 Acide silicique 0 ,024741
Total des principes fixes 2 ,044239
Gaz bicarbonate d'ammoniaque 0 ,001295
Acide carbonique tout à fait libre . 2 ,786551
Azote 0 ,015525
Total général 4 ,847610
Bibliographie : J. Liebig, in Annalen der chimie und pharmacie, t. XLII. — Frésénius, Chemische Untersuchung der min. quelle zu Geilnau, in Balneologische Zeitung, t. VI.
GLEICHENBER& (STYRIE).
2080 kil. de Paris.— Chemin de fer jusqu'à Gratz; diligences de Gratz à Gleichenberg. Trajet en 67 h. par les trains express; en 83 h. par les trains omnibus.