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Minerais

Le minerai de fer abonde en Uruwa, il est malheureusement de fort mauvaise qualité. Tel quel, il est employé par les indigènes.

Je n'ai pas connaissance d'autres minerais; cependant je ne doute pas que les montagnes situées à l'Est ne recèlent encore bien des surprises à ce sujet. (Voir n^ 56.)

P. Colle.

Baluba. Congo, B, /, 61-62»

BALUBA

(Congo.)

B. — Vie Matérielle.

e) Moyens d'existence, Métiers, Occupations. 63. — Autres occupations.

Préparation de Thuile.

Ce sont les femmes qui y procèdent.

a) Fabrication de l'huile des Baluba, c'est-à-dire de l'huile de sésame ou bulongo.

On sait que le sésame développé comporte des tiges élevées de 1 mètre à 1 m. 20, au bout desquelles se dressent des gousses ressemblant à celles des petits pois, mais moins aplaties. Dans ces gousses se cachent les graines, qui ressemblent à celles des graines de lin, dont elles ont la couleur.

La plante sèche sur pied.

Lorsqu'elle est à peu près sèche, la femme l'arrache prudemment du sol et la porte à la partie du champ préparé à cet effet, c'est-à-dire à un endroit déblayé d'herbes et de broussailles et soigneusement balayé. On l'étend sur le sol ou on la met debout contre uue corde tendue entre deux piquets.

Ainsi, la plante achève de sécher.

Ceci accompli, la femme étend les tiges par terre, les unes à côté des autres, en ligne, pour être battues. On procède à ce battage avec un morceau de bois. La graine tombe de la gousse.

Ces graines sont recueillies avec soin et vannées, purifiées de toutes impuretés.

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La récolte ainsi préparée est portée au village en paniers.

Là, on fait griller ces graines, comme le café chez nous. Cela se fait dans un pot ou dans des tessons de pots, placés sur le feu du foyer; on remue constamment les graines avec un bâtonnet.

A ce moment, on met les graines sur une pierre plate de quartz très dur; c'est la meule ordinaire. On pile au moyen d'une autre pierre plus petite, manœuvrée par l'opérateur.

Ainsi s'obtient la farine.

Cette farine est exposée au soleil sur une natte, afin qu'elle soit séchée à fond, dans ses moindres parties.

Après, la ménagère prend son grand pot qu'elle emplit d'eau et le pose sur le feu, allumé exprès en dehors de la case; à l'intérieur, ce serait trop dangereux pour l'incendie. Quand l'eau bout, elle y jette quelques poignées de farine. Bientôt, par l'effet de l'ébullition, l'huile surnage sur l'eau. C'est l'instant de l'enlever avec une cuiller en bois et de la verser dans le pot d'huile.

L'opération recommence autant de fois qu'il le faut pour épuiser la provision de farine.

b) L'huile de ricin s'obtient d'après la même méthode.

c) Quant à l'huile d'arachide, deux procédés sont maintenant en usage: l'ébullition, qui donne plus d'huile, mais de moins bonne qualité; la méthode dite de compression, qui a été introduite.

Voici en quoi elle consiste :

Quand l'arachide a été bien séchée — au soleil en plein champ si le temps n'est pas trop pluvieux, — on décortique la graine avec soin ; puis on la pile grossiè-

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rement dans le mortier ordinaire; on obtient ainsi une farine plutôt grossière.

Cette farine est étendue sur des nattes au soleil et cela par un jour de grande chaleur, de la plus grande chaleur possible; plus il fait chaud, plus l'huile sera abondante. C'est ainsi que six kilos d'arachide donnent un litre d'huile quand l'opération dont je parle s'est poursuivie dans une température très élevée et que par une température plus basse, on n'obtiendra la même quantité qu'avec dix kilos.

La farine bien sèche est alors saupoudrée d'un peu de sel. Après environ deux heures d'exposition au soleil, on se met à comprimer l'huile.

Cela se fait prestement et à grands renforts de bras.

On jette une certaine quantité de farine dans le mortier de bois, puis cinq ou six femmes, avec autant de gros bâtons, travaillent à la fois, pressant vers le bas, tournant et retournant la pâte, frottant le bas des bâtons les uns contre les autres, par des mouvements appropriés au but à atteindre : extraire le maximum d'huile.

Cela dure une demi-heure, la pulpe et l'huile se séparent, on verse l'huile dans le pot; puis on recommence avec une nouvelle quantité de farine et ainsi de suite.

Le reste de la pulpe est d'abord enlevé du mortier, comprimé avec les doigts de manière à ce que, pressée

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comme une éponge, la matière dégage sa dernière goutte d'huile.

Puis cette pâte se mange gloutonnement, en friandise. Les indigènes en raffolent.

Voici une autre recette : C'est la méthode de compression des arachides chauffées à la vapeur d'eau : 4 kilogrammes de graines donnent 1 litre d'huile.

On met les arachides concassées dans un sac que l'on pose au dessous d'un pot oii l'eau est tenue en ébullition. Après quelque temps, on le comprime sous une presse à main.

Cette méthode vient d'être introduite par les missionnaires.

d) Huile de palme.

Lorsque les dessous des régimes du palmier élaïs prennent une couleur jaunâtre et qu'en haut les graines s'en vont, l'indigène procède à la coupe des régimes.

On enlève les nervures du milieu et on fait bouillir les graines dans de l'eau bouillante sous un couvercle de pression (voir n^ 22).

Ceci a pour but de les ramollir.

Ramollies, on les retire du pot et on les jette dans le mortier; là, on les pile : on force la pulpe à se détacher du noyau.

La pulpe ainsi recueillie est jetée dans une grande quantité d'eau bouillante.

Sous l'ébullition, les fibres se détachent de cette matière jaunâtre qui contient l'huile.

A ce moment, la femme enlève l'eau du feu, pour manipuler la matière; elle enlève les fibres avec la main, puis elle verse l'eau jaunâtre qui reste à travers ce qu'on appelle le tamis des Baluba et qui est un

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(Congo.)

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panier dont le fond est formé de fibres de palmes dures croisées, à claire voie, mais à toute petite clarté.

Ce panier est rond au bord en haut et carré dans le fond (voir n^ 54, Vannerie).

Toute impureté, fibres et autres, restent dans le tamis.

L'eau visqueuse purifiée obtenue est remise dans le pot sur le feu.

Sous l'action de l'ébullition, Thuile surnage et on n'a plus qu'à l'enlever à la cuiller et la mettre dans le pot à ce destiné.

P. Colle.

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(Congo.)

I C. — Vie Familiale.

a) Naissance.

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