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FRANCE. — SAINT-SAUVEUR

I.uz (2 kil.), où l'on trouve plus l'a-' cilemcnt des appartements.

Maisons meublées. — A Saint- Sauveur comme à Cauterets, toutes les maisons sont construites pour les étrangers.

On trouve des voitures, des chevaux, des guides et des chaises à porteurs pour les promenades et les excursions.

L'Établissement thermal communal, où l'eau de la source des Dames est employée immédiatement, à sa température naturelle et avec sa sulfuration native, est un édifice à la fois simple et majestueux, disposé en péristyle rectangulaire, orné de colonnes corinthiennes, et offrant une vue charmante sur le Gave. Il vient d'être augmenté d'une annexe importante pour l'administration des douches de toutes sortes et de l'hydrothérapie. L'établissement a un vaste salon de lecture, et la cour intérieure, couverte d'une toiture vitrée, forme une sorte de galerie fermée, servant de promenoir par le mauvais temps.

Un Établissement élégant et commode a été inauguré en 1858 près de la source de la Hontalade, qui jaillit à 250 mètres au-dessus de Saint-Sauveur et à 50 m. du point d'émergence de la source des thermes.

Promenades. — A l'extrémité du village se trouve le Jardin anglais et, un peu plus loin, le pont et les nombreux lacets qui conduisent au Gave, à 80 met. plus bas. — Vis-àvis de l'établissement thermal s'ouvre une rampe qui conduit au plateau deBellevue d'où la vue est en

effet très-belle. — Le chemin de Sassis, celui de Sazos et la roui" de Gavarnic offrent aussi d'agréables promenades. La plus fréquentée par les baigneurs est la route de (1 kil. 1/2) Luz (Ilôt. : de l'Univers, des Pyrénées), le chef-lieu de la vallée de Baréges, petite ville pittoresque, dont la vieille église fut construite par les Templiers. Avant d'y arriver, on rencontre la fontaine pétrifiante, qui se trouve sur la rive g", du Gave : les plantes, les racines, les mousses qui trempent dans ses eaux sont bientôt revêtues d'une couche de pierre. — Parmi les excursions plus éloignées, nous citerons : (3 h.

pour monter, 2 h. pour descendre) le pic de Bergons (2502 met.), le belvédère le plus favorable pour admirer la grande chaîne calcaire des Pyrénées ; — (4 h. de marche) le pic d'Aubiste (2791 met.), d'où l'on découvre une vue très-étendue ; — (19 kil.) Gavarnic, qui doit sa réputation plus qu'européenne au cirque dont il porte le nom (l h. de marche). Ce cirque a 1400 à 1700 met. de hauteur, 3600 met. de tour, trois étages de murs verticaux, et, sur chaque étage, des gradins innombrables d'où tombent des cascades ; la principale a 400 met. de chute. On va souvent de Saint-Sauveur à Barèges, à Cauterets, au Pic du Midi, à la vallée d'Argelès (V. Barèges et Cauterets).

A 2 kil. de Saint-Sauveur jaillit la source de Visos (F. ce mot), v.

de 148 hab., situé sur l'un des versants du pic de Sardey.

les eaux. — Eau thermale, sulfurée sodique. Connue depuis le commencement du siècle dernier. Émergence : D'une roche euritique (Filhol).

Deux sources : Source des Dames; source de la Hontalade, alimentant deux établissements distincts.

Débit en 24 heures : source des Dames, 1440 hectol.

Température : Source des Dames, à la douche 34°,2; à la baignoire de 34° à 32° ; source de la Hontalade 20°,9.

Caractères particuliers: Eau limpide, à odeur et saveur hépatiques, très-onctueuse à la peau, analogue à celle de Barzun par ses caractères physiques et chimiques, dégageant dans le verre une multitude de petites bulles de gaz, assez stable et ne blanchissant pas, contenant beaucoup de barégine. La source de la Hontalade présente à peu près les mêmes caractères.

Service médical : Un médecin inspecteur.

Situation : 770 mètres au-dessus de la mer.

Climat de montagnes, assez peu variable cependant, matinées et soirées fraîches; la vallée, orientée du Nord au Sud, est à l'abri des vents de l'Ouest et de l'Est.

Saison : Du 1er juin au 1er octobre.

Action physiologique et thérapeutique : L'eau de Saint-Sauveur est éminemment diurétique, elle agit à la fois comme tonique et antispasmodique, elle est sédative par sa température peu élevée sans doute, mais aussi par une propriété particulière; car d'autres eaux sulfureuses, comme le fait très-bien observer M.Rotureau, excitent encore à la température des bains de Saint-Sauveur. « Ces vertus sédatives spéciales, dit M. le docteur Caulet, inspecteur de cette station thermale, ne ressortissant pas communément à la médication sulfureuse et, d'ailleurs fort rares en thérapeutique thermale, différencient ces eaux de leurs congénères et déterminent le caractère clinique de la station ». L'eau de Saint-Sauveur est quelquefois laxative au début du traitement et active les fonctions du système biliaire. Cette eau passait au siècle dernier pour favoriser la conception, ce qui s'explique par son action thérapeutique sur l'utérus.

L'eau de la Hontalade a beaucoup d'analogie, dans ses effets, avec la source Vieille des Faux-Bonnes : moins diurétique et plus laxative que celle de Saint-Sauveur, elle est à la fois sédative et reconstituante. Ces eaux déterminent toujours au début du traitement une abondante sécrétion des muqueuses et notamment de celle des bronches, c'està-dire que, comme presque toutes les eaux minérales, elles semblent d'abord exagérer les maux que bientôt leur effet secondaire amende ou guérit.

Non loin de Saint-Sauveur et dans un rayon de trois kilomètres, on trouve plusieurs sources dont les eaux sont employées dans l'établissement comme adjuvants : ce sont les sources de Viscos, Saligos et Bué; celle-ci est indiquée par M. A. Fabas comme la seule source sulfureuse des Pyrénées qui contienne du fer. Ces trois sources sont em- ;es comme ferrugineuses. Près de là se trouve aussi la source de 3, à laquelle nous consacrons un article particulier. Les principales indications thérapeutiques de Saint-Sauveur sont: les

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maladies des voies génito-urinaires et notamment l'engorgement de l'utérus avec ou sans granulations ou ulcérations du col; la cystite chronique, la gravelle, le rhumatisme articulaire, même lorsque l'état aigu persiste encore, les névralgies en général, certaines névroses et particulièrement l'hystérie; la paralysie d'origine apoplectique, quand les accidents primitifs ne sont pas très-récents. L'eau de la Hontalade réussit très-bien dans les affections catarrhales ou granuleuses des voies respiraroires, dans les gastro-entéralgies, dans les engorgements hépatiques ou spléniques. Enfin les eaux de Saint-Sauveur, précieuses par leurs propriétés sédatives, ne le sont pas moins comme toniques et reconstituantes dans l'anémie consécutive aux maladies aiguës ou aux hérnorrhagies, ainsi que chez les malades névropathiques, épuiséspar de longues douleurs et qui trouvent à la fois, dans cette station, l'apaisement de leurs souffrances et le relèvement de leurs forces.

Auulysc (Filhol, 1855; Bérard, 1854).

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