‹ Les bambousChapitre 4 sur 44 · C. CHapeLierr, Munro. — Tige grimpante · texte numérisé non relu

C. CHapeLierr, Munro. — Tige grimpante

Habitat. — Madagascar.

C. PERGRACILE, Munro. — Tige de 40 pieds anglais ou 12",20. Habitat. — Indes orientales (Tenasserim, Rangoon).

Dix-septième genre — Pseudostachyum.

Une seule espèce connue.

Ps. POLYMORPHUM, Munro.

Habitat. — Indes orientales (Assam).

Dix-huilième genre. — Teinostachyum.

T. GrirritTan, Munro.

Habitat. — Indes orientales (Birmah, près de Wulloboom).

T. ATTENUATUM, Munro. — Tige de 19 à 25 pieds anglais ou 3",69 à 7,60.

Synonymie. — Bambusa attenuata, Thw.

Habitat. — Ceylan.

Dix-neuvieme genre. — Beesha.

B. Ragepeï, Kunth. — Tige de 16 pieds anglais ou 4",85. Synonymie. — Bambusa scriptoria, Schleus. — Melocanna humailis, Roep. — M. Rheedei, Steud. Habitat. — Indes orientales, Malabar, Cochinchine.

B. sTRIDULA, Munro.

Synonymie. —Ochlandra stridula,Thw.— Bambusa stridula, Moon. | Habitat. — Ceylan, Indes orientales (Bombay). B. caprrarTa, Munro. — Tige de 50 pieds anglus ou 15,25. Syncnymie. — Nastus capitatus, Kunth. — Bambusa capilata, Willd.

Habitat. — Madagascar, Ile Nossi-bé, Nossi-Camba.

L'espèce suivante est douteuse.

B. ELEGANTISSIMA, Kurz.

Synonymie. — Bambusa elegantissima, Kurz.

Habitat. — Java.

Vingtième genre. — Dendrocalamus.

D. srricrus, Nees. — Tige de 8 à 10 pieds anglais (Hooker) ou 2,45 à 3,05 ; de 40 à 100 pieds (Brandis). Synonymie. — Bambusa stricta, Roxb et autres. —

Oxytenanthera Thwaitesii, Munro. — B. verticillata, Rottler. — B'"glomerata, Royle. — "B. heæandra, Arundo hexandra, Roxb. — B. tanœa, Ham.— B. pubescens, Lodd. et Lindl. — Nastus strictus, Sm. — Munget, Pluken.

Habitat. — Indes orientales, en grand nombre de localités.

D. sERICEUS, Munro.

Habitat. — Indes orientales (Bengale).

D. Parisur, Munro.

Habitat. — Indes orientales (Punjab, Himalaya). D. MEMBRANACEUS, Munro. | Habitat. — Indes orientales (Martaban, Tenasserim). D. FLAGELLIFER, Munro.

Synonymie. — Bambusa flagellifera, Griffith. — Schizostachyum loriforme, Munro.

Habitat. — Malacca.

D. GiGANTEUS, Munro. — Tige très-élevée.

Synonymie. — Bambusa gigantea, Wallick, Habitat. — Pulo Penang, Tenasserim.

D. Hooker, Munro. — Tige de 50 pieds angiais ou 45",95.

Habitat. — Indes orientales.

D. HamiLronn, Nees et Arnott. — Tige de 40 à 60 pieds anglais ou 12,20 à 18",95.

Synonymie. — Bambusa maxima, Ham. — B. monogyna, Griffth.

Var. edulis, Munro.

Habitat. — Indes orientales, en un grand nombre de lacalités.

D. LATIFLORUS, Munro. — Tige de 6 à 7 pieds anglais ou 47,80 à 2°,15.

Synonymie. — Bambusa verticillata, Benth, Habitat. — Chine (Hong-Kong, Formose).

Vingt et unième genre. — Dinochloa.

Ce genre ne comprend qu’une seule espèce.

D. Tsaxkorren, Büse. — Tige grimpante.

Synonymie. — Bambusa scandens, Blum. — Nastus Tjankorreh, Rœm. et autres. — Schizostachyum parviflorum, Munro.— Chusquea amplopaniculata, Steud.

Habitat. — Iles Philippines, Java.

On voit par cette longue liste, qui comprend 220 espèces de Bambous, combien 1l a fallu de persévérance au Colonel Munro pour arriver à les étudier et à les décrire toutes, et à quelles difficultés 1l a dû se heurter; travail d’autant plus aride que les caractères de ces plantes ne résident pas seulement dans les fleurs et les fruits, mais aussi dans les organes appendiculaires de la tige, aux moments où celle-ci croît, où elle se développe, où se termine sa végétation.

Nous avons dit au début de cette étude que les Bambusacées fleurissaient rarement, même dans leurs contrées naturelles; nous ajoutons que, dans nos cultures, quelques-unes seulement ont, par hasard, montré leurs inflorescences pendant ces dernières années, alors que nous avions déjà commencé ce travail et arrêté depuis longtemps cette classification horticole, qui ne perd nullement de son intérêt par la présence Imattendue de fleurs apparues depuis peu sur de rares espèces. En effet, leur diagnose vient en général confirmer notre projet de classification basée sur les organes appendiculaires de la tige et sur la végétation de la plante.

Or, ces organes appendiculaires qui sont, d’une part, les gaines, et, de l’autre, les écailles binervées (ou préfeuilles), sont caducs dans le plus grand nombre des cas, d’où 1l arrive souvent que certaines espèces qu'ils caractérisent échappent aux botanistes voyageurs qui ne se trouvent pas toujours à point nommé sur les lieux, alors que les tiges des Bambous se développent avec tant de rapidité. D'un autre côté, l'attention du collectionneur est naturellement beaucoup plus attirée par l'inflorescence, bien qu'il soit non moins utile d'étudier l’ensemble de la végétation et les caractères qu'offrent alors les Bambous. Il en résulte que beaucoup de ces caractères, qu'il faudrait précis et nettement accusés, nous font défaut, et c’est d'autant plus regrettable que toutes les Bambusacées peuvent se distinguer entre elles par leurs gaînes et par leurs écailles binervées. C’est par ces organes que, dans la pratique horticole, nous pouvons souvent les reconnaître.

Nous établirons donc avec eux une classification sinon botanique, du moins horticole, puisque la rareté des inflorescences nous empêche jusqu’à présent de suivre une méthode plus

CLASSIFICATION HORTICOLE. ai

naturelle. Il est besoin de signes extérieurs plus saillants et plusrenouvelables, pour reconnaître êt dénommer des espèces chez qui les organes floraux ne se montrent guère dans les cultures ou qui n'apparaissent qu'une fois à la fin de leur existence, alors que pratiquement leur détermination devient inutile.

Le mode de végétation et l’époque où elle a lieu chez les quelques espèces que nous cultivons dans nos jardins d'Europe et en Algérie, offrent des caractères qui nous ont paru assez nettement tranchés pour que nous croyions devoir les faire connaître.

C'est tout particulièrement sur celte époque et ce mode de végétation des Bambous, sur les caractères de leur jeune tige et de ses organes appendiculaires, que notre attention s’est constamment portée depuis plusieurs années. Nous y avons reconnu des différences bien tranchées au moment de la végétation annuelle des tiges, dans des espèces qui, sauf pendant leur courte période de croissance, présentent durant le reste de leur existence un aspect et une similitude de forme et de détails qui les font confondre entre elles.

Dans nos cultures du Jardin du Hamma, près d'Alger, nous - avons Suivi ces précieux végétaux dans tous les détails de leur formation, de leur croissance, de leur développement complet, et nous nous sommes entièrement confirmés dans cette opinion, qui ne manquera pas d'utilité dans la pratique de la culture, que les Bambous connus de nous forment deux groupes parfaitement distincts par rapport à l'époque et au caractère de leur végétation : l'un comprenant :

Les Bambous à végétation aulomnale, végétant en automne, depuis septembre ;

L'autre comprenant :

Les Bambous à végétation vernale, c'est-à-dire qui végètent au printemps, en avril-mai.

PREMIER GROUPE

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