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DE PARIS À ENCAUSSE PAR BORDEAUX, TOULOUSE ET SAINT-GAUDENS

De Paris à Saint-Gaudens par Tours, Angoulême, Bordeaux, Agen et Toulouse, 933 kil. — Chemin de fer. 5 conv. par jour. Trains express en 19 h. 10 min. Trains omnibus en 27 h. 30 min.

1™ cl. 115 fr. 50 c; 2 cl. 86 fr. 20 c; 3e cl. 63 fr. 20 c.

De Sainl-Gaudens à EnocHisse, 10 kil. Route de voitures. Omnibus. Trajet en 1 h. Prix : 1 fr. 35 c.

i! ii cou mec, v. de 564 hab., est situé sur la rive dr. du Job, et

FRA.NÛE. — l'.NCAUSSE.

adossé à la colline du Plech, à l'entrée de la vallée de Gabanac qui remonte au S. vers les escarpements du Cagire.

Hôtkls. — de homfres, de Paris, de France.

VÊteblmemetit thermal, reconstruit depuis quelques années, contient 18 baignoires, deux douches et une buvette. Entre les deux galeries qui donnent accès aux cabinets de bains est un jardin anglais.

Promenades et exci rsions. — On peut monter sur la colline du Plech dont le sommet est couronné par les ruines du château de Notre-

Dame (belle vue). — On visite la : rette i/'.l ri/ut, à 10 min. d'Ennausse (&0 cent, d'entrée). — On i rut au^si faire de nombreuses et charmantes fxcursi ns à l'O. dans i.i vallée de l'Arrousset, au S. dans celle du Job qui descend en ligne droite des lianes du Cagire. — Asension du pic de Cagire (6 h. aller et retour); du sommet (1912 met.), petite plate-forme de 3 à 4 met. de diamètre, on découvre une yue magnifique sur la vallée du Gers, le pic du Gar, Bacanère, les montagnes de la Barousse et la grande chaîne de-. Pyrénées.

les eaux. — Eau thermale, sulfatée calcique.

Émergence : Du calcaire néocomien, dans le voisinage des ophites.

Trois sources : Grande source; Petite source ; source Dargut.

Débit en '24 heures : Grande et Petite sources réunies 669 hecto).

Densité : I,u0i2 à la température de 16° (Filhol).

Température ■: >En 1851, 22°,20 (Filhol)^ après le nouveau captage exécute en 1854, 2S°,75; en 1857, après une longue sécheresse, 25°,20 (Camparan, Thèse inaugurale).

Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, à saveur légèrement amère. Du fond du réservoir se dégagent de nombreuses bulles de gaz qui viennent crever à la surface et sont formées d'un mélange d'azote et d'oxygène avec un peu d'acide carbonique.

Service médical : Un médecin inspecteur.

Emploi : Boisson, bains, douches.

Situation : o6'2 met. au-dessus delà mer.

Climat doux.

Action physiologique et thérapeutique : Les eaux d'Encausse agissent spécialement sur les muqueuses gastro-intestinale et génitourïnàire, sur le foie et sur le système va^culaire en général; à la dose de 2 à 6 verres elles déterminent dès le second jour une excitation marquée, l'effet laxatif et diurétique se manifeste dès le troisième ou le quatrième jour, assez souvent il s'y joint de la su( ur et plus rarement un exanthème (poussée). L'excitation cesse quand l'effet laxatif a lieu, en même temps l'appétit devient insatiable et s'accompagne d'un sentiment de vigueur et de bien-être, a.n-i que d'un peu d'amaigrissement (Camparan, Thèse inaugurale). Comme certaines eaux purgatives de l'Allemagne, celles d'Encausse sont à la fois laxatives, diurétiques, sudonfiques et agissent en mêuie temps comme toniques et reconstituantes et comme médicament altérant. Leur action secondaire

est sédative du système nerveux. Aussi elles réussissent très-bien dans les affections utérines accompagnées d'excitabilité nerveuse ou inflammatoire de l'utérus. Elles conviennent, dit M. Durand-Fardel, aux hystériques et aux personnes très-névropathiques, affectées de dermatoses et de troubles fonctionnels des organes abdominaux, et qui ne sauraient supporter des eaux plus spéciales mais plus actives. Les médecins exerçant à Encausse ont reconnu depuis longtemps à ces eaux la propriété de guérir les fièvres d'accès. C'est un fait de notoriété dans le pays.

Analyse (Filhol, 1851).

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