‹ Les bains d'EuropeChapitre 91 sur 580 · DE PARIS A NIEDERBRONN PAR PAGNY- SUR-MOSELLE, METZ ET BENNINGEN · texte numérisé non relu

DE PARIS A NIEDERBRONN PAR PAGNY- SUR-MOSELLE, METZ ET BENNINGEN

De Paris à Pagny-siir-Moselle 372 kil. — Chemin de fer. 5 conv. par jour. Trains express en 7 h. 50 m. Trains omnibus en 9 h. 52 m. lre cl. 45 fr. 80 c. ; 2e cl. 34 fr. 35 c. ; 3' cl. 25 fr. 15 C. .

De Pagny à Benningen par Metz, 81 kil. — Chemin de fsr. 3 conv. par jour. Trains omnibus en 2 h. <t5 m. lre cl. 6 mk. 50 pf. ; 2" cl. 4 mk. 40 pf.; 3e cl. 2 mk. 90 pf.

De Bcnningpn à Niedprbronn par Sarreguemines et Bitche, 84 kil. — Chemin de fer. 2 conv. par jour. Trains omnibus en 2 h. 57 m. lr8 cl. 6 mk.

80 pf. ; 2e cl. 4 mk. 50 pf. ; 3e cl. 2 mk.

95 pf.

Niederbronn , ville de 3,300 hab., station de chemin de fer, est agréablement située au pied du versant oriental des Vosges.

Hôtels : de la Chaîne d'Or (établissement de bains), du Lion, de Langenhagen. — Nombreux logements dans les maisons particulières où l'on ne sert que le déjeuner aux locataires; ils dînent dans les hôtels ou au Vauxhall.

« La partie S. de Niederbronn,

N1EDERBR0NN.

dit M. le docteur Kulin, renferme avec la promenade l'établissement minéral où les baigneurs vont chaque matin boire leur eau aux sons d'un orchestre, et autour duquel se trouve une série de belles maisons toutes destinées à loger des visiteurs. Le Vauxhall, qui a été construit en 1X27, forme un vaste bàiiment à deux étages, qui ne manque pas d'une certaine élégance ; le perron qui orne les abords de cet éditice est garni d'une jolie toiture vitrée, soutenue par des colonettes en fer, afin de pouvoir servir de promenoir en temps de pluie. Le Vauxhall est le bâtiment central de l'établissement et constitue la salle de conversation. Aurez-de-chaussée sont les salles de restauration, de calé et de lecture. Un bel escalier conduit au premier étage où se trouve la grande salle à manger, servant aussi de salle de danse lors des grands bals. Près de la salle à manger se trouve le petit salon, qui est le lieu habituel de réunion des visiteurs. Le reste du Vauxhall est consacré à des logements particuliers, o

Niederbronn ne possède pas d'autre maison de bains que l'hôtel de la Chaîne d'Or ; les autres hôtels et les maisons particulières sont pourvus de baignoires ; on en compte environ cinq cents dans soixante maisons. Les cabinets des hôtels de la Chaîne et de Langenhagen ont seuls des appareils de douches.

Promenades. — Celle de l'intérieur, ou promenade centrale, entourée d'une clôture en fer, est disposée d'un côté en allée, et de

les eaux. — Eau froide, chloru ' mnue dès l'époque romaine.

l'autre en jardin anglais; on y remarque un grand choix d'arbres et de plantes exotiques; c'est là que se réunissent tous les baigneurs. A une petite distance s'étend le Herrenberg, charmant coteau d'où l'on jouit d'une vu»

magnifique. La nouvelle avenue doit aussi être comptée parmi les promenades voisines de l'établissement. La promenade de la Xenmatt. qui s'avance dans un joli vallon, possède à son extrémité un kiosque rustique. Des sentiers ont été tracés dans les parties voisines de la montagne et de la forêt ; c'est à gauche de la route, lu promenade du Roi de Rome, et de l'autre côté, celle des TroisChénes.

Enfin les jardins des familles de Dietrich et Boursault sont ouverts aux étrangers.

Parmi les nombreux et intéressants châteaux qu'on peut visiter dans les environs de Niederbronn, nous citerons : — la Wasenburg, qui domine le village ; — (6 kil.) les deux Windstein, l'ancien et le nouveau, dans un site délicieux; le premier date de la fin du onzième siècle; — (19 kil.) le Fleckenstein ; — (23 kil.) le château de Schœneck; — (10 kil.) celui de Hohenfels; — (15 kil.) Bitche; — (23 kil.) Lichtenèerg.

— Les baigneurs visiteront aussi avec intérêt les usines de A iederbronn, de Zinswiller et de Jsegerthaï, l'atelier de construction de Reichshoffen, la laminerie de Mutterhausen , la fabrique d'acier de Bserenthal et surtout la cristallerie de Saint-Louis, située à 15 kil., magnifique usine bien connue pour ses beaux produits.

rée sodique.

Émergence : D'une couche d'argile recouverte de gravier, dans un terrain caractérisé par le grès vosgien.

Une source principale et, dans son voisinage, plusieurs autres moin" considérables émergent dans deux bassins d'une largeur et d'une pro fondeur de 4 à 5 mètres.

Débit en 24 heures : Source principale 2880 hectolitres.

Densité : 1,001.

Température : 17°, 8.

Caractères particuliers : Eau limpide et incolore au griffon, prenant dans les bassins une nuance louche et jaunâtre par la décomposition au contact de l'air d'une partie de ses carbonates et déposant un sédiment ocracé ; odeur à peu près nulle, goût salin assez agréable laissant un arrière-goût un peu fade et une sensation de sécheresse à la bouche. Quelquefois, l'un des bassins perd momentanément sa teinte jaunâtre, et devient plus ou moins limpide sans changer de goût. Ce phénomène a lieu par intervalles qui varient d'un mois à plusieurs années. M. le docteur Kuhn l'attribue à la présence momentanée dans l'eau d'une plus grande quantité d'acide carbonique et pense qu'il peut se rattacher aux conditions électriques de l'atmosphère.

Emploi : Boisson, bains, douches. La méthode purgative consiste à donner l'eau presque uniquement en boisson, à la dose de 6 à 10 verres. Dans la méthode résolutive ou altérante, on emploie l'eau en bains assez chauds, de 30 minutes à deux heures de durée; le malade boit peu. Enfin la méthode tonique donne des bains d'une demi-heure, de 22° à 32°, et peu d'eau en boisson.

Situation : 192 met. au-dessus delà mer.

Climat : Assez doux, sans variations très-intenses, quoique tenant un peu du climat de montagnes. A la fin de l'été, les soirées sont fraîches et les vêtements chauds sont nécessaires.

Saison : Du 1er juin au lo septembre.

Action physiologique et thérapeutique : Eau tonique, résolutive, reconstituante, diurétique, constipant à faible dose, laxative, à la dose de six à douze verres, sans affaiblir ni causer de coliques, agissant principalement sur les organes digestifs, biliaires et urinaires, déterminant la congestion hémorrhoïdaire et utérine. Employée extérieurement, elle est plus ou moins excitante, suivant la température des bains et des ï ouches, elle donne à la peau de l'âpreté, mais cause rarement la poussée.

C'est principalement au lymphatisme que répondent ces eaux. L'état catarrhal ou muqueux des premières voies, la dyspepsie, l'obésité, les hémorrhoïdes, la pléthore abdominale, sont traitées avec succès par la méthode purgative. Les engorgements du foie, les calculs biliaires relèvent aussi de Niederbronn, ainsi que le rhumatisme chez Iss sujets lymphatiques. Il en est de même de l'eczéma, du prurigo, du psoriasis, quand ils se rattachent à la diathèse scrofuleuse. Enfin les suites de traumatisme grave sont heureusement modifiées par l'usage des eaux de cette station.

PÙLI.NA. 103

Analyse (Kossmann, 1850).

Bail 1 kilog.

Chlorure de sodium 3«r,0885T

de calcium 0, 79445

— de magnésium 0, 31171

— de potassium 0, 13198

— de lithium 0,00433

— d'ammonium traces

Carbonate de chaux 0, 17912

— de magnésie 0, 00653

— de protoxyde de fer 0, 01035

Sulfate de chaux 0, 07417

Bromure de sodium 0, 0107*2

lodure de sodium traces

Silicate de fer avec traces d'oxyde de

manganèse 0, 01502

Silice pure 0,00100

Alumine traces

Acide arsénieux tr.-lég. tr.

Nicklèsa constaté la présence du fluor dans l'eau de Psiederbronn.

Bibliographie : J. Kuhn. Les eaux laxatives de Niederbronn, Paris, 1856, in-8. Ce travail remarquable contient une bibliographie complète sur la matière. — Kuhn lils, éludes chimiques sur les eaux.... de Niederbronn, 1866. — A. Robert, Guide du médecin et du touriste aux bains de la vallée du Rhin, Paris et Strasbourg, 1869.

PULLNA (BOHEME).

Piillna, misérable village, est situé près de Briix, V. de 4,000 h.

Il n'y a pas d'établissement à Pullna et on n'y fait pas de traite-

ment. Cette eau, d'un usage commun en médecine, ne se boit pas à la source, mais se transporte en grande quantité.

les eaux. — Eau froide, sulfatée sodique et magnésique.

Connue depuis longtemps et employée seulement par les habitants des environs ; c'est depuis une cinquantaine d'années qu'elle est devenue d'un usage général.

Émergence : dans une plaine de formation tertiaire, mais environnée de collines et de chaînes volcaniques, dômes de basalte, etc.

Dix Sources, consistant en autant de puits profonds.

Température ■' 7°, 5.

Caractères particuliers : Eau limpide, jaune verdâtre, inodore; goût salin, amer; elle est assez désagréable à boire.

Emploi : En boisson et seulement exportée.

Action physiologique et thérapeutique : L'eau de Pùllna est purgative et c'est seulement en cette qualité qu'on l'emploie. [V. Sedliiz et Saidschûtz.)

Analyse (Struve).

Eau, 1 kilogr.

Sulfate de soude 16*r, 1197

— de potasse 0, 6250

— do chaux 0, 3384

— de magnésie 11, 9903

dorure de magnésium 2, 1700

Carbonate de magnésie 0, 8341

— de chaux 0, 1002

Phosphate basique de chaux 0, 0903

Silice , 0, 0229

32sr, 2009

Gaz acide carbonique 69e* 39

Bibliographie : Annales de Poggendorf, tome VII.

PYRM0NT (WALDECK).

780 kil. de Paris. — Chemin de fer du Nord et chemins de fer allemands. — Trains express en 19 h. Trains omnibus en 21 h. 25 m. lre cl. 58 fr. 95 c. et 20 mk. 30 pf . ; 2e cl. 43 fr. 85 c. et 1 5 mk.

Page 1