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FRANCE. — MONT-DORE

Pavillon n°* 1 et 3, 44°; n°*2, 4 el 5, 42°,5; source de César, 43», 1 ; source Ramond, 42u, 4; source Rigny, 4o(>,2; source Sainte-Marguerite,

Caractères particuliers : Les sources durèrent à cet égard; la source de la Madeleine est limpide et incolore au griffon; mais au contact de l'air elle se trouble, blanchit presque comme une eau sulfureuse et se couvre d'une pellicule irisée; elle a une odeur d'acide carbonique, une saveur lixivielle et dégage avec bruit des bulles de gaz ; les sources César et Caroline sont limpides, incolores, inodores, à saveur piquante ■ ment salée, lixivielle; elles dégagent du gaz avec plus de bruit que la précédente. La source du Pavillon est louche et se couvre, dit M. Rolureau, de gouttes huileuses s'étendant peu à peu et formant une couche mince et irisée, odeur nulle, saveur ferrugineuse et lixivielle. Les sources Ramond et Rigny sont troubles, surtout la dernière, sans odeur, à saveur ferrugineuse, dégageant quelques bulles de gaz. Enfin la source Sainte-Marguerite est un peu trouble, inodore, à saveur acidulé et piquante avec arrière-goût amer, et dégage beaucoup de gaz ; elle donne naissance à des conferves.

Service médical : Un médecin inspecteur, deux inspecteurs adjoints; nombreux médecins consultants.

Emploi : Boisson, bains de baignoires ou de petites piscines, bains 4e pieds, douches, inhalation, pulvérisation. Situation : 1046 met. au-dessus de la mer.

Climat de montagnes, rude et à variations brusques, souvent des brouillards et de la pluie; la chaleur est assez forte au milieu du jour pendant les mois de juillet et d'août, mais les matinées sont fraîches, les orages sont fréquents, et sur les bords de la Dordogne il règne, surtout le soir, un courant d'air vif et froid, les vêtements d'hiver sont indispensables ; en un mot, le séjour de ce pays serait expressément interdit aux malades qui s'y rendent, s'ils n'y devaient trouver dans ses eaux un moyen thérapeu'ique des plus efficaces.

Saison: du 15 juin au 15 septembre. C'est surtout des premiers jours de juillet au commencement d'août que les malades affluent.

Action physiologique et thérapeutique : Eaux excitantes, toniques et reconstituantes, agissant particulièrement sur la peau et sur la muqueuse des voies aériennes. En boisson elles sont généralement bien supportées et, dans le cas contraire, l'estomac s'y accoutume bientôt; souvent l'embarras gastrique et la diarrhée surviennent vers le cinquième jour, des éruptions furonculeuses ou autres se montrent quelquefois, mais ces troubles cèdent aux moyens appropriés et la tolérance s'établit jusqu'au moment de la saturation. Pendant le traitement, l'appétit est augmenté et la constipation est constante chez la plupart des malades. Les bains, et surtout les bains chauds du Pavillon, qui sont considérés comme le moyen le plus actif et que l'on prend en général très-courts, déterminent une congestion rapide vers la poitrine, la tête et les téguments, puis une diaphorèse énergique; les douches agissent comme résolutif ou comme révulsif, enfin les bains de pieds

chauds sont donnés comme révulsifs. Ce traitement réussit parfaitement au Mont-Dore, entre les mains de médecins expériaientés; qui savent l'appliquer suivant les indications propres aux différents malades.

Ce sont les affections des voies respiratoires que les médecins pratiquant au Mont-Dore considèrent comme l'indication spéciale à cette station. Le catarrhe bronchique, les laryngites et surtout la laryngite granuleuse, le coryza chronique, l'asthme, l'emphysème pulmonaire, enfin la phthisie sont les maladies que l'on y traite en plus grand nombre. La plupart des auteurs qui ont écrit sur le Mont-Dore rapportent des observations de phthisies guéries par ses eaux. Sans discuter les faits énoncés et des témoignages respectables, on se demande si les diathèses herpétique, rhumatismale ou scrofuleuse ne sont pas ici plus en jeu que ladiathèse tuberculeuse? Four l'asthme et les laryngites, on n'en saurait douter; quant à la phthisie, peut-être, ici comme à Saint- Honoré et ailleurs, les malades doivent-ils un amendement plus ou moins notable dans leur état, à la guérison de symptômes secondaires tels que le catarrhe et la congestion pulmonaire. Ce qui n'est pas con. testable, c'est que des tuberculeux au premier et au second degré, trouvent au Mont-Dore un soulagement très-grand et un temps d'arrêt dans leur maladie, sinon la guérison.

Les rhumatisants chez qui l'éréthisme n'est pas très-développé, peuvent aussi recourir à ces eaux avec la presque certitude d'excellents résultats. De même que le catarrhe bronchique, le catarrhe utérin guérit très-bien au Mont-Dore et Ton pourrait encore y adresser les'scrofuleux, si l'établissement de la Bourboule n'était pas tout près de là.

Les eaux de la source Bertrand et de quelques autres se transportent.

On sait que Thénard a démontré la présence de l'arsenic déjà signalée par Chevallier, dans les eaux du Mont-Dore.

Analyse (Lefort, 1862).

Eau, l kil.

Acide carbonique libre.. . O8", 3522

Bicarb. de soude 0, 5362

— dépotasse 0, 0309

— de rubidium. . . . )

— de caesium > indices

— de lithine )

— de chaux 0, 3423

— de magnésie .... 0, 1757

— de fer 0, 0207

— de manganèse . . . traces

Sulfate de soude 0, 0661

SOURCE

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