ESPAGNE. — URBERUAGA DE AL7.0LA
goibar, sur la route qui va de cette ville à Deva.
Hôtels. — Fonda de Sebastiana.
— Maisons meublées.
Les bains d'Vrberuaga «le Alzola (eau chaude d'Alzola) sont à 200 mètres du village qui leur donne son nom.
V Établissement thermal comprend un hôtel vaste et confortable, d'où l'on peut se rendre au bain sans s'exposer à l'air libre. L'instal-
lation balnéaire, fort améliorée depuis 1877, consiste en 14 cabinets de bains, avec baignoires en marbre, des appareils pour douches de toutes sortes, bains de siège, pulvérisation, etc. Au milieu de la galerie des bains, est installée une buvette.
Fromenades et excursions. — Le pays est agréable; on peut visiter les villes industrielles d'Eibar , d'Elgoibar, de Plasencia, et le petit port de Deva.
les eaux. — Eau thermale, bicarbonatée calcique, ferrugineuse.
Connue ou du moins employée régulièrement depuis 1846.
Emergence : du terrain crétacé.
Une source.
Débit en 24 heures : 2102 hectol.
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, à saveur salée à peine sensible, dégageant des bulles de gaz.
Emploi : boisson, bains, douches, pulvérisation.
Situation : Il mètres au-dessus de la mer.
Climat : Des brises assez fortes régnent constamment et modèrent la chaleur; variations de température fréquentes.
Saison : du 15 juin au 30 septembre.
Action physiologique et thérapeutique : Cette eau, en boisson, cause chez la plupart des malades de la pesanteur à l'épigastre, elle se digère assez difficilement et seulement à l'aide de la promenade ; elle ne doit être prise qu'à dose très-modérée. En bains, elle active la circulation et les fonctions de la peau. Elle a sur les voies urinaires une action marquée; son usage en boisson et en bains provoque et facilite l'expulsion des graviers, donne de bons résultats dans le catarrhe vésical et régularise les fonctions de la vessie. On s'en trouve bien aussi dans la dyspepsie flatulente, dans la gastralgie et dans certaines manifestations de l'hystérie, notamment dans celles qui affectent le cœur.
L'analyse la plus récente de cette eau tendrait à la classer parmi les sulfatées ou les chlorurées plutôt que parmi les carbonatées.
Analyse (Saenz Diez, 1876).
Eau 1 litre.
Sulfate de chaux 0*r, 070507
— de magnésie 0, 001056
Chlorure de sodium 0, 033234
— de calcium 0. 032717
Chlorure de magnésium G6'', 02837 1
— de potassium 0, 010945
— de lithium 0, 000485
Silicate de soude 0, 031552
— d'alumine 0, 002429
Silice libre 0, 008380
Carbonate de fer o, 021228
— de chaux 0, 020039
— de soude 0, 015635
— de magnésie 0, 001637
— d'ammoniaque 0, 000474
— de manganèse 0, 000172
Nitra'e d'ammoniaque 0, 000781
Matière organique 0, 053422
Fluor et porte 0, 001116
Ob'-, 334400
Gaz azote ]7c-c-,200
— oxygène 1, 264
— acide carbonique 6, 947
Bibliographie : Rotureau , Des principales eaux minérales de l'Europe; Paris, 1864. — Anuario oficial de las aguas minérales de Espana; Madrid. 1878.
FRANCK