ESPAGNE. — F1TER
Les bains anciens reçoivent chaque année 500 à 600 malades de la classe aisée.
\J établissement des bain* nouveaux, très-voisin du précédent, est entouré et dominé par de hautes montagnes, excepté du côté qui regarde la vallée et d'où l'on découvre une belle vue. C'est un bâtiment à 4 étages dans lesquels sont répartis les différents services, logements, bains, etc. L'installation
balnéaire consiste en 8 cabinets avec baignoires en pierre, des appareils de douches variées, une grande étuve.
Les bains nouveaux reçoivent chaque année environ 400 malades de la classe aisée.
Pbomenades. — Le pays n'est pas très-gai, on y voit peu d'arbres, cependant les environs offrent de belles promenades aux personnes qui ne craignent pas la chaleur.
les eaux. — Eaux thermales, chlorurées calciques.
Connues dès l'époque romaine. Le docteur Lletget a découvert, près de la source des bains anciens, les restes d'un temple antique, et la galerie, longue de 40 mètres, qui conduit à la source, paraît avoir été creusée par les Romains.
Émergence: Du terrain jurassique ; le pays présente les traces de soulèvements et de mouvements de terrain considérables.
Deux sources, désignées sous le nom de l'établissement qu'elles alimentent.
Débit en 24 heures : Source des bains nouveaux, 25920 hectol., dont une partie tombe en cascade du haut d'un rocher; source des bains anciens, 2592 hectol.
Densité : Source des bains anciens, 1,003.
'température : Bains anciens, 47°; bains nouveaux, 47°,6.
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, insipide, à saveur styptique et métallique quand elle est chaude, très-désagréable quand elle est froide, source nouvelle. Au contact de l'air et un peu refroidie, elle donne naissance à de belles conferves vertes et onctueuses au toucher.
Emploi : Boisson, bains et douches, bains d'étuves.
Situation : 223 mètres au-dessus de la mer.
Climat chaud et sec.
Saison : du 1er juin au 30 septembre.
Action physiologique et thérapeutique : Eau excitante de la circulation et du système nerveux. En boisson , elle est généralement bien supportée par l'estomac dont elle active les fonctions, mais son usage doit être gradué avec soin, car à dose un peu forte elle détermine, chez les sujets nerveux, les symptômes de la fièvre thermale. En bains et en douches, elle est stimulante des fonctions de la peau, elle augmente l'appétit, amène, dit M. Rotureau, un besoin impérieux de locomotion et peut déterminer la fièvre thermale, qui cède à quelques jours de ménagements ou de repos et de diète.
Le rhumatisme chronique, le lymphatisme, la scrofule, les affections de l'appareil digestif et de ses annexes sont les indications
principales des eaux de Fitero. Elles réussissent dans les arthrites, quand l'état aigu a cessé depuis un certain temps, dans la paralysie rhumatismale ou nerveuse, surtout chez les anémiques; dans les engorgements ganglionaires et les autres manifestations de la diathèse strumeuse; dans les dermatoses de nature arthritique ou scrofuleuse, dans la dyspepsie atonique ou flatulenle, la congestion et l'engorgement du foie, en dehors de l'état inflammatoire, les engorgements hépatique et splénique d'origine paludéenne; dans la constipation et la pléthore abdominale, les coliques hépatiques ou néphrétiques et la gravelle; dans le catarrhe vésical et dans celui de l'utérus avec ou sans trouble des fonctions menstruelles. On les emploie aussi trèsutilement contre les rétractions et les contractures musculaires ou articulaires et les suites diverses de traumatisme grave, ainsi que dans le catarrhe chronique des voies aériennes et l'angine glanduleuse. Ce nombre très-grand d'indications thérapeutiques explique l'inscription, qui se lit peut-être encore au-dessus de l'entrée des bains anciens de Fitero. On attribuait autrefois à leur eau la propriété de guérir tout, excepté la syphilis et la folie.