LU LO
Je n’vois rien.
voix, dans la foule.
Place à louer, place à louer !
LOLO
Si.... si.... attends.... non.... c’est moi qui s’trompe.... Dieu ! y a-t’y du monde sus les toits ! Je serais-t’y ben là pour les voir tomber, s’il en tombait! J’rirais-t’y, j’rirais t’y ! J’aurai pas c’bonheur-là ; pas d’chance !
VOIX, dans la foule.
Place à louer, place à louer !
LOLO
Pas bête, l’bijoutier du coin ! il a loué tout son preu, ça y rapporte ; et du beau monde qu’il a chez lui... tout linge blanc ! Faut que j’ieuz z’y parle. — Dites donc, mesdames de chez l’bij ->ati;r, c’est-y la première fois qu’vous v’nez voir ça ? — De quoi, monsieur, de quoi ? — Comment ! Que je n’parle pas à ces dames ? — Non ? J’veux leur z’y parler, moi; c’est mon idée, macoloquinte ! — C’est-y vot’ épouse, dites, monsieur, qu’est à vos côtés ?— C’est pas elle ? — Qui donc qu’c’est ? — Son nom, s’il vous plaît ? — Quoi ? — Vous vous fâchez? — Vous fâchez pas, ça vous rend laid. — J’ai pas peur de vous, vous savez ? — Vous avez pas seulement la croix ; pourquoi ça î — Allons, hue ! vous savez c’que j’vous suis.
voix, dans la foule.
Place à louer, place à louer !
LOLO
Taisez donc vos gueules, y a que pour vous à parler. — Hé ! Titi !
l’exécunion
TITI
De quoi!
LOLO
T’en tires-tu î
TITI
J 'vois toujours rien. — Crois-tu qu’y vont venir !
LOLO
C’est selon ; si y disent qu’y z’ont des révélations, ça va retarder. Souvent y disent qu’y z’en ont, c’est pour gagner du temps, y z’en ont pas, vieux fil !
TITI
Leur z’y donne-t-on à manger ?
J’crois ben ! tout ce qu’y demandent, on leur z’en donne. Du vin, du café, des cigares, des omelettes, des fruits dans l’été, y z’ont de tout. Y sont pas à plaindre, va!
TITI
Oui, mais...
LOLO
Dame ! sans ça !
voix, dans la foule.
Place à louer, place à louer !