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DE PARIS À BOURBONNE-LES-BAINS PAR TROYES ET LA FERTE-BOURBONNE

De Paris à la Ferlé-Bourbonne par Troyes et Chaumont, 328 kil. — Chemin de fer de l'Est, ligne de Mulhouse. 5 conv. par jour. Trains express en

7 h. 18 m. Trains omnibus en 10 h. 45 m. lre cl. 4o fr. 40 c. ; 2e cl. 30 fr.

De la Ferlé-Bourbonne à Bourbonne, 16 kil. — Route de voitures; service de correspondance. Voitures de famille sur demande faite la veille.

FRANCE

ISOURISONNE-I.ES-BAINS.

Bout-bonne, V. de 40ô:î hab.

est située sur une colline, entre deux vallons, l'un au N. largement ouvert, et arrosé par l'Apance, l'autre au S. par le Borne, son territoire est incliné de l'O. à l'E.

Hôtels. — Du Commerce; du Bœuf-Gras; de la l 'lace; des Bains.

Nombreux appartements meublés, avec ou sans table d'hôte.

L'Etablissement tbermal ou Bains civils, a été beaucoup agrandi et très-amélioré depuis vingt ans, une partie des bâtiments est, ou nouvelle et achevée, ou en voie de reconstruction aménagée de manière à ne pas causer de chômage. Des piscines nouvelles ont été construites, les cabinets de bains et de douches se transforment et les appareils balnéaires ainsi que leur installation répondent aux exigences de la médecine actuelle.

L'établissement a de belles salles de bal et de concert, des salons de lecture, de jeux, une salle de bil-

lard, etc. Un vaste et beau jardin en dépend.

L'hôpital militaire, fondé en 1735 sur la source du bain Patrice est aussi l'objet d'améliorations. Il reçoit environ 800 malades du 15 mai au 15 septembre.

Monuments. — Église (mon.hist.) du onzième siècle. — Ancien château-fort, dans le quartier haut.

Promenades. — Outre le jardin de l'établissement thermal, Bourbonne possède deux promenades, celle de Monlniorencij et celle d'Orfeuil. — Parmi les buts d'excursions dans les environs, nous citerons la Place Gauthier, dans les anciens bois seigneuriaux; la Fontaine Bcauregard, dans les bois communaux; le chemin du Hauldes-Bois; Coiffy-le-Haut et les ruines de son château; — ("25 kil.) le Chêne des partisans, qui aij'i met.

d'élévation et 26 d'envergure; — (15 kil.) les ruines de la célèbre abbaye de Morimond.

les eaux. — Eau thermale, chlorurée sodique.

Connue dès l'époque romaine.

Emergence : D'une faille entre le Muschelkalk et le grès bigarré.

Sept sources, résultant de forages pratiqués depuis 1857, ont remplacé les trois sources anciennes de la fontaine de la place, du Bain Romain nu puisardk l'hôpital civil et du Bain Patrice à l'hôpital militaire. Les sources nouvelles proviennent toutes d'une même nappe, atteinte par les forages aune profondeur d'environ 45 met.

Débit en '24 heures : environ 5000 hectol.

Densité : 1006,5.

Température : 65° à 66°.

Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, à saveur de bouillon de veau trop salé, nullement nauséeuse, onctueuse au toucher, mais causant à la peau un peu de rigidité.

Service médical : Un médecin inspecteur, un inspecteur adjoint; médecins consultants.

Emploi : Boisson, bains, douches, étuves, bains locaux de boue minérale, fomentations d'eau et de boue.

Situation : 'Tri met. au-dessus de la mer.

cl /mal tempéré de montagnes, variations brusques de température.

Saison : L'établissement est ouvert du 15 avril au 15 octobre, mais le mieux est de ne pas aller à Bourbonne avant le 1er juin et de n'y pas rester après le 30 septembre.

Action physiologique et thérapeutique : Eau très-excitante, reconstituante, activant les fonctions digestives et la circulation, constipant à faible dose, laxative à haute dose et d'autant plus qu'on la boit à une température plus rapprochée de celle de l'air. Quand elle purge elle n'est ni diurétique, ni diaphorétique; quand elle agit seulement sur la peau et les voies urinaires, elle détermina quelquefois la fièvre thermale et plus rarement la poussée; elle a sur l'hématose et sur le système lymphatique une action spécifique, et surexcite en même temps le système nerveux.

Le lymphatisme et la scrofule sont au premier rang parmi les indications thérapeutiques des eaux de Bourbonne. Elles agissent comme reconstituantes dans le jeune âge, chez les sujets que leur constitution prédispose aux accidents strumeux, et donnent d'excellents résultats quand la diathèse scrofuleuse se manifeste par les adénites, les abcès froids, les arthrites, les maladies des os, etc. Elles sont d'un grand secours dans les convalescences difficiles à la suite de maladies graves; dans la cachexie paludéenne dont l'anémie, les engorgements hépatiques ou spléniques, etc., sont souvent la conséquence; dans les suites de blessures par armes de guerre ou par d'autres causes, plaies de cicatrisation difficile, roideurs articulaires, douleurs et autres symptômes consécutifs aux contusions, luxations, fractures, etc. — Ces eaux ne sont pas moins efficaces contre le rhumatisme sous toutes ses formes, qu'il atteigne les articulations, les muscles, les nerfs ou les viscères, comme dans certaines dyspepsies. Mais c'est surtout aux rhumatisants lymphatiques que l'on doit conseiller les eaux de Bourbonne. — Les maladies de l'utérus et les affections de la peau, qui se rattachent au lymphatisme, sont traitées avec succès par ces eaux. Elles réussissent dans les paralysies rhumatismales. On les emploie aussi contre les paralysies consécutives à l'apoplexie, mais c'est avec beaucoup de prudence.

Ces eaux sont contre-indiquées : par l'état aigu en général; chez les sujets pléthoriques et disposés aux congestions, aux hémorrhagies, ou très-excitables ; chez les tuberculeux et lorsqu'il existe une affection organique du cœur ou des gros vaisseaux.

Analyse (Pressoir, 1860).

Eau, 1 litre.

Chlorure de sodium 58r, 800

— de magnésium 0, 400

Carbonate de chaux 0, 100

Sulfate de chaux 0. 880

— de potasse 0, 130

Bromure de sodium 0, 0G5

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