D r Clavel, Traité d’éducation physique et morale
elles, il donne pour cela des indications trop restreintes, trop particulières. On connaît l’illusion causée par une boulette de pain placée entre l’index et le médium croisés.
Les aveugles sculpteurs sont rares, leurs œuvres ne sont pas brillantes.
Les employés des postes estiment facilement le poids des lettres en les plaçant dans la main, la netteté de la sensation existe seulement pour un poids limité; passé ce poids, il n’y a plus de certitude. Il faut une éducation £
nouvelle pour acquérir la même l' ® Jw
habileté. Jr- / '|| \~~Q~W
Dans tout métier un peu délicat “ / <SM
il y a un tour de main, il faut un tir
apprentissage pour l’obtenir. J* ®
La délicatesse du toucher est liée JgT à l’exquise sensibilité de la pulpe R/ / )
des doigts et de la paume de la %pLf fwj e
main. Les durillons, les blessures, ®lf/ jâfr
crevasses, engelures, tout ce qui
altère la finesse de la peau et sa Fig- 171. — Corpuscules tacsensibilité altère an même temps la à un fort ^ ossis *
délicatesse du toucher, il faut les
éviter avec soin, protéger au besoin la main avec des gants. Le grimper et la locomotion avec les mains, les barres fixes et engins de la gymnastique acrobatique ont le grand inconvénient d’enlever toute délicatesse de la main et de la rendre
aussi grossière que le pied.
Il y a une gymnastique spéciale de la main et des doigts, il faut la pratiquer si l’on veut vaincre facilement les difficultés professionnelles étparticulièrement aborder le mécanisme des instruments de musique ; nous y reviendrons à propos des mouvements 1 .
La vue. — L’éducation de la vue est nécessaire ; les données de la vue sont incertaines, sujettes à défaussés interprétations; l’expérience seule nous permet d’en rectifier les erreurs.
Nous ne percevons la sensation lumineuse que dans les limites de notre acuité visuelle. Les vagues lueurs n’impression-