FRANCE. — VALS
les eaux. — Eaux froides, bicarbonatées sodiques, gazeuses, ou bicarbonatées sodiques, ferrugineuses, gazeuses, ou ferrugineuses sulfatées, arsenicales.
Connues : Quelques sources depuis le commencement du xvne s. La plupart depuis 10 à 40 ans.
Émergence : D'une roche de transition quartzeuse et feldspathique au voisinage de coulées volcaniques anciennes, sur la rive g. de la Volane.
Seize sources désignées sous les noms suivants: Saint- Jean, Précieuse, Madeleine, Rigolelle, Désirée, Marquise, Marie, Chloé, Alexandre, Viclorine, Souveraine, Pauline, des Convalescents, Constant ine, Dominique, Saint-Louis.
Débit en 24 heures : source Chloé 881 hectol.; source Madeleine (55 hectol.
Température : 13° à 16° suivant les sources.
Caractères particuliers : Sources bicarbonatées; eau limpide, incolore, à odeur sui generis due à L'acide carbonique, à saveur piquante et un peu hxivielle, non désagréable dans les sources fortes, agréable dans les sources faibles ; onctueuse ou toucher, dégageant au griffon et (source St Jean) dans le verre de grosses bulles de gaz. — Sources ferrugineuses sulfatées : eau limpide, incolore, inodore, à saveur douceâtre avec arrière-goùt atramentaire; se troublant au contact de l'air et déposant un sédiment ocracé.
Service médical : Un médecin inspecteur; plusieurs médecins consultants.
Emploi : Boisson, bains, douches d'eau et de gaz. Situation : 260 met. au-dessus de la mer.
Climat agréable, assez constant, modérément chaud pendant la saison des eaux.
Saison : Du 1er juin au 1" octobre.
Action physiologique et thérapeutique: Les sources bicarbonatées sodiques de Va's se divisent en deux groupes distincts par leur minéralisation: Les unes, non ferrugineuses, sont antiplastiques, altérantes, résolutives et hyposthénisantes. Telles sont les sources Constantine et Souveraine; elles produisent dans l'économie des effets analogues à ceux de leurs congénères de Vichy et répondent aux mêmes indications, mais, plus riches en soude et en acide carbonique, elles ont une action plus forte en général et notamment comme excitantes du système nerveux et comme hyposthénisantes. Elles conviennent aux sujets sanguins et robustes qui peuvent, sans inconvénient ou même avec avantage, perdre un peu de leurs forces. En boisson et en bains, elles rendent l'urine et la sueur alcalines pendant les quelques heures de leur passage dans l'économie, elles donnent au ^ang et à la bile plus de fluidité, activent les sécrétions des muqueuses des voies digestives et urinaires, augmentent l'appétit et déterminent une excitation générale qui s'accompagne d'un peu d'ébriété carbonique. Ces phénomènes, le dernier surtout, varient nécessairement suivant
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la quantité d'eau bue et les conditions particulières au malade. A ce premier groupe se rattachent les sources Saint-Jean et Pauline, faibles en bicarbonate sodique et, par cela même, d'une grande valeur comme agent thérapeutique dans les cas nombreux où les sources fortes sont contre-indiquées, soit au début du traitement, soit pendant toute sa durée. Ces deux sources n'ont pas d'analogues à Vichy.
Les sources du deuxième groupe, bicarbonatées sodiques ferrugineuses agissent comme les précédentes sur les voies digestives et urinaires, elles sont fluidifiantes et résolutives, mais le fer qu'elles contiennent les rend toniques et reconstituantes. Loin d'amener la dépression des forces, elles les relèvent au contraire et conviennent aux personnes dont la constitution molle ou débilitée, dont le sang pauvre en globules rouges contre-indiquent l'usage des hyposthénisants. Ces eaux sont très-analogues aux sources d'Hauterive et de Lardy et de Mesdames, à Vichy; elles contiennent une proportion de fer moindre pour les sources Désirée, Précieuse et Marquise, égale pour les sources Rigolette et Chloé, mais toutes sont plus fortes en bicarbonate sodique (l à 3 grammes de plus par litre) et l'eau d'Hauterive peut seule leur être comparée pour l'acide carbonique libre. Les sources Précieuse et Désirée, qui contiennent une quantité notable de chlorure sodique, sont laxatives, et la seconde a plus d'action que la première en ce sens. L'une et l'autre entretiennent pendant le traitement un relâchement modéré du ventre, effet recherché dans certaines affections du foie ou de l'intestin, mais cette purgation quotidienne s'accompagne d'un sentiment d'augmentation des forces et non d'une dépression.
Il faut encore ici mentionner séparément la source des Convalescents, qui se rapproche des sources Pauline et Saint-Jean par sa faible teneur en bicarbonate sodique, mais dépasse de beaucoup, comme teneur en fer, les autres sources du deuxième groupe. On pourrait même la classer à part comme ferrugineuse bicarbonatée, car elle contient par litre 0îr,047ï> de bicarbonate ferreux.
De ce qui précède on peut déduire l'application des sources sodiques vî: Vils aux diverses maladies qui réclament l'usage de ce genre d'eaux, la j.-aduation facile du traitement et le choix des sources suivant les indications.
Les affections contre lesquelles ces eaux réussissent le mieux sont : la dyspepsie sous toutes ses formes, l'hépatite, les engorgements du foie, quand l'état aigu a cessé, et les accidents dus à la présence de calculs biliaires, les maladies des voies urinaires et notamment la gravelle urique ou phosphatique. La goutte trouve ici, comme à Vichy, un remède agissant sur la diathèse même par les modifications qu'il apporte dans la nutrition, les fonctions de la peau, la qualité et la quantité des urines. On sait d'ailleurs que cette affection commande la plus grande prudence dans le traitement. L'anémie et ses manifestations utérines ou autres, sont rapidement amendées ou guéries par l'usage des sources où le fer est associé au bicarbonate sodique ; le diabète est enrayé dans sa marche et, temporairement tout au moins, la quantité
FKANCE.