DE PARIS A CHALLES PAR CHAMBÉRY
De Paris à Chambéry par Dijon.
Màcon, Anibeneux. Culoz et Aix-les- Bains, 596 kil. — Chemin de fer de Lyon. 4 conv. par jour. Trains express en 13 h. 43 min. Trains omnibus en 16 h. 21 min. lre cl. 73 fr. 35 c. ; U' cl. 55 fr. ; 3« ci 40 fr. 35 c
De Cliambéry a Chattes, 6 kil.
Route de voitures. Omnibus et voi-
tures à tous les trains. Trajet en 25 min.
Cualles est situé à 6 kil. de Chambéry, à l'extrémité des marais de Challes Ces marécages, que l'on se propose Je dessérher, ne paraissent avoir au;une influence, sur la saluuriie du pays où la fièvre intermittente ne se montre pas.
Hôtels. — Grand-Hôtel du château de Challes, Hôtel de France, Hôtel du Centre, Hôtel du Mont-Blanc, Hôtel Guillemet, appartements meublés. Ces hôtels disposent ensemble de 152 chambres.
Ils sont bien tenus.
L'ancien château seigneurial, transformé en un vaste hôtel avec tous les aménagements d'un Casino, est entouré d'un parc de 4 hect. et précédé d'une longue et belle terrasse ombragée, d'où l'on peut descendre à une magnifique avenue d'arbres séculaires.
Le nouvel Établissement thermal, élevé sur la source et achevé en 1876, est très-élégamment construit, parfaitement aménagé et comprend une buvette, deux salles d'inhalation, deux salles de pulvérisation et d'irrigation, une salle
d'hydrothérapie, trente cabinets de bains et une installation complète de douches variées ; plus le cabinet du médecin inspecteur.
Promenades. — Le pays admirable où se trouve Challes, offre aux baigneurs et aux touristes des promenades charmantes et des excursions de tout genre. C'est une vallée riante, couverte d'une végétation magnifique ; elle communique avec celles du lac du Bourget, de l'Isère et du Graisivaudan. De la terrasse du château la vue s'étend sur un immense panorama que dominent, au N. et à l'E. la Dent du Nivolet, la dent du Chat, le Granier et les autres premiers contreforts du massif de la Grande Chartreuse ; à l'E. les Bauges, et, au S. les Alpes du Dauphiné.
Z.ES baux. — Eau froide, sulfurée sodique, iodo-bromurée.
Connue depuis 1841.
Emergence: des derniers affleurements calcaires de la montagne de Curienne, recouverte par le terrain clysmien quaternaire et ies dépôts modernes. La roche est un calcaire argileux et légèrement bitumineux, avec pyrites de fer.
Trois sources : Grande source, Petite source, source du Puits.
Débit en 24 heures : Un nouveau captage opéré en 1874, par M. Boutan, ingénieur des mines, a considérablement augmenté le débit des sources. Elles donnent ensemble environ 600 hectol.
Température : Grande source 9°,o; Petite source 8°; Puits 8" (Calloud).
Caractères particuliers : Eau limpide au griffon, à odeur hépatique, presque nulle au moment de l'émergence, se développant au contact de l'air par la mise à nu d'une certaine quantité d'acide sulfhydrique, à saveur fortement sulfureuse et amère, onctueuse et alcaline au toucher, se trouble, puis jaunit au contact de l'air et dépose un sédiment léger principalement composé de soufre (0. Henry).
Emploi : Boisson, bains, douches, gargarismes, inhalation.
Situation : Environ 270 met. au-dessus de la mer.
Action physiologique et thérapeutique : Cette eau est généralement bien supportée par l'estomac; elle rend les urines alcalines et « quoique possédant à un haut degré le pouvoir d'exciter toutes les fonctions de l'organisme, elle n'en est pas moins hyposthénisante et sédative du
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système nerveux malade » (Domenget). Le lymphatisme et la scrofule sont la principale indication de l'eau de Challes. Elle réussit dans presque toutes les manifestations de la diathèse strumeuse et notamment dans les affections de la peau qui s'y rattachent; dans les maladies de l'estomac et des intestins tenant de l'herpétisme, et dans la laryngite ou l'angine granuleuse; dans le catarrhe des muqueuses bronchique ou génito-urinaires ; dans les cachexies paludéenne ou métallique; dans les suites de grands traumatismes : enfin elle donne incontestablement d'excellents résultats dans le goitre simple ou goitre endémique. On vante aussi les eaux de Challes comme guérissant le cancer et la phthisie, même au second degré. Pour le cancer, peu de médecins y pourront croire; quant à la phthisie, si le mot de guérison est malheureusement trop absolu, il faut du moins reconnaître que bon nombre do tuberculeux doivent à certaines eaux minérales un amendement notable de leur état et la prolongation de leur existence. L'eau de Challes, d'une stabilité remarquable, grâce à sa température, se conserve très-bien et se transporte en grande quantité.
Analyse (Willm, 1878).