‹ Les bains d'EuropeChapitre 347 sur 580 · FRANCK. — POUGUES · texte numérisé non relu

FRANCK. — POUGUES

église byzantine du douzième siè- I ses forges; — (11 kil.) Varzy et clej — (3 kil.) Fourchambault et I son église romane, etc.

les eaux. — Eau froide, bicarbonatée calcique, ferrugineuse, gazeuse.

Connue, dans les temps modernes, depuis le seizième siècle.

Émergence : du terrain jurassique.

Trois sources : source Saint-Léger , source Berl , source Saint- Marcel. Cette dernière située à une vingtaine de mètres de la source Saint-Léger, fournit une eau qui diffère de la première en cela seulement qu'elle n'est pas gazeuse, et qui, mêlée à l'eau non utilisée de la buvette, alimente les bains.

Densité : 1,00312.

Température : 12°.

Caractères particuliers : Source Saint-Léger, eau trouble et louche dans le bassin de captage, recouverte d'une pellicule irisée et de couleur de rouille, à odeur d'acide carbonique, à saveur atramentaire mais en même temps piquante, aigrelette, fraîche et agréable; traversée par des bulles de gaz nombreuses et très-fortes qui la font bouillonner ; tenant en suspension un sédiment tr's-divisé.

Emploi : Boisson, bains et douches chaudes et froides, bains de siège à eau courante, bains de gaz acide carbonique.

Situatio7i : Environ 200 mètres au-dessus de la mer.

Climat : Doux et assez constant pendant l'été.

Saison : Du 15 mai au 1er octobre.

Action physiologique et thérapeutique : Eau excitante, tonique et reconstituante, diurétique, apéritive, constipant au début du traitement, puis agissant, même à dose modérée, comme laxative chez quelques personnes. En général, après quelques jours de traitement, l'excitation devient très-vive et l'on voit apparaître cet ensemble de symptômes auxquels on donne communément le nom de fièvre thermale et qui cèdent rapidement aux moyens appropriés. L'eau de Fougues agit d'une manière spéciale sur les muqueuses, et notamment sur celles de l'estomac et des organes génito-urinaires. Quoique fort peu alcaline, elle donne à l'urine de l'alcalinité, suivant les observations de Crozant; mais loin d'agir à la manière des eaux bicarbonatées sodiques et comme antiplastique, elle est douée de propriétés tout à fait contraires, car elle est analeptique et plastique comme les martiaux en général.

Elle réussit dans la gravelle, dans le catarrhe des voies urinaires, même quand il s'accompagne de douleurs, dans la dyspepsie et la gastralgie. Mais, après un premier effet sédatif, elle détermine un effet secondaire de recrudescence, dont le malade doit être prévenu et qui cède bientôt pour faire place à une amélioration définitive. Cette exacerbation passagère est considérée comme de très-bon augure pour le succès du traitement. Dans les coliques hépatiques non calculeuses,

et dans les engorgements du foie à l'état subaigu, douloureux et de date récente, cette eau donne aussi d'excellents résultats, de même que dans le catarrhe utérin, le diabète et les accidents qui se rattachent à la diathèse paludéenne. De Crozant et Roubaud l'ont vu réussir dans la scrofule ; mais le traitement hydrothérapique a sans doute contribué beaucoup au succès. Enfin les eaux de Pougues sont indiquées dans l'anémie et le fer qu'elles contiennent explique ici leur action.

On exporte les eaux de Pougues, après les avoir chargées, au moment de l'embouteillage, d'une dose supplémentaire d'acide carbonique.

Analyse (Moissenet, 1874).

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