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SUISSE. — BADEN

en existe deux commîmes aux Grands Bains, et une aux Pelits Bains. Enfin plusieurs hôtels ont une installation spéciale pour le traitement pendant l'hiver.

Monuments. — On remarque à Baden : V Hôtel de ville, Yégliscpa.roissiale catholique, Véglise réformée ;V Hôpital, fondé au xvi" siècle par l'impératrice Agnès; un petit théâtre, etc.

Promenades et excursions. — Les promenades les plus agréables qu'on puisse faire aux environs de Baden sont : au Château, sur les bords de la Limmat; — à la propriété Baldinger ; — (15 min.) au

Kreuzberg; — (30 min.) au dessus de Dsettwyl; — (1 h.) sur la Baldegg; auberge et belle vue de la chaîne du Jura; — (15 min.) au Chaos appelé Teufelskeller; — (2 h.

30 min.) sur la Lxgern-Hochvmcht, haute de 856 met. ; — à l'abbaye de Wettingen; — (11 kil.; chemin de fer) à Schinznach (V. ce mot); — (25 kil.; chemin de fer) à Zurich (Hôt. : Baur, du Lac, Zuricherhof, Bellevue, Schwert, etc.), V. de 21199 hab., chef-lieu du canton de ce nom, située à l'extrémité septentrionale du lac de Zurich, sur les deux rives de la Limmat.

ies eaux. — Eau thermale, chlorurée sodique, avec forte proportion de sulfate calcique.

Connue dès l'époque romaine.

Emergence : D'un terrain calcaire et liasique, gypse, marne, argiles, dolomie, houille.

Vingt et une sources : Elles émergent sur les bords de la Limmat, et, presque identiques au point de vue chimique, elles diffèrent un peu plus par leur température. On distingue les sources de la Limmat, du Staadhof, de Sainte- Vérène, etc. Elles prennent, en général, le nom de l'établissement qu'elles desservent.

Débit total en 24 heures : 12 960 hectol.

Densité: 1,0037.

Température : Varie de 48°,6, source de Sainte- Vérène, à 51°, source du Staadhof et petite source de Bàren (Lôwig).

Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, dégageant dans le verre des bulles nombreuses, saveur douceâtre avec arrière-goût salé et légèrement sulfureux, odeur sulfureuse au griffon, incrustations de soufre sur les couvercles des réservoirs. Le principe sulfureux se dissipe rapidement au contact de l'air, et l'analyse n'a pas jusqu'à présent constaté la présence de l'acide sulfhydrique.

Emploi : Boisson, bains d'eau et de vapeur, douches, inhalation. Les bains se prennent de plusieurs heures et deux fois par jour.

Situation : Environ 360 met. au-dessus de la mer, 20 met. au-dessous de la ville de Baden, et 63 met. au-dessus du niveau du lac de Zurich.

Climat très-doux ; température moyenne de l'été 20°,6.

Action physiologique et thérapeutique : Cette eau, diurétique à petite dose, est diaphorétique et laxative à dose plus élevée • on est quelquefois obligé de lui associer un sel purgatif ou l'eau amère de Birmensdorf; assez souvent elle est mal supportée par l'estomac. On

remarque que les sources sont d'autant plus laxatives qu'elles sont plus chaudes. En bains, l'eau de Baden agit fortement sur la peau, soit par ses propriétés spéciales, soit grâce à la durée du séjour dans l'eau, et détermine, en général vers le vingtième jour, les phénomènes de la poussée. Cet exanthème, qu'on s'applique à produire et dont on favorise le développement, dure ordinairement cinq à six semaines. Le malade ne doit pas cesser le traitement avant la cessation de la poussée qui se termine par desquammation.

C'est principalement contre le rhumatisme qu'on emploie les eaux de Baden et le traitement consiste dans ce cas en bains d'eau prolongés et bains de vapeur. C'est au contraire le traitement interne qui tient le premier rang pour les goutteux et les sujets atteints d'hémorrhoïdes graves et permanentes ou de pléthore abdominale. On joint cependant à l'usage de l'eau en boisson des bains d'eau et de vapeur et des douches. Ces eaux ont encore pour indications la paralysie consécutive à l'apoplexie, quand elle n'est pas trop récente, les engorgements glandulaires, le catarrhe bronchique et l'asthme. Enfin on les conseille contre les manifestations superficielles de la scrofule, les névralgies, les affections de la peau, l'engorgement et le catarrhe de l'utérus.

L'état aigu en général, la pléthore et la disposition aux hémorrhagies, les suppurations abondantes et la dépression profonde de l'organisme sont autant de contre-indications.

Analyse (Lowig, 1837).

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