Education physique
Un nègre devant, en somme, savoir un peu de tout et assez jeune, il est clair qu'il doit apprendre rapidement, dès son jeune âge, de ses parents, de ses amis, de tous ceux qu'il rencontre.
Le noir ne donne à ses enfants aucune éducation spéciale proprement dite. L'enfant s'éduque lui-même, en somme, par imitation de ce qu'il voit.
Les mères, toutefois, forment leurs filles aux travaux du ménage et aux cultures en se faisant aider par elles.
Les garçons courent les réunions des grands, écoutent et observent Ayant l'esprit naturellement très éveillé dans leur âge tendre et étant très observateurs, ils s'instruisent par ce qu'ils entendent et voient faire. Leur esprit d'imitation les initie aux travaux qu'ils voient exécuter.
C'est ainsi qu'ayant vu manier l'arc et la flèche, l'enfant s'exercera, dès son enfance, avec un petit arc. Il accompagnera ses parents à la chasse, à la pêche, aux cultures. Il apprendra la construction d'une cabane, le séchage du poisson, le boucanage de la viande, la cuisine même, les divers métiers, etc.
Pour la danse, on voit les soirs de lune, les gosses s'exercer gauchement à imiter leurs aînés. Ils terminent
Baluba. Congo, C, b, ji.
d'habitude la longue théorie des danseurs, qui finit ainsi en ordre de taille décroissante, jusqu'aux plus petits.
Peu à peu, les filles se spécialiseront dans les travaux des femmes et les garçons dans les fonctions des hommes.
P. Colle.
(Cong^o.)