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FRANCE. — ROYAT

des jets d'eau limpide et intarissable s'élancent dans un lavoir. A côté de cette grotte principale s'en trouve une autre où émergent la plupart des sources qui alimentent Clermonl.

Promenades. — Les environs de Royat offrent les sites les plus pittoresques. — On visite (3kil.) Fonlanat, village renommé pour la beauté de son paysage. — (5 kil.) le ham. de la Baraque, vue admirable sar Clermont, la plaine de la Limagne et les montagnes du Forez.

— L'excursion la plus intéressante est celle du Puy-de-Dôme (2 h. 30 min. de marche) où se trouvent un observatoire météorologique, des ruines antiques, et d'où l'on découvre, par un temps clair,un immense et magnifique panorama. On voit à ses pieds Clermont, au delà, la Limagne , le Bourbonnais, Riom, toute la chaîne des Monts-Dômes, qu'un mamelon, où brille le lac d'Aydat , sépare de celle des Monts-Dore , les montagnes du Cantal, etc.

ies eaux. — Eau thermale, bicarbonatée mixte, ferrugineuse, gazeuse, ou ferrugineuse bicarbonatée, gazeuse.

Cm mues dès l'époque romaine.

Emergence : Du terrain volcanique.

Quatre sources : Grande source ou source Eugénie, source de César, source Saint-Mart, source Saint-Victor.

Débit en 24 heures : Grande source, 144 000 hectol.; Saint-Mart, 734 hectol.; César, 360 hectol.; Saint-Victor, 210 hectol.

Densité: Grande source, 1,0025; César, 1,00016; Saint-Mart, 1,0020.

Température: Grande source, 35°, o; Saint-Mart, 31°; César, 29°; Saint-Victor, 20°.

actères particuliers : Grande source, eau limpide, incolore, sans odeurautre que celle de l'acide carbonique, saveur piquante et alcaline au premier abord, puis légèrement ferrugineuse sans être désagréable; au contact de l'air, une pellicule irisée se forme à sa surface et elle prend une couleur jaune. Elle jaillit en bouillonnant avec bruit et sa force d'émergence augmente dans les temps orageux; elle perd alors un peu de sa transparence et devient jaunâtre; elle dépose dans son réservoir un sédiment ocracé. Source de César, limpide, incolore, inodore, saveur acidulé, légèrement alcaline et ferrugineuse, mais agréable. La source de Saint-Mart diffère peu des précédentes; celle de Saint-Victor a une saveur atramentaire plus marquée.

Service médical : Un médecin inspecteur; plusieurs médecin- consultants.

Emploi : Boisson, bains à eau courante, douches, inhalation, pi risation, bains et douches d'acide carbonique.

Situation : 4n0 met. au-dessus de la mer.

Climat doux et assez constant pendant l'été.

Saison : Du 1er mai au 1" octobre.

Action physiologique cl thérapeutique : Les eaux de Royat sont excitantes, toniques et reconstituantes par l'acide carbonique, le chlorure sodique, le fer, le manganèse et l'arsenic qu'elles renferment;

elles ont encore les propriétés des eaux alcalines, mais à un degré moindre que celles de Vichy, par exemple, et peuvent être indiquées dans des cas où l'action dépressive et antiplastique de ces dernières serait redoutée comme trop forte. M. Rotureau les rapproche des eaux d'Enas à plusieurs points de vue, et Royat peut remplacer avantageusement la station allemande dans toutes ses indications. Les eaux de Royat sont diurétiques, légèrement laxatives, même à faible dose, chez quelques malades et par exception; elles ont sur la muqueuse des voies aériennes une action qui les rapproche des eaux du Mont-Dore,au point de vue thérapeutique, et tient sans doute à l'arsenic et aux iodo-bromures que l'analyse y décèle.

Grâce à la quantité d'acide carbonique qu'elles contiennent, elles sont très-bien supportées par l'estomac et facilitent la digestion.

L'atonie, l'anémie, le rhumatisme, les accidents névropathiques sont des indications spéciales aux eaux de Royat, comme eaux reconstituantes, et d'autres états pathologiques réclament leur usage comme eaux bicarbonatées. Cela explique le grand nombre d'affections, si différentes dans leur forme, pour lesquelles ces eaux sont conseillées. Des troubles fonctionnels très-variés, la dyspepsie, par exemple, peuvent dépendre de l'atonie, constitutionnelle ou déterminée par une convalescence longue, de l'anémie dont les causes sont si nombreuses, du rhumatisme, d'une névrose, d'une hépatite ou d'une affection des voies urinaires. Aussi voit-on guérir ou s'amender à Royat le rhumatisme musculaire ou nerveux, même à l'état subaigu, la chlorose, le catarrhe des organes génito-urinaires, la dysménorrhée, l'aménorrhée, les troubles cardiaques nerveux ou anémiques et beaucoup d'autres maladies dont l'énumération paraît exagérée quand on ne les rapporte pas à un nombre restreint de causes originelles. Les affections des voies aériennes, surtout sous forme de catarrhe, indiquent aussi l'emploi de ces eaux et Royat prétend au même succès que le Mont-Dore dans le traitement de la phthisie. Quelque différents que soient les modes de traitement dans ces deux stations, l'une et l'autre obtiennent des résultats précieux dans les complications de la diathèse tuberculeuse, plutôt que contre la diathèse même. Le diabète, la gravelle urique et la goutte, que Vichy réclame avec raison, sont considérés par les médecins de Royat comme relevant de leurs thermes au même titre, mais non dans les mêmes conditions d'idiosyncrasie. Les sujets sanguins, athlétiques, pouvant et devant même perdre de leurs forces pour guérir, trouvent à Vichy les eaux qui leur conviennent; nous venons de voir, au contraire que Royat convient à ceux qui ne pourraient sans danger être soumis à des eaux débilitantes. Nous n'avons pas à examiner ici quel rôle joue, dans l'action des eaux de Royat, la lithine que ces eaux contiennent en grande quantité. On n'est pas encore fixé, au point de vue thérapeutique, sur les propriétés de ce corps.

Les eaux de Royat se transportent.

Les analyses suivantes sont dues, pour la source César, à M. Lefort, pour la Grande source, Saint-Mart et Saint-Victor, à M. Truchot.

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