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INTRODUCTION. — SEJOURS D HIVER

Le climat de Pise, humide et pluvieux, est sédatif el même assez débilitant. La température moyenne pour les six mois d'octobre à mars est, d'après Sigmund, de 8°. Les oscillations thermométriques sont plus grandes qu'à Venise, bien que l'hiver soit plus doux. Il n'est pas rare de voir dans cette saison le vent sauter du S. au N.-E. et faire baisser le thermomètre de 7° ou même 10°. Dans l'hiver de 1863-6^, il descendit à — 6° 25 el l'Arno fut gelé, mais c'était un hiver tout à fait exceptionnel, de même qu'à Venise où l'on avait — 10°. Pise est protégée par une chaîne de montagnes contre les vents du N.-E. au S.-E. On compte dans l'année 122 jours de pluie, dont la plus grande partie à la fin d'octobre, en novembre et en février, et seulement kl jours tout à fait beaux dans les quatre mois d'hiver. Le séjour de cette ville est triste, et les quai? de l'Arno exposés au midi sont la seule promenade poui malades.

On trouve sur les côtes ou rivières du golfe de Gênes plusieurs localités dont le climat hivernal peut convenir à certains malades. Sur la rivière du Levant, la Spezia, au fond d'un golfe abrité des vents de l'O. au N.-E., et Rapallo, dans des conditions analogues, jouissent en hiver d'une température assez douce. L'atmosphère y est plus humide que sur la rivière du Ponent, il pleut moins à la Spezia qu'à Pise, mais les vents de mer y arrivent, ainsi qu'à Rapallo, dans toute leur force, et les variations de température y sont fréquentes et prononcées. Ce sont des stations moins sédatives que Pise, moins excitantes que celles de la rivièiv du Ponent.

Gênes est pour les poitrines délicates un séjour à fuir en toutes saisons.

Sur la rivière du Ponent, Pegli jouit d'un climat assez favorable aux constitutions lymphatiques, aux malades qui, loin de redouter l'excitation de l'air marin, ont besoin de ce stimulant. Cette station, nouvellement installée, est présentée comme analogue, au point de vue médical, à ses voisines de la côte occidentale-, mais on n'a pas encore de données précises et détaillées sur sa météorologie.

San Itcmo, sur la rivière du Ponent, est une des stations d'hiver les plus convenables aux malades dont la constitution molle et sans ressort a besoin d'excitation. Le climat de San Remo est très agréable. La moyenne de la température est, pour l'année, de 20°; pour les 7 mois d'octobre à avril de 13°, 48-, pour l'hiver de 11°, 8; pour le printemps de 17°, 9. Le thermomètre descend très-rarement au-dessous de zéro.

La ville est abritée par un amphithéâtre de montagnes contre les vents du N. et du N.-O. Le N.-E. y amène quelquefois une période de jours froids, quelquefois aussi le vent d'E. souffle avec violence dans les derniers jours de février et en mars, enfin le S. et l'O. apportent la pluie vers les équinoxes. L'hygromètre marque en moyenne 66° d'octobre en avril. On compte annuellement 40 a 50 jours de pluie, dont 15 à 20 en automne, 12 à 15 en hiver, 10 à 15 au printemps, 5 à 6 en été. L'hiver de 1860-61 a eu 71 jours sereins, 39 couverts, 37 de pluie, 18 de vent. La neige est fort rare et ne persiste pas, il n'y a jamais de brouillards. Les oscillations thermométriques, bien qu'assez, prononcées comme sur toute la côte, paraissent être moins, étendues que dans quelques-unes des stations voisines.

Il nous reste à parler des stations hivernales de la France. Aucun pays n'en possède de plus variées dans leurs propriétés médicales et de plus satisfaisantes à tous égards.

Ajaccio, sur la côte O. de la Corse, serait beaucoup plus fréquenté comme séjour d'hiver, s'il ne fallait pour l'atteindre se résigner à une traversée de 18 heures. Au point de vue médical, cette ville a le grand avantage de présenter des nuances dans son climat, suivant le point où l'on s'installe. Le quartier des Sanguinaires doit au voisinage de la mer un air assez frais, tonique et excitant; le cours Granval, dominé par des hauteurs excepté au S., est plus chaud et l'influence marine s'y fait moins sentir; la partie orientale de la ville, qui regarde les montagnes, également soustraite à l'influence de la mer, est à l'abri du vent et le thermomètre s'y tient plus bas que dans le cours Granval de quelques dixièmes de degré.

L'observation de 5 années donne, comme moyenne annuelle

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