SIMONIS EMPIS, ÉDITEUR
2, HUE CnÉRUBINI, 2
Tous droits rései'v<?s.
Il a été tiré, de cet ouvrage, cinquante exemplaires sitr papier du Japon, numérotée à la presse, avec signature autographe de l'auteur.
A Félicien Chanipsaur
Mon vieil ami, ■
Tu es le chroniqueur des genlilles, pimpantes et malignes femmes parisiennes epii, sous la troisième République, tiennent le sceptre de la grâce, de [amour, et ce sont encore des reines dans un temps où les reines — comme les fleurs des arbres, au printemps — timihent et jonchent la terre.
D'aucuns veulent bien. penser que je suis un peu le chroniqueur des femmes du Second Empire — de ces femmes qui, elles aussi, furent tout charme, toute passion, et qui restent C(mime les initiatrices, comme les mères-grands de celles qui brillent actuellement.
Il g aurait donc, entre tes peintures et les miennes , quelque rapprochement.
Puisque mes « Femmes de Cour » et mes « Femmes d'Amour nni'otitparu te plaire, [intéresser, laisse-moi, mon vieux camarade, te les offrir — oh, bien honnêtement : elles
ont des cheveux blancs, aujourd'hui! — et mrtire ce livre d'Histoire anecdotique sur nos quinze années d'amilié; — tel un soldat pose un cachet de cire sur la lettre qii il adresse à un compagnon d'armes qni combat loin de lui, -pour la même cause que lui.
PIEItHE IJE LAXO.
Paris, novem/>r(' IS92.
Costume de Dog'arcssc, port<? par l'Impératrice, aux Tuileries. {D'après un document original.)