ALLEMAGNE. — WIESBADE
élever on mémoire de la duchesse K!i >abetli Micha'downa, morte en 1845; -'rie Keroberg, colline où l'on voit encore le:> débris d'une ancienne construction romaine, qui, selon la tradition, aurait été un château de Néron, ; à mi-côte s'élève la belle chapelle gréco-russe, surmontée de cinq coupoles et admirablement décorée. On remarque
à l'intérieur une statue couchée de la princesse Elisabeth Michaelowna (1845), sculptée par Hopfgarten ; — 5° i" couvent de Clarenthal et la Faisanderie (30 et 45 m.) ; — 6" la Plalle (1 h. 30 m.), château de chasse d'où l'on jouit de la plus belle vue des environs. Il a été construit en 1824 par le duc Guillaume.
les eaux. — Eau froide ou thermale, chlorurée sodique.
Émergence : A la limite des terrains anciens du Taunus, là où commencent les terrains tertiaires du bassin de Maycnce ; les eaux sortent des schistes du Taunus, dans le voisinage de roches quartzeuses et de basaltes.
Vingl-Irois sources sont exploitées; une seule, le Faulbrunnen, est froide ; les autres sont thermales, elles portent le nom de l'établissement, c'est-à-dire de l'hôtel dont elles desservent les bains. Trois de ces sources sont employées en boisson : Kochbrunnen, source bouillante, c'est la plus importante; Adlerbrunnen, source de l'Aigle; Schùtzenliofbrunnen, source du Schùtzenhof. Les sources thermales sont réunies en un groupe et entourées d'une zone de sources froides, dont le Faulbrunnen occupe l'extrémité au sud- ouest.
Débit en 24 heures des onze sources les plus importantes : 21 7G hectol.
Densité: Kochbrunnen, l ,00366 (Fresenius); Adler, 1,06250; Schùtzenhof. 1,005125 (Kastner).
Température : Kochbrunnen au griffon, 68°,75, dans les bassins, 67°,ô en moyenne. Les autres sources varient de 37°,5, Philippsburg, à 50°, Schùtzenhof, et 62°, 5, Adler.
Caractères particuliers : Eau limpide sous un petit volume, d'un aspect trouble et de couleur blanchâtre ou tirant sur le jaune dans les bassins; odeur analogue à l'eau de la chaux qui s'éteint, goût lixiviel ; au contact de l'air, elle dépose un sédiment ocreux et il se forme à la surface une pellicule irisée. Le Kochbrunnen dégage des bulles de gaz.
Emploi : Boisson, bains, douches d'eau et de vapeur, fomentations et bains avec le dépôt ocreux, Sinlcr, pur ou mêlé d'eau de savon.
Cures de raisin.
Situation : 105 mètres au-dessus de la mer.
Climat doux.
Saison : Principalement du 15 mai à la fin d'octobre, mais le traitement se suit à Wiesbade toute l'année. Les meis de juillet et août sont en général très-chauds.
Action physiologique et thérapeutique: L'eau de Wiesbade, en boisson, agit principalement sur les organes de la digestion; elle active les sécrétions de la muqueuse gastro-intestinale, du foie et du pancréas;
à la dose de deux à quatre verres, elle est laxative, et d'autant plus qu'on la laisse refroidir davantage avant de la boire; elle est diurétique et, sous son influence, l'urine se charge d'une quantité plus grande de chlorure de sodium; elle produit, ainsi que beaucoup de purgatifs, une certaine congestion des organes du bassin et notamment des vaisseaux hémorrhoïdaux et de ceux de l'utérus; enfin, comme beaucoup de ses congénères, elle est diaphorétique. C'est principalement sous forme de bains qu'elle agit sur la peau, où elle détermine de la rougeur et quelquefois la poussée, caractérisée par de l'érythème et même par de l'urticaire, des éruptions vésiculeuses, pustuleuses, etc. Cette eau est tonique et reconstituante, elle active et facilite les fonctions digestives. Elle convient surtout aux constitutions très-lymphatiques et dans les maladies qui se rattachent à la diathèse scrofuleuse. Le rhumatisme chronique est l'affection contre laquelle ces eaux ont le plus de succès. Les Allemands leur attribuent des propriétés presque spécifiques dans la goutte. Mais, si la forme torpide et l'état chronique de cette maladie peuvent être modifiés heureusement, il n'en serait pas ainsi de la forme aiguë. La cachexie paludéenne et les engorgements qu'elle détermine, certaines dyspepsies atoniques et les paralysies rhumatismales sont encore des indications à l'usage des eaux de Wiesbade, comme des eaux chlorurées en général. La disposition aux congestions sanguines, les affections du cœur et des gros vaisseaux, enfin la tuberculose y sont des contre-indications formelles.
Analyse (Fresenius).
KOCHBRUNNEN.
Eau, i kilogr.
Chlorure de sodium 6Br, 83565
— de potassium 0, 14580
— de silicium 0, 00018
— d'ammonium 0, 01672
Bromure de magnésium 0, 00355
Iodure de magnésium traces.
Sulfate de chaux. 0, 09022
Acide silicique 0, 05992
Carbonate de chaux 0. 41804
de magnésie 0, 01039
— de baryte j lraces-
— de strontiane )
— de fer . . 0, 00565
— de cuivre traces.
— de manganèse 0, 00059
Phosphate de chaux 0, 00039
Arséniate de chaux 0, 00015
ALLEMAGNE. — W1LDBAD. 155
Silicate d'alumine 0'r, 00< >."> I
Bicarbonates non déterminés. ... 0, 19169 Substances organiques traces.
Gaz acide carbonique libre 200"
— — — supposé libre 322
— azote 003
Bibliographie : Braun, Monographie des eaux minérales de Wies-
baden Wiesbaden, 1852. — A. Rotureau, Des principales eaux
minérales.... Paris, 1858. — H. Rolh, Die warmen Kochsalzquellen zu
Wiesbaden Wiesbaden, 18.">8. — A. Robert, Guide aux bains de la
vallée du Rhin.... Paris et Strasbourg, 1869. — Hcymann, Mineralqucllen und Winteraufentliall in Wiesbaden. — Magdcburg, Traubencur in Wiesbaden.
WILDBAD (WURTEMBERG).
058 kil. de Paris. — Chemin de fer de l'Est et chemins de fer allemands. — Trains express en le h. Trains omnibus en i9 h. 1™ cl. 73 fr. 15 c. et 4 mk. 35 pf. ; cl. mixte 66 fr. 70 c. et 2 mk. 90 pf. ; 2" cl. 54 fr. et 2 mk. 90 pf.