TURION HAUT DE 0,60 AU-DESSUS DE TERRE AU DÉBUT DE L'OBSERVATION
16 mai 1876.
7A - mn 2 92 o CRE © © Etes SONO Z = Sa z D 02 As : SES Eh PEteMrS OBSERVATIONS OS Sesos| À ee SMS en) # F3 © millim. | milhm. | millim. | millim.
Mate cc 16 007 005 009 021 17 008 006 008 022 18 006 006 008 020 19 007 007 007 021 20 006 006 009 021 91 007 008 o11 026 29 009 008 015 332 93 009 011 020 040 24 012 007 007 026 95 » » 1» « 26 011 012 022 045 97 013 027 040 080 28 021 026 029 076 29 027 032 031 090 30 040 029 042 111 31 056 054 149 252 2 120 110 124 304 3 129 107 182 418 La plus grande croissance.
4 109 11% 151 374 Hi] 137 088 152 311 6 078 074 089 241 7 08% 056 092 232 8 060 052 062 174 9 051 04% 058 153 10 049 050 042 141 11 031 034 052 117 12 053 029 048 110 13 031 025 049 105
Remarques. — La croissance est, dans cette espèce, plus accusée le jour que la nuit, car, sur 29 observations, 11 y a 2% nuits supérieures aux journées, comme allongement.
La plus grande croissance observée dans les 24 heures est de 418 millimètres; elle a lieu le 3 juin, et se décompose ainsi : 236 millimètres de croissance diurne contre 182 millimètres de croissance nocturne.
Le total de la croissance des matinées est supérieur à celui
des après-midi: les matinées donnent 1272 millimètres, et les après-midi 1081; aussi les matinées sont-elles encore supérieures aux après-midi pendant 17 jours. Il y a eu trois égalités de croissance.
Dans d’autres observations, on remarque, plus accentués que dans celle-ci au début de la pousse, certains arrèts dans l’allongement, ou des allongements peu sensibles et assez réguliers. Ces hésitations dans la croissance coïncident avec la superposition très-rapprochée des nœuds de la base du chaume, si saillante dans cette espèce.
Pendant que cette rapide végétation des Bambous se manieste, y a-t-1l, à l’intérieur de leur chaume, production de chaleur où de froid par rapport à la température de l'air extérieur? C’est une question qui provoquait des expériences ; nous les avons faites sur de forts chaumes, en développement, du Bambusa macroculmis, de végétation automnale, et également sur de forts chaumes du Phyllostachys mitis, de végétation vernale. |
Dans les deux cas, la manière d’expérimenter a été la même. On à choisi, sur une même touffe, un chaume né l’année précédente, et un en développement. A 1",60 de hauteur environ, dans l’intérieur de chaque chaume, on a introduit un thermomètre à mercure, instrument de précision zéroté à 10 centimètres de la cuvette. Une perforation préalable de la paroi du Bambou, perforation proportionnée au diamètre du thermomètre et nécessaire à l'introduction de ce dernier, fut exécutée. Son point zéro émergeait de la paroi externe du chaume, et une collerette de cire empêchait toute infiltration de l’air extérieur. Un thermomètre pendu entre les deux endroits d'observation donnait le degré à l’air libre et, dans certains cas, un thermomètre à minima, de construction spéciale, marquaitle minimum interne obtenu pendant la nuit.
Il résulte de cette longue série d'expériences qu'aucune production de chaleur interne n’est émise par la plante pendant son développement, et que cette dernière est, selon les
cas, soumise à des phénomènes d’échauffement et de refroidissement plus ou moins rapides, suivant la nature et l’épaisseur des parois des espèces sur lesquelles on opère.
Le premier tableau qui suit fait ressortir, entre autres déductions, deux résultats bien différents. Il enregistre la température interne prise simultanément dans deux chaumes de Bambusa macroculmis d'une même toufle, lun déjà vieux, l’autre en développement. De cette première comparaison, il résulte que le jeune chaume en élongation, n° 9, a constamment une température plus froide que celle de l'adulte, n° 1, et que son degré interne est louJours inférieur à celui de l'air extérieur, ou, pour mieux dire et pour préciser : quelle que soit la chaleur de la Journée, ce chaume en développement l’emmagasine à un degré moindre que l'air extérieur ou que l’air contenu dans un vieux chaume, et 1l se refroidit en mème el que cet air extérieur, tout en lui restant inférieur de 1 à 2 degrés.
C’est le contraire qui a eu lieu pour les enptratites observées et consignées au n° À du tableau ci-contre, concernant un vieux chaume à paroi sèche complétement durcie et serréé, chaume pour ainsi dire ligneux. L’échauffement interne se produit alors rapidement et atteint son maximum vers 3 heures de l’après-midi. À partir de ce moment, la température de l'air diminue et celle de l’intérieur du chaume reste échauffée à un degré bien supérieur à celui de l’air libre. Ce degré thermique interne descend très-insensiblement jusque vers 10 heures du soir, moment où il y a égalité interne et externe. De cette heure au lever du soleil, le refroidissement interne va en croissant jusqu'à un minimum oblenu un peu avant le lever du soleil, minimum toutefois d’un degré supérieur à celui de Pair libre.
Nous n’exposons ici que quelques jours extraits de toutes ces expériences, qui comprennent deux années d’observations.