‹ Les bases scientifiques de l'éducation physique (volume 2)Chapitre 9 sur 109 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

servit d'introduction à des demandes de subvention adressées à la Ville de Paris et à TÉtat.

Ces concours devaient permettre de créer un laboratoire de recherches spécialement affecté à V élude des effets de VentraU nement chez V homme et à recheixher les lois de la meilleure utilisation de la force musculaire.

Fortement appuyée par M. de Hérédia, président du Conseil municipal, et présentée par M. leD*" Levraud, rapporteur de la 4® commission, cetle demande fut accueillie en 1881, et une somme de 10.000 francs fut accordée^ pour installer une piste circulaire de 500 mètres ; une subvention annuelle de 12.000 francs fut également votée pour frais d'expériences.

Je fus chargé par M. Marey, absent de Paris, de régler et de surveiller les premiers travaux d'installation du laboratoire, qui prit le nom de Station physiologique.

Cette station consista d'abord en une simple baraque en planches destinée à abriter les appareils et un écran noir pour les premières expériences de chronophotographie. J'y travaillai pendant deux ans et, grâce à Jules Ferry, une demande de crédit fut accordée par la Chambre des députés. Il est intéressant de lire le compte rendu de la discussion qui s'éleva à ce sujet dans la séance du 28 juillet 1882. Cela est édifiant pour connaître l'état des esprits à ce moment.

Je m'entendis avec M. Ziegler et M. Sansbœuf, architectes,, tous deux désignés par leur dévouement à la cause de l'éducation physique et leurs connaissances techniques. Les travaux commencés en 1882 furent terminés en 1883, et quand M. Marey revint de Naples, il put prendre possession de son laboratoire prêt à fonctionner.

Un arrêté ministériel du 30 octobre 1882 me nommait préparateur de la Station physiologique. Ma voie était tracée, et peu d'hommes ont eu le bonheur de réaliser une idée philosophique avec l'aide puissante que je trouvais ou croyais trouver alors.

Je ne perdis pas de temps, impatient de cueillir des résul* tats, employant les procédés de la chronophotographie et de la méthode graphique imaginés par M. Marey, les perfection-

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