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CHAPITRE XV

éclat; el les dynasties Godard et Lepoitevin, qui commencent.

Puissent -elles briller longtemps encore et surtout se livrer à des travaux plus utiles que de simples représentations théâtrales, en tâchant de rivaliser avec les aéronautes belges et espagnols, MM. Van Hecke et Montemayor, qui menacent d'enlever à la France l'initiative de la locomotion aérienne.

Quant à l'Académie des Sciences, voici à peu près toute la part qu'elle a prise à cette merveilleuse invention :

On lit dans le Journal d'un Observateur :

« 4783. 43 novembre. Relation de la séance publique tenue aujourd'hui par l'Académie royale des Sciences, pour sa rentrée d'après la Saint-Martin :

Le public, en entrant, a d'abord observé avec satisfaction un ballon suspendu â la voûte de la salle ; il a jugé qu'il serait question de ces machines dont il est si fort enthousiaste. Ce ballon a même servi de joujou pour le désennuyer jusqu'au moment de l'ouverture de la séance ; On le descendait de temps en temps afin de le bourrer d'air inflammable, et c'étaient des brouhaha, des cris de joie qui ne finissaient pas. A chaque fois cependant il se répandait une odeur infecte qui obligeait d'ouvrir les fenêtres.

Le public s'impatientait beaucoup de ne rien entendre sur le ballon offert à ses yeux, lorsque M. Meusnier a fini la séance par un extrait de l'exposé des recherches et expériences faites jusqu'à ce jour par ordre de l'Académie pour le perfectionnement des machines aérostaliques. De tout son récit il résulte que la compagnie a jugé comme le plus essentiel de trouver une enveloppe absolument imperméable à l'air inflammable ; c'est à quoi elle travaille et ce qu'elle espère avoir obtenu dans le ballon suspendu ,

dû à l'invention du sieur Fortin, artiste très-intelligent. Ainsi elle n'est encore qu'au premier pas. »

Et deux ans plus tard, le 26 avril 4785 : « Le ballon qui était suspendu depuis deux ans à la voûte de la satle de l'Académie royale des Sciences a totalement disparu. C'était une espèce d'indice que l'Académie s'occupait d'aérostation ; d'où l'on présume qu'elle renonce entièrement à celte étude. »

Depuis ce temps l'Académie des Sciences a semblé donner raison à ces lignes du Journal d'un Observateur: a-t-elle raison, a-t-elle tort? A la lecture de la plupart des mémoires qu'on lui envoie, nous serions tentés de croire qu'elle a raison.

Nous voudrions cependant lui voir un peu plus d'h> dulgence.

Parmi les nombreux projets de direction atmosphérique qui n'ont pas été appliqués, les plus remarquables sont, outre le globe volant de M. B..., ceux de Camp mas , qui avait construit ce qu'il appelait le salon aérostatique; de Thilorier, qui a écrit au Journal de Paris, en 4797 et 4798, une série de lettres où il y a certainement beaucoup à prendre, ainsi que dans celles du même temps qui sont signées L. L.; un livre singulier d'un If. Salle, docteur en médecine, livre qu'il date de Pékin (4784); un autre du baron Scott, capitaine de dragons, où il se trouve de très-bonnes choses (4789) ; une brochure de M. Luzarche, une autre de M. Pierre Ferrand (4835) , et enfin une note fort bien faite d'un M. Henin, chef d'escadron du 4 6* dragons, et datée de l'an X, dans laquelle il expose un système à parachute renversé, origine de celui de Patin. — J'en passe, et des meilleurs.

Quant aux contemporains, MM. Petin, Sanëon, Gire, Régnier, Franchot, etc., nous nous proposons, dans une

Parachute renversé de Henin.

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