FRANCE. — LA MOTTE
situation : Le château est à 600 met. au-dessus de la mer.
Climat : Presque aussi chaud pendant l'été que celui de Lyon mais sujet à des variations hrusques de température; air sec et salubre.
Saison : du 1" juin au 20 septembre.
Action physiologique cl thérapeutique : Eau excitante, tonique et reconstituante, analogue dans ses effets comme dans ses principes à l'eau de mer et surtout aux eaux de salines. Elle est purgative chez un certain nombre de malades et produit chez d'autres un effet contraire; le fer, le manganèse et l'arsenic ajoutent leur action altérante à colle du chlorure et des bromures alcalins, et l'air des montagnes, qui est à lui seul un reconstituant énergique, vient s'associer comme adjuvant aux éléments minéralisateurs des eaux.
On extrait, par l'évaporation, des eaux de La Motte un résidu salin, qui permet de les imiter tant bien que mal en faisant dissoudre ce résidu dans l'eau ordinaire.
Le rhumatisme dans toutes ses manifestations, y compris la paralysie, est, avec la scrofule, l'indication spéciale de ces eaux, comme des chlorurées fortes en général. Elles donnent d'excellents résultats dans toutes les affections qui tiennent de ces diathèses. On voit souvent, au début du traitement, des douleurs rhumatismales se réveiller ou se montrer sur des points indemnes jusqu'alors, et cette recrudescence est considérée comme de bon augure. Les névralgies en général et surtout la sciauque, sont traitées avec succès à La Motte, ainsi que la paraplégie consécutive aux maladies de la moelle et la paralysie apoplectique. M. le docteur Gubian, inspecteur de ces eaux, en a obtenu de beaux succès dans les blessures par armes à feu. On les conseille aussi dans les engorgements utérins et ovariques. Comme beaucoup d'autres eaux minérales, celles de La Motte revendiquent la propriété de faire réapparaître les signes de syphilis ancienne ou larvée, d'en faciliter ainsi le diagnostic dans certains cas obscurs et de contribuer à la guérison d'un mal jusque-là rebelle. Nous ne pouvons que redire ici. comme pour Aulus que, de l'avis des médecins les plus autorisés sur la question delà syphilis, aucune eau minérale n'a, sous ce rapport, les propriétés que certaines stations s'attribuent.
Analyse (0. Henry, 1842).