CONDILLAC (DROME
651 kil. de Paris. Chemin de fer de Lyon. La station de Lachamp-Condillac n'est desservie que par trois trains mixtes partant de Dijon, de Maçon et de Valence, sans correspondance avec les trois trains express de Paris. iTe cl. 80 fr. 15 c; 2e cl. 60 fr. 15 c; 3e cl. 44 fr. 10 C.
Condillac est un v. del95bab., situé sur un plateau élevé et dominant la belle et fertile vallée du Rhône.
Condillac n'a pas d'établissement thermal, mais seulement les aménagements nécessaires à l'embouteillage et à l'exportation de l'eau qui se transporte en quantité trèsconsidérable.
Excursions : à Maubec (belle chapelle) d'un couvent deTi appistines; à Allan et à son château en ruine; au château de Belle-Eau; au monastère (TAiguebelle; à Bochemaure, dont le château de basalte et le volcan éteint méritent l'attention du voyageur; à (3 kiL) Monté* limar; ascension du Montchamp d'où l'on découvre une belle vue.
1ES eaux. — Eau froide, bicarbonatée calcique, gazeuse.
Connue à l'époque romaine, puis oubliée, découverte de nouveau
en 1845.
Émergence : Du terrain tertiaire.
Deux sources : Source Anastasie, source Lise.
Débit en 24 heures : Source Anastasie, 250 hectol.
Température : 13°. .
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, a saveur niquante, pétillant dans le verre, dégageant, surtout au griffon, des bulles nombreuses de gaz, précipitant un dépôt ocracé.
Service médical : Un médecin inspecteur.
Emploi : Boisson. — Ces eaux ne se boivent pas sur place, mais seule inent transportées.
Situation: Environ 100 mètres au-dessus de la mer.
Action phusiolociqueet thérapeutique: L'eau de la source Anastasie oeutêtre considérée comme une eau de table, quoiqu'elle soit assez
r ruineuse pour ne pas devoir être employée indifféremment ; elle est apéritive et tonique. L'eau de la source Lise, moins riche en bicarbonate calcaire, mais plus ferrugineuse, est une eau médicinale, elle
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modifie l'hématose et agit comme reconstituant et comme altérant par le ter, le manganèse, l'iode et l'arsenic qu'elle renferme.
Ces eaux sont employées avec succès dans la dyspepsie, dans les convalescences difficiles à la suite de fièvres graves; on les a présentées aussi comme utiles dans la gravellc et le catarrhe chronique de la vessie. Elles sont très-agréables à boire et soutiennent avantageusement la comparaison avec les eaux gazeuses de l'Allemagne, dont aucune ne leur est supérieure. Parmi nos eaux du même genre, elles tiennent un des premiers rangs.
L'eau de Condillac se transporte en quantité très-considérable.
Analyse (0. Henry, 1852).
s. ANASTASIE.
Eau, 1 kilogr.
Bicarbonate de chaux ler, 359
de magnésie 0, 035
— de soude 0, 166
Sulfate de soude 0, 175
— de chaux , 0, 053
Chlorure de sodium I Q .
— de calcium S '
Sel de potasse )
Azotate ' traces.
Todure j
Silicate de chaux et d'alumine 0, 245
Oxyde de fer crénaté et carbonate. 0, 010
Matière organique traces.
Gaz acide carbonique libre 548c-c-
La source Lise n'a que 0?r,954 de bicarbonate calcaire, mais elle contient 0er,03l de fer et, dans le dépôt ocracé, des traces de manganèse et d'arsçnic.
Bibliographie : Tampier, Eaux minérales de Condillac (Drôme); Paris, 1859 et 1866.
CONTREXEVILLE (VOSGES)-
374 kil. de Paris. Chemin de fer de l'Est et route de voitures. Train express en il h. 20 min.; trains omnibus en 13 h. ire cl. 50 fr. 20 c; 2e cl. 37 fr. 60 c; 3e cl. 27 fr. 60 C.
de PARIS A CONTREXEVILLE fer de l'Est. 4 conv. par jour. Train
par AULNOIS. express en 9 h. 50 min. Trains omnibus
en II h. 34 min. ire cl. 48 fr. 25 c. ; 2-
De Paris à Aulnois par Chaumont cl. 36 fr. 15 c; 3* cl. 26 fr. 50 c.
et Neul'chàteau, 359 kil. — Chemin de 1 V'Aulnois à Conlrexéville 15 kil.
LES BAIXS D EUROPE.
Route de poste. Voitures de correspondance. Trajet, en i h. 30 min. Coupé 3 fr.; intérieur et banquette 2 fr. 50 c.
C<mtrexé«IIIe. v. de 669 hab., est situé dans un vallon étroit. Du côté du nord, le vallon s'élargit et forme une belle prairie arrosée par le Vair, petite rivière qui a sa stource principale dans le village.
Hôtels. — Grand hôtel de l'établissement, de Paris, de la Providence, des Apôtres, de Y Anneaud'Or, du Parc, Martin,Martin-Mansûy, du Vair, Harmand,de France.
— Maisons meublées. — Casino.
V Établissement bâti dans une presqu'île formée par le Vair, possède 4ti cabinets de bains et 5 salles de douches. On y entre par une vaste cour ornée d arbres et d'arbustes et bordée à a. par des bâtiments servant de logement aux baigneurs.
Le parc et les jardins, pbintés de beaux arbres, offrent d'agréables promenades. Deux allées, de chaque, côté du jardin, conduisent à un pavillon bâti au centre d'une galerie demi-circuiiiire, où l'on peut se pro-
mener pendant le mauvais temps, et sous lequel se trouve la source principale. De cette galerie on se rend aux salons de conversation, de lecture, de jeux, en face desqnels est le casino.
Promenades: — sur les collines qui dominent la vallée ; — dans la forêt de Bulgnéville; — à (5 kil.) Vittel(F. ce mo'); —à (11 kil. 1/2) Chèvre-Roche, énorme bloc erratique portant les ruines d'une chapelle; aller par Viitel, retour par la route de Darney, les tours de Seychelles (xne ou xme s.), Relanges (église lomane), la pittoresque forêt de Darney et Lignéville (ancienne chapelle castrale); — aux (12 kil.) ruines du château de Saint-Baslemont, par la vallée de Bonncval et la Belle-Roche (curieuses sculpturesi; —au (12 à 13 kil.) Chêne des Partisans; — au belvédère de Lorima; — dans la vallée de la Hutte-Droileval et la Planchotte; aux ruines de Lamothe, à Domrémy (maison de Jeanne d'Arc), etc.
ies eaux. — Eaux froides, sulfatées calciques.
Connues de temps immémorial dans le pays, devenues célèbres dans la seconde moitié du dix -huitième siècle.
Emergence: D'un sol d'alluvion, superposé au terrain triasique.
Quatre sources ; source du Pavillon, source de la Souveraine,
ource du Prince, source du Quai.
Débit en 24 heures : Source du Pavillon, 1440 hectol.; source du Prince, 432 hectol.; source du Quai, 864 hectol.
Densité: 1,055, source du Pavillon.
Température : Sour e du Pavillon 11°, 5.
Caractères particuliers .-Eau limpide, incolore, se couvrant au contact de l'air d'une pellicule irisée, à odeur ferrugineuse, a saveur fraîche, agréable quo que ferrugineuse; elle ternit les verres en peu de temps et laisse déposer dans les bassins un sédiment onctueux et ocracé.
Service médical : Un médecin inspecteur.
Emploi: En boisson principalement; bains, douches.
Situation : 350 mètres au-dessus de la mer.
Climat rude, variable, nécessitant les vêtements d'hiver.
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Saison : du l"r juin au 1er octobre.
Action physiologique cl thérapeutique : Les eaux de Contrexévillr sont éminemment diurétiques. Elles ont pour effet primitif d'activer plus ou moins énergiquemeni les fonctions des reins, effet nécessaire au succès de la cure, mais qui doit être surveillé. Certains malades, sans écouter les conseils du médecin et croyant hâter leur traitement, boivent dès les premiers jours une quantité d'eau trop considérable et s'exposent à des accidents assez graves. En général ces eaux produisent, vers le quatrième jour, un effet purgatif assez prononcé et qui persistp pendant tout le traitement. Cette purgation, très-bien supportée par les malades, a lieu le matin, pendant le temps consacré à la boisson, et ne se prolonge pas dans la journée. On observe, dans les premiers jours, chez quelques buveurs, un peu d'ivresse carbonique que dissipe le déjeuner. La sécrétion cutanée est quelquefois activée, mais c'est un fait exceptionnel. Enfin l'appareil génital est excité cbez les uns. tandis que d'autres accusent l'effet contraire; mais chez ces derniers il se produit, après la crise, une réaction plus ou moins intense. Un autre effet consécutif, que signale M. le docteur Debout, se produit dans le cours des deux premiers mois après la cuie, le plus souvent du quinzième au vingtième jour; c'est une forte excitation des reins et de la vessie, avec émission abondante de produits pathologiques ; quelquefois l'excitation s'étend au foie et au gros intestin et se manifeste à la peau sous forme de sueurs profuses. Cette crise, toujours de bon augure, est trèscourte : un à trois jours.
La gravelle, en général, et surtout la gravelle urique, est au premier rang des indicaiions thérapeutiques de Contrexéville. Ces eaux paraissent agir mécaniquement, comme un lavage, bien plutôt que chimiquement. Leur minéralisation très-faible n'expliquerait pas ce dernier mode d'action, et la plupart des médecins sont d'accoid à cet égard. Ce qui n'est pas contestable, c'est que la muqueuse des voies urinaires, légèrement excitée, fonctionne mieux, les voies sont assouplies, les mucosités diluées et les graviers entraînés au dehors. C'est une cure palliative, mais bien souvent suffisante à combattre, sinon la diathèse, au moins ses conséquences les plus fâcheuses. Le catarrhe vésical est, comme la gravelle, une indication spéciale de ces eaux, dont les qualités sédatives, propres aux sulfatées calciques, combattent avec succès l'irritabil té et la névralgie si communes dans le catarrhe vésical ou rénal.
Des auteurs recommandables ont considéré les eaux de cette staiion comme agissant utilement sur la diathèse goutteu.-e, et M. le docteur Debout, admettant l'action antidiathésique dans la gravelle, uoit naturellement l'admettre dans la goutte. Suivant lui, les eaux de Contrexéville conviennent à la goutte en général, et surtout quand, de cause héréditaire, elle atteint un sujet que son tempérament et son genre de vie semblaient mettre à l'abri de cette maladie.
On conseille encore ces eaux contre les engorgements de la prostate, laprostatorrhée, les blennorrhagies anciennes, et comme fort utiles à la suite de la lithotritie.
Analyse (Debray, 1864).