SALIES-DE-BEARN (BASSES-PYRÉNÉES
77i kil. de Paris. Chemin de fer et route de voitures. — V. ci-dessous 1" et les prix.
Dl PARIS À SAL1ES-DE-BEAKN PAS DAX ET PDYÔO.
De Paris à Dax par Orléans, Angou-
lènie et Bordeaux, 733 kil. — Chemins de fer d'Orléans et du Midi. 4 conv. par jour. Trains express en 15 li. 5 m.
Trains omnibus en 19 h. 14 m. 1" cl.
30 fr. 30 c ; 2e cl. 67 fr. 70 c.j 3e cl. 4!) fr. G5 c.
De Dax à Puyôo, 31 ki 1. — Chemin de fer du Midi, ligne de Bordeaux à Pau, 4 conv. par jour. Train express en 40 m. Trains omnibus en 1 h. 5 m. 1"> cl. 3 fr. 75 c; 2e cl. 2 fr. 85 C; 3° cl.
De Puyôo à Salies env. 8 kil.
Route de voitures. Omnibus. Trajet en 45 m.
Salles, V. de 5140 hab., est située au pied d'une colline rapide, à l'extrémité d'un charmant vallon.
Hôtels. — Du Cheval Blanc, de France, de Paris, des Bains.
Les sources minérales réunissent leurs eaux dans un réservoir, plai ■ au centre: de la ville et qui alimente une usine pour la fabrication du sel. Ce n'est qu'en 1857 que les eaux de Salies furent déclarées d'utilité publique et que leur exploitation au point de vue médical fut autorisée. Elles sont à cet égard des plus importantes et la Compagni fermière des salines a l'intention de créer à Salies- de -Béarn un splendide établissement balnéaire.
L'exécution de ce projet a été jusqu'à présent entravée par l'opposition des habitants du pays. On doit souhaiter, dans l'intérêt local et général, qu'il soit bientôt réali
V Etablissement thermal actuel est installé convenablement et «nuni des appareils nécessaire> a i traitement hydro-minéral.
les eaux. — Eau froide, chlorurée sodique.
Connue depuis le onzième siècle, employée comme agent thé; tique dès cette époque.
Emergence : De la base d'une colline gypseuse.
Une source principale, dite le Raillât.
Débit en 24 heures : 700 hectolitres.
Densité : 1,208.
Température : 150.
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, d'un veur fortement salée avec arrière-goùt amer. nèdical: Un médecin inspecteur.
Emploi : Boisson, bains, douches variées.
Situation : 30 met. au-dessus de la mer.
Climat : doux et assez constant pendant ia belle saison.
S - -'"< : De juin en octobre.
Action physiologique et thérapeutique : Eau tonique, recen^t, . excitant les fonctions de la peau et des muqueuses. En boisson, à l'état naturel et à la dose de plusieurs grands veires, c'est une eau purg I chaude, coupée avec du bouillon de poulet et par verres de 130 g
mes, elle n'a point d'effet laxatif, active les sécrétions, excite l'appétit et facilite la digestion. En bains tempérés, à 28°, elle est sédative du système nerveux et de la circulation, elle agit comme tonique, résolutive et reconstituante. A une température supérieure à 30u, les bains sont très-excitants, ils activent la circulation, congestionnent la peau, diminuent l'excrétion urinaire et déterminent une sueur abondante à la face et la céphalalgie.
Les manifestations du lymphatisme et de la scrofule sont l'indication spéciale à l'eau de Salies. Comme ses congénères du Jura et de la Savoie, elle reconstitue le sang et réussit très-bien dans tous les accidents strumeux ou anémiques : Engorgements ganglionnaires, dermatoses lymphatiques, affections des yeux, otorrhée, plaies, arthrites, maladies des os de même origine, chlorose, névropathies de cause anémique, dyspepsie, gastralgie, dysménorrhée, catarrhe utérin, etc. Ces eaux donnent encore de bons résultats dans le rhumatisme, surtout chez les sujets à constitution strumeuse ou chez les anémiques, mais les eaux thermales, comme Salins en Savoie, Bourbon-l'Archambault et Balaruc seront avec raison préférées par ceux des rhumatisants qui doivent être adressés aux eaux chlorurées.
En revanche, l'eau de Salies-de-Béarn répond aux indicatious des eaux de Salines au moins aussi bien que ses congénères de l'Allemagne, trop longtemps fréquentées par nos compatriotes. Elle n'a de rivales qu'en France.
Aucune eau n'est, en effet, plus riche que celle de Salies-de-Béarn en chlorure sodique. Elle en contient cinq fois plus que la source la plus minéralisée de Nauheim, et présente en outre des quantités trèsnotables de brome, d'iode et de fer*
Analyse (Garrigou).
Eau, 1 litre.
Chlorure de sodium 22S«r, 254
— de potassium 0, 354
— de lithium traces
de calcium 6, 495
— de magnésium 6, 792
Sulfate de soude 9, 094
— de potasse 0, 212
- de lithine traces
— de magnésie 3, 750
— de chaux. 0, 797
Silicate de soude. 0, 25ï
Iodure de sodium 0, 005
Bromure de magnusium 0, 473
Alumine et fer. ,.. 0, 460
FRANCK