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ET VILLEFORT

De Paris à Villefort par Saint- Germain-des Fossés, Gannat et Brioude, 628 kil. — Chemin de fer de Lyon, ligne de Nîmes. 2 conv. par jour. Train

l'HANCE. — 1$A(.N0L-

étage on amphithéâtre sur la rive g. du Lot, au pied de la Pervenche, montagne qui forme une suite et une dépendance de la Lozère et do la chaîne dos Cévennes.

HÔTELS. — Des Vains, Lacombe, du Midi, etc.

L'Etablissement thermal contient 28 cabinets de bains, 4 cabinets de douches, dos piscines et des étuves.

L'importance des eaux de Bagnols décidera sans doute leurs propriétaires à porter l'aménagement décès thermes au degré de perfection acquis aujourd'hui dans la plupart des stations hydrominérales.

Promenades. — Le quai Moreaui ainsi nommé du préfet qui l'a fait construire, s'étend depuis l'hôtel du Midi jusqu'au Pont-Neuf en lon-

geant la rive dr. du Lot, traverse la rivière et revient vers l'établissement en suivant la rive g., en forme de 1er à cheval. Ce quai offre une large et spacieuse promenade.

— Parmi les promenades extérieures, nous citerons : le vallon de la Bessière, avec ses rochers, ses grottes et sa belle cascade ; — (30 min,) la vallée et le village de Chadenel, sur la route de Bagnols àMende; c'est la promenade favorite des baigneurs, surtout après le dîner; — (30 min.) Sainl-Julien, v. possédant une vieille église romane; — (1 h. 30 min.) le tunnel de 250 met. creusé dans l'épaisseur d'une montagne de granit qui porte sur ses flancs les belles ruines du château de Toumel.

les eaux. — Eau thermale, sulfurée sodique.

Connu,; probablement dès l'époque romaine.

Émergence : D'un schiste primitif.

Six sources qu'on désigne par des numéros d'ordre. La source n° 1 est aussi appelée source Grande ou source Ancienne, c'est la seule anciennement connue; les sources nos 3 et 5 ne sont pas utilisées à cause de leur faible débit.

Débit en 24 heures : Source Ancienne, 1627 hectol.; source n" 2, .J04 hectol.; source n° 4, 43 hectol.; source n° 6, 72 hectol.

Densité : Source Ancienne, 1,0095.

Température : Source ancienne, 42°.

l'aractercs particuliers : Eau limpide, incolore, à odeur sulfhydrique, à goût fade, légèrement styptique et sulfureux, onctueuse au toucher, déposant dans les conduits du soufre et une matière analogue à la glairine, dégageant, toutes les minutes environ, de grosses bulles de gaz dont un bruit souterrain précède l'apparition.

Service médical : Un médecin inspecteur.

Emploi : Boisson, bains de baignoires, de piscines, de vapeur, d'étuves, douches, inhalation.

Situation : 860 met. au-dessus de la mer.

Climat de montagnes assez rude, chaleur forte au milieu du jour, matinées et soirées frai lies, variations brusques et considérables du thermomètre et du baromètre.

Maison : Du 1er juin au 1er octobre. 11 est important, pour les malades qui habitent un pays où l'automne est froid, de venir à Bagnols de bonne heure, de manière à ne ps* se trouver, en revenant chez eux*

soumis à une température qui pourrait, en gênant ou supprimant la transpiration, contrarier l'effet des eaux.

Action physiologique et thérapeutique : Eau très-excitante par ses éléments minéralisateurs et par sa température. Du troisième au sixième jour du traitement on voit paraître les signes de la fièvre thermale, qui cèdent rapidement aux moyens appropriés. Les eaux de Bagnols agissent fortement sur la peau et sur les muqueuses, dont elles exaltent les fonctions; elles modifient l'hématose à la manière des eaux alcalines et facilitent la circulation sanguine. Elles paraissent de plus avoir une action sédative et résolutive dans certains cas d'endocardile chronique et d'hypertrophie cardiaque d'origine rhumatismale; c'est du moins ce qui résulte d'observations nombreuses, recueillies et publiées par M. Dufresse de Chassaigne. L'inspecteur actuel, M. le Dr de Tissonière, insiste sur ces résultats dont une longue expérience lui a démontré l'exactitude. Les eaux de Bagnols ont, en outre, comme indications thérapeutiques, les autres manifestations rhumatismales, celles du lymphatisme et de la scrofule, les maladies de la peau arthritiques ou lymphatiques, les affections chroniques des voies aériennes. Elle réussissent dans les ulcères atoniques, dans les suites de blessures anciennes et dans les déplacements de l'utérus.

Analyse (0. Henry).

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