ALLEMAGNE. — CARLSBAD
Kœntg Ottd's Hœhe (45 min. et | obscure. — Le V'eitsberg (1 h. où l'on a établi une chambre 1 45 va..),
les eaux. — Eau thermale, sulfatée sodique, gazeuse. Connue surtout depuis le commencement du seizième siècle. Émergence : D'un immense réservoir couvert d'une voûte naturelle d'arr agoni te formée par les eaux, et dans laquelle des fissures ou des trous de sonde donnent passage aux sources. On rencontre dans le terrain île Carlsbad des granités, des basaltes, des calcaires, des grès et du terrain bouillcr.
Treize sources principales : Le Sprudel (sprudeln, jaillir), l'une des sources les plus remarquables et les plus célèbres du monde par son abondance, sa cbaleur et sa richesse minérale; Hygieensquelle, source d'Hygie; Mûhlbrunnen, source du Moulin; Neubrunnen, source Nouvelle; Bemhardsbrunnen, source de Saint-Bernard; Theresiensbrunnen, source de Thérèse; Schlossbi'unnen, source du château; Marklbrùnnen, source du Marché; Spitalbrunnen, source de l'Hôpital; Felsenquelle, source du Rocher; Kaiscrbrunnen, source de l'Empereur; Russische Krone} la Couronne de Russie. Elisabethquellc, source d'Elisabeth.
Débit en 24 heures: Le Sprudel, 23 784 hectol.; toutes les sources réunies, 3.j 112 hectol.
Densité: Sprudel, 1,00503: Marktbrunnen, l500ô00.
Température : de 73°, 15, Sprudel, à 47, "5, Marktbrunnen et à 30. "li, Couronne de Russie.
Caractères particuliers : L'eau de toutes les sources a une même origine et diffère surtout par sa température; limpide, incolore, elle a un goût lixiviel qu'on a comparé à celui du bouillon de poulet peu salé Ce goût est plus marqué dans certaines sources, celle du Marktbrunnen par exemple. Les sources les plus chaudes ont aussi une odeur fade de la même nature. L'eau des moins chaudes pétille dans le verre. Exposée à l'air, elle se .trouble et laisse déposer un précipité jaune brun.
Il existe aussi à Carlsbad, ou près de cette ville, plusieurs sources d'une nature différente. Deux d'entre elles, le Sauerbrunnen et le Giesshûbelbrunnen, sont très-peu minéralisées, mais riches en acide carbonique : elles fournissent à beaucoup de baigneurs une boisson d'agrément. D'autres sources peu éloignées sont ferrugineuses, et l'une est aménagée sous le nom d'Eisenquclle, source ferrugineuse.
Emploi : Autrefois c'était presque uniquement en bains qu'on usait de l'eau de Carlsbad; maintenant c'est surtout en boisson. Le Sprudel et le Mûhlbrunnen sont les sources les plus fréquentées.
Situation : 384 met. au-dessus de la mer.
< limât doux.
Saison : Du l.r> avril au 15 octobre.
Action physiologique et thérapeutique : Les eaux de Carlsbad sont fort actives. Elles ont toutes des propriétés altérantes, c'est-à-Jire uno inlluence marquée sur l'assimilation; mais elles diffèrent à quelques
BAINS D'KL'ROPE. 3
égards dans leurs effets suivant les sources, et ces différences paraissent tenir surtout à leur therrnalité plus ou moins élevée. L'eau du Sprudel détermine en général une sensation de bien-être et une tendance à la moiteur, mais chez quelques personnes ou dans certaines circonstances elle est mal supportée, elle pèse à l'estomac, etc. A faible dose, un demi-verre à un verre, elle constipe ordinairement; à dose de trois à six verres, elle est purgative; il est toutefois des malades qui n'en peuvent prendre un demi-verre sans éprouver un effet laxatif. Cet effet est généralement rapide et ne dure pas au delà d'une heure ou deux. L'usage interne ou extérieur de l'eau du Sprudel amène quelquefois, du côté des centres nerveux, des phénomènes curieux à étudier, importants à surveiller; ce sont : une sorte d'ivresse, un trouble de la mémoire, des éblouissements, du vertige, etc. Non diurétique chez l'homme sain, elle agit énergiquement sur les organes urinaires malades, et tend à raviver les conséquences des affections anciennes, pleurésie, pneumonie, etc.
Les autres sources et notamment le Schlossbrunnen, qui peut être considéré comme type à cet égard, sont purgatives et très-diurétiques; elles agissent puissamment sur les muqueuses, et le Schlossbrunnen parait avoir une influence spécifique sur celles des voies aériennes. Les eaux de Carlsbad déterminent presque toujours, vers la troisième semaine, un état de saturation ou de fièvre thermale dont on évite avec soin le développement et qui marque la fin du traitement.
Les affections du tube digestif et celles du foie sont au premier rang parmi les maladies que l'on traite avec succès à Carlsbad. La dyspepsie, surtout quand elle s'accompagne d'atonie, ou quand elle résulte d'une alimentation vicieuse, non azotée et débilitante, comme cela est fréquent en Allemagne, la gastralgie et, suivant M. Rotureau, les ulcères chroniques de l'estomac cèdent à l'usage des eaux du Schlossbrunnen ou du Sprudel, entre lesquelles il appartient au médecin de choisir celle qui convient le mieux au malade.
Ces eaux réussissent encore dans certaines diarrhées et dans la constipation à Télat chronique. Elles sont indiquées principalement dans les engorgements du foie, suite d'hépatite, tenant à une circulation défectueuse de la veine-porte ou procédant de la cachexie paludéenne. L'obésité, la goutte, la gravelle, le rhumatisme, les engorgements utérins, la plélhore abdominale si commune en Allemagne, conduisent aussi bon nombre de malades à Carlsbad, ainsi que l'amaurose et la la surdité coïncidant avec un affaiblissement général, et pouvant se rapporter soit au rhumatisme, soit à la scrofule.
Cette eau se transporte.
On prépare, avec l'eau du Sprudel principalement, un sel très-usité en Allemagne comme purgatif et qu'on mêle souvent à d'autres eaux pour modifier leurs effets; c'est le sel de Carlsbad, formé presque uniquement de sulfate de soude.
ALLEMAGNE. — CilAHLOïï KNBHUNN.
Analyse (Ragsky 1862).
SPRUDEL Eau, I kilogr.
Sulfate de soude 2«r, 2770
Chlorure de sodium 0, 9894
Carbonate de soude 1, 3074
— de chaux 0, 28.">9
— de magnésie 0, 1190
— de strontiane 0, 0008
— d'oxyde de fer 0, 0027
— — de mangam-se 0, 0006
Phosphate d'alumine 0, 0004
— de chaux 0, 0002
Chlorure de calcium 0, 0034
Silice 0, 0699
Bromure de sodium \
Iodure de sodium f , „
..... > traces
Acide borique [
Lithine, rubidium, cœsium ;
5«r, 2137 Gaz acide carbonique 370e
CHARLOTTENBRUNN (PRUSSE).
1417 kil. — Chemin de fer du Nord et chemins de fer allemands. Trains express en 31 h. 54 m. Trains ordinaires en 35 h. lr,; cl. I2t; fr. et 28 mk. 60 pf. ; cl. mixte 104 fr. 15 c. et 21 mk. ; 2e cl. 92 fr. 10 c. et 21 mk.
DE PARIS A CHARLOTTENBRUNN' TAR BERLIN , FRANCFORT - SUR -ODER , LIEGNITZ ET ALTWASSER.
De Paris à Berlin par Saint-Quentin, Erquelines, Namur. Liège, Cologne, Hanovre et Stendal, 1075 kil. — Chemin de fer. 3 conv. par jour. Trains express, sans changement de voitures en 23 h. 45 m. I™ cl. 126 fr.; cl. mixte (['■• en Franc-, •>.■ ell Allemagne) lo4 fr. 15 c; 2« cl. 92 fr. 10 c.
De Bt gnitz par Francfort-
sur-Oder, 264 kil. — Chemin de fer, 6 conv. par jour. Trains rapides en 5 h. et 6 h. 10 min. Trains ordinaires en 8 h. 31 m. I™ cl. 21 mk. 20 pf. ; 2e cl.
15 mk. 90 pf . ; 3e cl. 10 mk. 60 pf. 4e cl. 5 mk. 30 pf.
De Liegnitz à Altwasser, 69 kil. — Chemin de fer. Trajet en 2 h. 24 m.
lre cl. 6 mk. 50 pf. ; 2° cl. 4 mk. 20 pf.; 3= cl. 2 mk. 70 pf.
De Altwasser à Clwri< llenbrunn 9 kil. — Route de poste. Diligences., Trajet en 1 h. 20 m. Prix : 90 pf.
Cliurlottenltruiin . v. prussien de 1400 hab., est situé dans le Riescngebirge, Montagnes des Géants, chaîne de montagnes de 300 à 350 kil., qui s'étend du N. au S.-E., entre la Lusace et la Silésie
d'un côté, la Bohème et la Moravie de l'autre.
Hôtels. — Deutschcs Haus, Curhaus.
Le Badehaus date de 1836.
Charlottenbrunn est entouré d'a-
gréables promenades appelées :
Bellevue. Bloeksberg, Ludwigshœhe, Garve's Ruhc, Sophienau, Marienplatz, Wilhelmsplatz, Friedrichshœhe, etc. On peut visiter aussi Waldcnburg, V.de 1 1 300 hab.
LES eaux. — Eau froide, ferrugineuse bicarbonatée.
Connue depuis 1697, bien captée en 1724.
Émergence : Du grès rouge et du porphyre.
Deux sources : Charlottenquelle, Theresicnquelle, source de Charlotte, source de Thérèse.
Densité : source de Thérèse, 1,010625.
Température : 6° et 6°5.
Caractères particuliers : Eau limpide, inodore, dégageant beaucoup de gaz au moment où on la puise, surtout la source de Thérèse; goût frais, salin, légèrement styptique (source de Charlotte); piquant, faiblement alcalin (source de Thérèse).
Emploi : Boisson, bains. — Charlottenbrunn est au moins aussi fréquenté pour l'air excellent qu2on y respire et pour son établissement de petit-lait que pour ses eaux.
Situation : 440 mètres au-dessus de la mer, au milieu de forêts de sapins, abritée des vents d'O., du N. et du N.-E.
Action physiologique et thérapeutique : Eau légère à l'estomac, tonique, peu excitante; elle se rapproche à quelques égards des eaux de Fachingen, de Selters et de Bilin. On l'emploie principalement dans l'anémie, la chlorose et certaines dyspepsies.
Analyse (Beinert et Fischer).
CIIARLOTTKNQUELLE.
Eau, 1 kilogr.
Carbonate de soude 06r, 2067
— de chaux 0, 2994
— de magnésie 0, 0720
— d'oxyde de fer 0, 0260
Sulfate de soude 0, 0151
— de chaux 0, 0039
Chlorure de sodium 0, 0102
Silice 0, 0282
Alumine 0, 0299
Gaz acide carbonique libre 740':-c