PASSY (SEINE
Plusieurs lignes d'omnibus ou de tramways conduisent à Passy.
passy, qui forme le seizième arrondissement de Paris, est situé sur une colline dominant la rive dr.
de la Seine.
L'entrée de la propriété particulière où se trouvent les sources minérales, est sur le quai de Billy, n° 28. En traversant une grande cour, occupée par diverses industries, on arrive à la grille du parc.
A dr. sont les sources anciennes, maintenant sans usage; à g. et à l'extrémité d'une avenue de marronniers, un escalier de quelques marches descend au souterrain où
se trouvent les sources nouvelles.
On peut y boire l'eau minérale ou en emporter moyennant une faible rétribution. Les personnes qui veulent s'arrêter quelque temps près des sources, payent pour une heure 60 c. et peuvent se promener dans l'avenue qui ne leur offre d'ailleurs que quelques sièges et pas d'autre abri que celui des arbres.
Sans être abandonnées complètement, les eaux de Passy ont perdu depuis bien des années la vogue dont elles jouissaient autrefois.
Peu de personnes en font usage.
les eaux. — Eau froide, ferrugineuse sulfatée. Connue et découverte vers 1650, décrite en 1657,
Emergence : d'un terrain de sédiment supérieur, sous le calcaire grossier.
Cinq sources : deux anciennes et trois nouvelles désignéespar numéros d'ordre.
Densité: 1,0046.
Température : 3°, 88.
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, à saveur ferrugineuse, styptique et un peu amère, elle se recouvre au contact de l'air d'une pellicule irisée et dépose dans les canaux et les bouteilles un sédiment ocreux.
Service médical : Un médecin inspecteur.
Emploi : En boisson, sur place et exportée.
Situation : environ 35 met. au-dessus de la mer.
Action physiologique et thérapeutique : Cette eau agit uniquement comme ferrugineuse. Elle s'emploie contre la chlorose, l'anémie et les troubles divers qui résultent d'une hématose insuffisante. Pesante à l'estomac et se digérant difficilement, à cause du sulfate de chaux quelle contient en grande quantité, l'eau de Passy est maintenant presque oubliée.
Analyse (0. Henry, 1832).