DE PARIS À CHAUDES-AIGUES PAR ARVANT ET NEUSSARGUES
De Paris à Arvant par Nevers, Saint- Germain-des Fossés et Clermont-Ferrand, 480 kil. — Chemin de fer de Lyon. 4 conv. par jour. Trains express en 10 h. 45 min. Trains omnibus en 17 h. 40 min. l» cl. 59 fr. 15 c.; 2e cl. 44 fr. 30 c. ; 3° cl. 32 fr. 45 c.
B'Arvanl à iXeussargues , 49 kil. — Chemin de ferd'Orléans, ligne d'Arvant à Capdenac. 2 conv. par jour. Trajet en 1 h. 40 min. Prix non indiqués.
De Xeussargues à Chaudes- Aiguë», 54 kil. Route de poste. Voitures de correspondance, 2 départs par jour.
Trajet en 9 h. 30 min. Coupé 8 fr. ; intérieur et banquette 6 fr.
Chaudes-Aiguës est un v. de 1721 hab., situé dans la gorge sauvage du Remontalou, au pied des montagnes qui séparent l'Auvergne du Gévaudan.
L'eau thermale, la plus chaude que l'on connaisse en France, au sortir de la montagne , descend par une pente rapide dans la rue du Parc, et va se perdre plus loin dans la petite rivière qui traverse Chaudes-Aiguës. Les vapeursqu'elle exhale couvrent en partie la rivière et la rue, et enveloppent pour ainsi dire la ville dans un nuage humide.
Les eaux sont administrées dans
trois petits établissements médiocrement aménagés. Leur haute température permet aux habitants de les employer au blanchiment des laines, et surtout au chauffage des maisons.
Chaudes-Aiguës est fréquenté tous les ans par 800 à 1000 personnes, habitants, pour la plupart, des villes voisines.
Les environs offrent des sites pittoresques.
les faux. — Eau thermale, bicarbonatée sodique, ou froide, ferrugineuse bicarbonatée.
Connues de toute antiquité, mais négligées depuis longtemps, lorsque M. Barlier les tira de l'oubli vers 1830.
Emergence : Du terrain primitif, au voisinage du plus méridional des soulèvements volcaniques du massif central.
Six sources : Source du Par; Bonde du Moulin ou source de VEslende; Grotte du Moidin du Ban; source Felgère; source du Remontalou; source La Condamine; cette dernière est la seule iroide.
Débit en 24 heures : Les cinq sources thermales réunies donnent 9749 hectol.; la source du Par débite à elle seule 4850 hectol. (Blondeau, 31 août 1850). M . Chevallier n'avait trouvé comme débit de cette source, en 1827, que 2304 hectol.
Température : Source du Par, à la fontaine, 80°,5 ; plus près du griffon 8l°,5 (Blondeau); les autres sources varient de 72° à 57°. La source La Condamine est froide.
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, onctueuse au toucher, insipide, sauf aux sources du Par et du Moulin du Ban dont la saveur est fade ; se couvrant au contact de l'air d'une pellicule irisée; oléagineuse, à odeur de bitume (Moulin du Ban); dégageant de nombreuses bulles de gaz dans les sources, et incrustant les conduits d'un dépôt ocreux.
Service médical : Un médecin inspecteur.
Emploi: Boissun, bains, douches. Ces eaux sont, en outre, employées par la population comme moyen de chauffage et à tous les usages domestiques. M. Berthier a calculé qu'elles tiennent lieu aux habitants de Chaudes-Aiguës d'une forêt de chênes d'au moins 540 hectares.
Situation : Environ 650 met. au-dessus de la mer.
Climat de montagnes.
Action physiologique et thérapeutique ■• Ces eaux sont excitantes par leur haute température et par les principes minéralisateurs dont elles contiennent une proportion plus considérable que celles de Plombières, auxquelles on les a comparées. Elles sont laxatives, à haute dose, pendant les premiers jours. Elles agissent à la fois comme alcalines et par le fer, l'arsenic et les iodo-bromures qu'elles renferment.
Le rhumatisme musculaire est la principale indication de ces eaux; elles paraissent utiles aussi pour résoudre le gonflement et calmer les douleurs qui persistent souvent après une atteinte de rhumatisme articulaire. Dufresse de Chassaigne les a employées avec succès dans les névralgies, principalement dans celles de la cuisse, et il rapporte plu-
FRANCE. — CIIAUDES-AIGUES.
sieurs observations d'endocardite, avec un certain degré d'altération des valvules, ayant cédé à l'usage des eaux de cette station. Elles réusMssent dans la paralysie rhumatismale et on les a préconisées contre certaine* maladies chroniques de la peau, le psoriasis entre autres, et contre les scrofules, mais, comme le font observer MM. Durand-Furdel et Lebret, les résultats obtenus alors sont ceux d'une médication bydrothérapique, et la plupart des eaux peu minéralisées en donnent de semblables, surtout quand leur thermalité est élevée.
La source LaCondamine, froide et très-ferrugineuse, a ses indications thérapeutiques spéciales, et ce sont celles des martiaux en général.
Analyse (B)ondeau. —Chevallier).
S. DU PAR. S. FELGÈRE.
Eau, i kilog. Eau, 1 kilog.
Sulfhydrate qui se forme à l'aide de la chaleur. traces.
Carbonate de soude 0r, 471 0*r, 5915
— de chaux 0, 050 0, 0460
— de magnésie 0, 010
Oxyde de fer 0, 001
Sulfate de soude 0, 045
— de chaux 0, 014
— de magnésie 0, f06
Sulfure d'arsenic traces.
— de fer traces.
Chlorure de solium 0, 063
— de magnésium 0, 007
Bromure de sodium 0, 020
lodure de sodium 0, 018
Silice 0, 013
Silicate de soude 0, 082
— de chaux
Alumine 0, C01
Matière organique 0, 010
— bitumineuse
Sels de potasse (traces) et perte
traces.
Or, 9449
Gaz dégagés par l'ébullition d'un litre d'eau :
Acide carbonique 78 parties
Azote 17
formant un volume de 405 ec-
Les sources de la Bonde du Moulin et de la Grotte du Moulin ont donné à M. Chevallier des résultats identiques en principes et presque
identiques en quantité à ceux de la source Felgère. Le même auteur a conclu, d'analyses faites en 1850, que l'eau de Chaudes-Aiguës contenait par litre environ 1/4 de milligramme d'arsenic.
Bibliographie: Teilhard, Recherches sur les propriétés médicales des Eaux minérales de Chaudes-Aiguës, 1842. — Dufresse de Chassaigne, Rapport sur les Eaux thermales de Chaudes-Aiguës, 1850. — V. Brémont, Considérations sur les plus belles cures opérées aux thermes de Chaudes- Aiguës en 1850. — Dufresse de Chassaigne, Mémoire sur les eaux thermales de Chaudes-Aiguës, 1852. — Mémoire sur le traitement et la guérison de l'endocardite rhumatismale par les eaux thermales de Chaudes-Aiguës, 1855.
CHRISTAU [SAINT-] (basses-pyrénées).
859 kil. de Paris. Chemin de fer d'Orléans, du Midi, et route de voitures. Trains express en 21 h. Trains omnibus en 27 h. ire cl. 105 fr. 75 c. ; 2e cl. 78 fr. 55 c; 3° cl. 58 fr. 40 c.