DE PARIS AU BOULOU PAR BORDEAUX, NARBONNE ET PERPIGNAN
De Parts à Narbonne par Bordeaux.
Agen, Toulouse et Carcassonne,r99l kil.
— Chemin de fer. 3 conv. par jour.
Trains express en 16 h. 58 m. Train omnibus en 32 h. 16 m. lre cl. 122 fr., 2e cl. 91 fr. 55 C ; 3° cl. 67 fr. 15 c. De Narbonne à Perpignan, 64 kil. —
Chemin de fer. 5 conv. par jour. Train express en i h. 7 m. Train omnibus en 1 h. 55 m. lre cl. 7 fr. 85 c. ; 2e cl. 5 fr. 90 c. ; 3e cl. 4 fr. 50 c.
De Perpignan au Boulou, 22 kil. — Route de poste. Diligence. Trajet en 2 h.
Le Boulou, bourg de 1478 habest situé sur la rive g. du Tech, dans un petit bassin dominé au S.
par la chaîne des Albères, et dont les environs furent le théâtre de
plusieurs combats entre les Espagnols et les Français, en 1794.
Hôtel. — Du Commerce.
V Établissement thermal date de 1859; il est convenablement aménagé et très-fréquenté, surtout par les habitants des pays voisins.
Monuments. — Restes de murailles très-anciennes ; — église du douzième siècle avec un curieux portail en marbre blanc.
les eaux. — Eau froide ou thermale, bicarbonatée sodique , ferrugineuse, gazeuse.
Quatre sources: Le Boulou; Saint-Martin de Fenouilla; source Sorède; source Laroque ou Font-d'Aram (fontaine de cuivre). Saint- Martin est de beaucoup la plus importante comme débit.
Température : Source Laroque, 15°, 6; Saint-Martin, 16°, 3; le Boulou, 170,5; Sorède, 20°, 9.
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, à saveur un peu lixivielle, piquante et assez agréable, dégageant de nombreuses bulles de gaz.
Service médical : Un médecin inspecteur.
Emploi : Surtout en boisson ; bains, douches.
Situation : 84 met. au-dessus de la mer.
Climat chaud, mais avec des variations brusques de température, surtout le matin et le soir.
Saison : du 1er mai au 15 octobre.
Action physiologique et thérapeutique : Eaux toniques, reconstituantes et résolutives; représentant assez bien le type des sources froides et ferrugineuses de Vichy, comme minéralisation et comme action sur l'organisme. Elles sont diurétiques, l'estomac les supporte bien et elles activent, dès les premiers jours du traitement, l'appétit et les fonctions digestives. Elles sont recommandées, dit M. le docteur Genieys, pour combattre le relâchement des tissus, certaines affections du foie, des reins et de la vessie, la dyspepsie, l'aménorrhée, la leucorrhée et les engorgements viscéraux d'origine paludéenne, ou symptomatiques d'affections chroniques. On les emploie fréquemment à Amélie-les-Bains, comme adjuvant de la cure sulfureuse, et M. Genieys a obtenu, dans certaines formes du diabète, des résultats excellents et durables par une cure prolongée qui réunissait les bains de pisciDe sulfureux à l'usage intérieur de l'eau du Boulou. L'utilité que d'autres observateurs ont attribuée à cette eau, dans l'eczéma et le psoriasis chronique, paraît moins explicable. De nouvelles études feront sans doute ressortir l'importance incontestable, mais encore peu définie, des eaux du Boulou.
Elles se transportent dans le midi surtout.
FRANCE. — l'.OURIïON-LAM.Y.
Analyse (Béchamp, 1869).