Parmi les autres fétiches, je note encore les suivants
a) Kalunga, probablement un génie de l'Ouest, a pour fétiche un tronc d'arbre (70 centimètres de hauteur), grossièrement taillé, à deux faces humaines, au menton démesurément pointu. Un vrai Janus std generis,
Baluba. Congo, D, a, io3.
Le crâne est bourré de la médecine appropriée. Quand son propriétaire se trouve mal, il délaie dans de l'eau quelques prises de cette pâte magique, la prend en guise de tisane et doit guérir. Pour s'assurer en tout temps sa puissante faveur, il l'abrite sous un toit de chaume et le fixe sur un monticule d'argile. A chaque nouvelle lune, il l'asperge de farine et d'eau et se badigeonne lui-même d'ocre rouge sur la joue droite, de terre blanche sur la joue gauche.
b) Kaiema (dont je n'ai jamais entendu un Muluba porter le nom) a pour fétiche une simple tête de bois fixée sur une pointe de fer. Le crâne est rempli de pâte magique et surmonté d'un couteau que l'on entoure de rondelles de paille, chaque fois qu'on veut s'assurer sa bienveillance.
c) Kabezya Mwilili, a pour fétiche une petite statuette qu'on porte en bandouillère.
Il est bourré d'ingrédients magiques.
d) Kabwelulu a pour fétiche une statuette en bois qui porte une corne au sommet. On fixe ce fétiche dans un panier, debout, au milieu de coquillages de gros escargots. Le panier est à couvercle pointu.
e) Kifwebe, C'est ou bien une boule de bois non évidée ou un masque. L'un et l'autre portent des yeux, un nez, une bouche, d'ordinaire même des poils raides au menton et des poils dans les narines. Pour honorer le féticheboule on le porte en triomphe sur l'épaule; pour honorer le fétiche-masque, on danse avec lui. C'est le masque de danse Mukisi a kukaya.
Il y a le Kifwebe mâle, plus petit, et le Kifwebe femelle, grand, deux fois plus grand que le premier.
î) Mbuya a pour fétiche une statuette de bois piquée sur une pointe de fer. Le crâne rempli de pâte est hérissé
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de longues épines; au sommet il porte une corne à remèdes; aux coudes des bras sont fixés des crampons de fer; un pagne de feuilles de datier lui couvre les reins. A chaque nouvelle lune on l'expose devant la case. îl a pour spécialité magique d'arrêter avec ses crampons les hamfwiti nocturnes, ces génies malfaisants décrits au nMOl.
g) Kabila ka lulombo : Kabila la mendiante a pour fétiche une statuette figurant une femme assise. Pour l'honorer le propriétaire met ce fétiche à sa porte et se met à jouer de la corne-trompe ; lorsque ses amis ou ceux du voisinage arrivent, ils voient la statuette et laissent tomber quelques perles dans le récipient. C'est une manière détournée de demander l'aumône.
h) Le Nzoveu (éléphant), le Kasingila-yenga, le Kaomba sont de petits masques qui n'ont que la grandeur de la figure humaine; je n'ai jamais pu m'en procurer. Ils sont d'ailleurs très peu répandus, ainsi que le Kifwebe, dont il a été question ci-dessus.
i) L'amulette la plus répandue est le Kilambo, corne d'antilope ou de buffle, remplie d'os humains et de charbon en poudre ; dès que le noir se sent indisposé, il prend un peu de ce mélange magique, et le frotte sur la langue; il honore ce fétiche en l'exposant, aux jours prescrits, en dehors de la case.
j) Voici le Kabila ka vilye, Kabila femme ou fille de ^ l'esprit; ce génie a pour fétiche une statuette de femme assise tenant entre ses mains un vase rempli de terre
Baluha. Cong-Q, D, a, io3.
blanche. Avant et après ses consultations, le sorcier y prend une pincée de terre pour s'en frotter suivant le rite. C'est là aussi qu'il puise la terre qu'il fait mêler en guise de remède, aux aliments du malade pour lequel on vient le consulter.
k) Pungwe, gardien du bulohwe, c'est-à-dire du sang sacré, a pour fétiche un tronc d'arbre de grandeur variable, dont la partie supérieure est taillée en forme de tête ; on orne le cou d'un collier de perles bleues ou de cauries. Le chef Kyombo, en avait un de 1 m. 20 de hauteur, tandis que son vassal en avait un de 35 centimètres. Ce fétiche est le signe et le gardien du pouvoir des Bakyombo.
1) Kyanda a pour fétiche une statuette de bois blanc très léger; ce fétiche, protecteur de la famille d'un Kilolo (personnage qui a reçu une portion de territoire), est la personnification du génie protecteur de la famille; si l'ennemi parvient à s'emparer de ce fétiche, une calamité va fondre sur la famille : ce qui est également le cas pour le pungwe.
m) Kamwanga a pour fétiche une statuette piquée sur une pointe en fer, au fond d'un pot recouvert d'une peau. Je l'ai rencontrée chez les sorciers-devins, Kansyekele, Le sorcier met le pot dans un coin de sa hutte; en présence du client il interroge l'auteur du mal ou du maléfice. La statuette, disent les Baluba, donne l'oracle « comme un homme qui siffle légèrement entre ses dents ». Le sorcier seul comprend et explique.
n) Kabezya a pour fétiche une statuette qu'emploient les sorciers Kilumbu, possédés du génie Kalumba. Ceuxci s'en servent quand ils vont donner des consultations à domicile. Voici le Kilumbu qui va opérer dans un village voisin. Il pique le fétiche sur le toit de la maison où il
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opère, pour avertir les clients. Quand ceux-ci s'amènent il se met à l'œuvre; il verse le sang; de la poule sur la statuette et il vaticine en le regardant couler.
o) Le génie protecteur d'un chef Mulohwe, c'est-à-dire d'un chef à sang sacré, a pour fétiche le bâton même du chef. Ce bâton a été préalablement muni d'ingrédients magiques; il est muhake. Ce fétiche est le sceptre de la puissance sur le village ou la tribu. C'est lui que le chef remet à son envoyé pour l'accréditer auprès d'un autre chef. Ce bâton passe au successeur avec l'autorité. Le successeur le frotte d'huile pour honorer les prédécesseurs. Quand le chef s'absente pour boire la bière, quand il se rend au Conseil, etc., il pique le bâton devant sa cabane, comme pour montrer qu'il veille sur le village on, plutôt, qu'il est toujours en fonctions.
Les Bakyombo ont de même la queue d'hippopotame, ornée et munie de remèdes magiques.
p) Kamusungabomi a pour fétiche une statuette portée par les femmes sur l'épaule, afin de rester en bonne santé. C'est un Mukisi wa kularna, fétiche gardien; comme du reste le suivant :
q) Kalala ka bwanga, fétiche mâle, en bois de Kitumpo. Il est fait pour garder et guérir. Il est revêtu de peau jusqu'au cou et fixé sur une pointe. La nuit il est mis près de la tête du malade, le jour à la porte.
r) Tûta, C'est un des mikisi ya kuzyula nayo, fétiches pour déterrer. Statuette en bois de Nkoyo ; la tête seule est sculptée ; ce n'est ni un homme ni une femme, mais
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bwanga bituhu (pur remède). Ce fétiche est garni d'ingrédients magiques, dessous et sur la tête, avec de la peau humaine comme ingrédient principal. Il sert 'à Kutûta mufu, c'est-à-dire, à réprimer les importunités d'un mort. Le kutûta mufu est un rite symbolique. Voici comment on pratique ce rite. On place le fétiche sur la tombe du mort accusé d'importuner les vivants. On l'y enfonce avec le pied (kutûta), en disant Tûta mufu. Le lendemain le mort est déterré et, tout de suite, les auteurs de ce déterrement se mettent à mâcher des bâtonnets et vont se cogner la tête contre un arbre voisin, en disant : Nakutentula ku muti yeu; obe muti yeu, ke mukwanhinandi (Je t'enfonce dans cet arbre; toi, cet arbre-ci, n'es-tu pas la parente de sa mère?). Par ces paroles, les mânes du mort sont enfoncés dans l'arbre. Puis les acteurs de cette scène se revêtent de plumes de nduba (oiseau à plumes rouge sang), se tracent une ligne blanche au-dessus de l'œil et reviennent avec le squelette au village où les os sont partagés pour faire des remèdes (bwanga).
s) Kaluvwalabyumu a pour fétiche une statuette taillée dans du bois de katona kabaya ; tête d'homme barbu sculptée. Même office que le tûta,
t) Muhungu, est le fétiche du chasseur. Il y a le fétiche mâle et le fétiche femelle. Quand on veut fabriquer ce fétiche, on prend une feuille spéciale, on la déchire dans le creux de la main et on la jette en disant : « Génie Muhungu, je veux te sculpter une statuette ». Puis on prend « bizimba bya mutwe wa mutembo ne wa kilue », c'està-dire, les ossements de la tête d'un pygmée chasseur et d'un indigène chasseur de profession; on mêle ces os aux raclures de la racine de l'arbre kikelemuti. L'opérateur tue, cuit et mange une poule; son mukisi reçoit l'offrande.
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Sur la tête du muhungu est une corne de kasya (la petite antilope).
Avant de chasser, l'homme au fétiche siffle pour appeler les bêtes. Quand il va se mettre en chasse, il dit à son fétiche « Obe mukisi wami, nakusongela tuhoye nôbe » (Toi, mon fétiche, je t'implore pour que nous puissions chasser avec toi). Lorsque notre chasseur a tué une bête, il l'éventre et frotte la tête de son muhungu dans la poitrine saignante. Puis il lui cuit un peu de viande et demande à ses voisins dix perles pour en revêtir le muhungu. La viande est mangée par la famille.
Voilà les cérémonies de la consécration du fétiche.
u) Kabyo, fétiche talisman qui n'est pas la personnification d'un esprit. Est-ce l'image de l'âme d'un enfant ou un simple talisman, je ne sais.
il se compose d'une petite statuette de bois, longue de 5 à 10 centimètres, bourrée de morceaux enlevés à la langue, au cœur et aux os d'un homme foudroyé. Il est fixé sur une natte minuscule en papyrus, à l'aide d'une corde; les deux bouts, sortent derrière la natte, ils sont terminés, l'un par un os humain, l'autre par des crampons destinés à saisir les ndozi ou lanceurs invisibles de maléfices.
Le dévot sort son Kobyo quand il a peur. En temps de paix il le dépose, roulé dans sa petite natte, au fond d'un panier à fétiches (kihau).
v) Kalala ka bwanga. Cet esprit est représenté par une statuette du sexe masculin, en bois de kitumpo. Il
Baluba. Congo, D, a, io3.
repose sur une pointe de fer et est entourée de peaux jusqu'au cou. Son office est de veiller sur ses dévots, et aussi de les guérir en cas de maladie. Il suffit au malade de le mettre près de son oreiller. On l'honore en le mettant, le matin, à la porte de la case.
w) Katunda ngulu (= m. à m. celui qui ne quitte pas les montagnes) est un fétiche de l'Est. Il est représenté par une statuette de bois sans jambes. Il a de longs poils dans les oreilles, pour bien entendre ce que lui dit son dévot serviteur ou son sorcier. Aux reins il a une sorte de crinoline de danseuse, en peau de nsunu (antilope rousse). Il repose dans un panier à couvercle (kihau); il est entouré de cailloux recueillis aux montagnes principales du pays, d'écailles de moules, d'ossements humains et d'os de divers oiseaux dont j'ignore le nom. Sur la tête, est fixée une corne qui contient en petit les mêmes ingrédients; l'intérieur de la tête est bourrée de même.
Pour obtenir son assistance contre les lanceurs de maléfices ou pour se débarrasser d'une maladie, le dévot prend des feuilles de l'arbre mulwalwa, qui pousse sur le bord des eaux, et des feuilles du même arbre qui pousse loin de l'eau. De ces feuilles il entoure le fétiche et le jette dans un feu; il le retire de là dès que les feuilles sont brûlées mais avant que le fétiche ne le soit. Pendant ce temps, il dit au fétiche « Mwine undoanga afwe, amua nsyale », c'est-à-dire « Que meure celui qui m'ensorcelle, et que moi je vive ». Si on a imploré Katunda ngulu pour un malade, celui-ci doit guérir. En attendant la guérison, le fétiche est posé contre la tête du malade. On fait d'ailleurs de même pour se prémunir contre les maléfices.
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x) Kamukitina miketo , fétiche protecteur de !a guerre. Son nom signifie : « Celui qui ne craint pas les flèches ». Il est double, homme d'un côté, femme de l'autre. On l'honore en le portant lié sur l'épaule.
y) Mande, fétiche qu'on bourre de remèdes magiques. C'est un protecteur contre tous les dangers.
On l'honore en lui versant sur la tête de la farine délayée dans de l'eau, pendant qu'on récite cette formule : « Obe mukisi wami, untelela ka bubi ka kufwa ; mwanzambale wami. Ami nkitetela ka bubi, ami nsyale aye afwe », c'est-à-dire, « Toi mon fétiche, dénonce moi le méchant qui veut ma mort; tu es mon mwanzambale (antidote qui repousse les génies malfaisants). Moi je ne puis dénoncer le méchant (c'est-à-dire, je ne le connais pas), moi que je vive donc, et que lui meure.
z) A ces fétiches, il convient de joindre ceux qui servent aux confréries. (Voir n^ 119.)
Voici un passage du P. Vandermeîren, sur les mikisi.
Zoo het den lezer believen kan, zullen wij samen een kijkje wagen in den « winkel » van zoo'n Bwana mutomho of inlandschen tooveraargeneesheer. Bij hem immers vindt men inikisi (i) van aile slag en
(i) De Baluba rangschikken onder de benoeming van mikisi, zaken die niet eens den naam van beeld verdienen, zooals een toovervel, tooverstokjes en ander toovertuig; zelfs noemen zij mikisi sommige dingen die althans oogenschijnlijk geene bètrekking hebben noch met geesten, noch met tooverij, zooals de maskers en ivoren pronkstukjes, waarvan verder spraak is. Wij laten hier insgelijks bemerken dat wij de verdeeling der misiki geven, zooals zij door onze Baluba zelf gemaakt wordt en bij hen in voege is.
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grootte : borstbeelden, gekamde en ongekamde mihisi, wijvekens en mannekens. Nochtans kan men, zooals de Baluba zelf het doen, drie reeksen of soorten van mikisi onderscheiden.
1° EERSTE SOORT VAN MIKISI
Eene eerste reeks zijn de mikisi ya huhakwa (i) : geestenbeelden met eenen hoorn op den kop, welke hoorn vol steekt met hulpmiddelen aan welke de geest zelve, door bemiddeling van zijnen dienstknecht, den tooveraar eene bijzondere kracht verbonden heeft. Onder die beelden vinden wi] Kasongo Muyemhe, een fetischbeeld met dierenvellen als kleederdracht ; Kalunga, met een angezicht vôôr en achter ; en Nyemho, met eenen grooten hoorn op den kop.
Een ander beeld is dat van den geest Kahezya ka hulungu : deze is langwerpig van wezen, en lange haren hangen hem op den rug. In den kop steken bizimha, dit is, toovermiddelen, meestendeels vervaardigd uit beenderen van zelfmoorders, verdronkenen, verhangenen of gestorvenen aan den giftdrank mwavi. Somtijds ook gebraikt men, tôt het vervaardigen dier bizimba, koppen van serpenten die in eenen tweestrijd elkander gedood hebben.
De verschillige mpingu zijn ook mikisi y a kuhakwa. Daar is vooreerst luhingu (2) Iwa mukuli, woord dat ik zoa willen vertalen door « schimbeeld ». Dit fetischbeeld gelijkt gocd op eene mummie, van 7 tôt 8 centimeters lengte. Bij middel van een koordje, hangt men dit beeld op de borst. Wee hem ! die den eigenaar van zulk een beeld om het leven brengt of door eene doodelijke ziekte doet verdv^ijnen. De schim van den overledene zal den boosdoener achtervolgen.
Gedarende den slaap zal het spookbeeld komen den plichtigen een luhingu toewerpen en met eene doodelijke ziekte slaan.
Een andere is luhingk Iwa nsango. Het bestaat uit twee of meer kleine stokjes hebbende 12 of i3 millimeters lengte en op een koordje geschoven. Dit is een toovermiddel tegen serpentebeeten. Gij zijt op weg en voelt dat een serpent u gebeten heeft. Haastig ! werp een luhingu Iwa nsango in den mond en nog eer ge thuis komt, is aile gevaar voor vergiftiging verdwenen.
(i) Kuhakwa is de lijdende vorm van het werkwoord kuhaka ; dit woord beteekent : volstoppen met toovermiddelen, al slaande met het platte van de hand op de opening van den hoorn.
(3) Luhingu, enkelvoud van mpingu.
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Is de beet geweldig en gaat uw voet aan 't zwellen, gebruik dan een luhingu Iwa kufuhisya (ontzwellen). Dit toovermiddel bestaat uit drie, vier houtjes van 2 5 millimeters lengte op i5 millimeters doorsnede. Ge bindt de stokjes om de bezeerde plaats en stillekens aan begint de voet te ontzwellen.
Wonderbaarder nog is nganze ya tuhundi. Dit zijn twee vellen van een kabundi (soort van eekhoorntje), het eene op het andere vastgemaakt en waarvan het bovenste vol steekt met allerhande toovermiddelen : hoorns, kinkhoorns, vruchten, klauwen, enz. Dit dingske ware juist iets voor onze geheime politieagenten.
Inderdaad, met die vellen op de lenden kan men in eens onzichtbaar worden. Het is genoeg zulks te willen. Wat meer is, geen serpent kan u raken, en als ge het begeert, verandert ge in luipaard en eet ge geiten naar beliefte.
2° TWEEDE SOORT VAN MIKISI
De Mikisi « haihakwanga » (i) zijn een soort van maskers, verschillend in grootte en kleur, die in dans en spel gebruikt worden. Daaronder is kaomba, zoo heet men eene soort tafelbord, op wiens bolronden kant oogen, neus en mond ingesneden zijn. Kifwehe, kalunza en kismgila zijn ook maskers, maar grooter en verschillend in vorm.
De Baluba dragen ook nog ivoren beeldekens, maar alleenlijk als pronkpoppen en die hebben noch naam noch werk.
3« DERDE SOORT VAN MIKISI
Eene derde reeks Mikisi zijn (( ya hubutulwa » (2). Wondere schepsels zijn het! Luistert liever.
Ge zijt op wandel. Op eens schijnt het u een gekletter te hooren van wapperende vellen. Daar is iemand! Ge kijkt... Niets... Met de angst in 't hert, zet ge uwen weg voort. Maat het kletteren her-
(1) D. w. z. : die niet met toovermiddelen worden volgestopt.
(2) D. w. z. : om geboren te worden.
Baluba. Congo, D, a, io3.
begint... en nochtans, niemand te zienl Ge gaat rapper, en rapper kletteren de vellen. Ge loopt en loopen doen de onzichtbare wezens. Vol angst komt ge thuis en ge valt in bezwijming, klaar van angst en vrees. Wat scheelt er ? Niemand beter dan Bwana kilumhu (de tooveraar) kan u daar uitleg over geven. Een pijl eerst als ingang prij s en de tooveraar is gansch te uwen dienst. Nu nog eene kleine beschrijving over uwe reis, en 't is voldoende : de Kilumbu (tooveraar) weet ailes. « Ge zijt achtervolgd geweest door hakuli , die begeert als lid uwer famille te worden geboren. Maar, ga in vrede I Brouw eenige potten bier, en onthier en eenige dagen zal ik u een kakuli-beeld bezorgen. Dit beeld. zult g:j bewaren aan het hoofdeinde van uw bed, en dan, op gelukkigen tijd, den nieuwgeborene Kakuli noemen. »
Ziet ge daar dien man met de bijl op den schouder ; 't is de tooveraar. Hij gaat naar het bosch «kuabula kakuli» (letterlijk : kakuli uit het water halen). Eerst een gebed (kutota) : « Kakuli, ga bij uw vader (uwe moeder); blijf bij hem opdat hij niet ziek worde ; bezorg hem vleesch; (maak) dat hij voedzame mondstoffen krijge enz.Eet met hem. Laat u begaan dat ik u uithale. » Dit zeggende kapt hij eenen tak van zekeren boom. Indien Kilumbu in het huiswaartskeeren door den regen overvallen wordt, is 't goed teeken. Kakuli heeft zijn gebed verhoord, en nu mag de tooveraar rustig het beeld snekkeren en snijden. Geen regen, integendeel, is slecht; de Kilumbu zal het niet wagen zulk een beeld te snijden, vooraleer regen gevallen is.
Zoo gij ooit, 't zij bij dage, 't zij bij nachte, gerucht hoort in het hol van eenen boom, zonder dat gij iets gevaar wordt, wees overtuigd dat MuilUyi, een andere geest, u achtervolgt en zoekt bij u geboren te worden.
Kahwangozi, nog een dier mikisi, is gemaakt bij middel van eene vrucht, miungu geheeten. Die vrucht wordt eerst geschrapt, daarna in het midden doorgesneden. Het afschrapsel, in de zon opengestrooid, moet drogen, terwijl Kilumhu en anderen een goed potje bier verorberen. Alzoo is het gebruik; de geesten zijn daar niet het m.inst over geërgerd. De pot cens ledig, begint Kilumbu den Kahwangozi te maken. Ziehier hoe hij het aan boord legt. Op den buitenkant van de eene helft van de vrucht, 't is te zeggen over den bolronden kant, strijkt hij was van bijën, zorg dragend tusschen het was en de vrucht
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het afschrapsel, daar zooeven buiten gelegd en nu met mpima van bier gemengd, te verschuilen. Op het was steekt hij hantyityi (kleine roode vruchtjes), de eene tegen de andere, over de gansche oppervlakte. Twee mikose (kinkhoorns) nog, die de oogen moeten verbeelden, en kahwangozi is gemaakt. De Kilumhu krijgt voor zijn werk twee snoeren peerlen, een kieken, eene houw en eene bijl.
Kilyangi, mutentu en mulomha, zijn beelden der geesten van afgestorvenen, die zoeken opnieuv;^ geboren te worden.
Voici comment, d'autre part, un jeune Muluba instruit rédigea, par écrit, un classement des fétiches, statuettes, amulettes, etc., à ma demande. Le texte kiluba est de lui seul
1. — Mihisi ya fniti ya Bamfumu (fétiches des chefs sculptés dans du bois) :
A. — 1. Mpungwe wa Kiyombo, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Kyombo ;
2. Mpungwe wa Mbayo, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Mbayo ;
3. Mpungwe wa Kabwangozi, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Kabwangozi ;
4. MpungTve wa Tandwe, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Tandwe ;
5. Mpungwe wa Kibo, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Kibo ;
6. Mpungwe wa Kisi, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Kisi ;
7. Mpungwe wa Kataki, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Kataki;
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8. Mpungwe wa Mubanzo, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Mubanzo;
9. Mpungwe wa Kasongo, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Kasongo;
10. Mpungwe wa Monga, le mpungwe fétiche du génie familial du chef Monga.
B. — 1. Kasongo-Muyembe, ou i mukisi unenanga; traduction littérale : celui-là est un fétiche qui parle;