JOURS D'ATTENTE
Maintenant que Zulma savait tout, son anxiété n’était guère moindre que lorsqu'elle était en proie à ses pénibles appréhensions. C'était pour elle, sans doute, un grand soulagement de savoir que la blessure de Cary n’était pas dangereuse et que, son sort étant d'être prisonnier, il aurait les bons soins de Roderick Hardinge. Elle n’avait pas le moindre doute sur les bonnes dispositions de ce dernier à l’égard de son ami. Elle éprouvait même une certaine satisfaction à la persée que Roderick traiterait bien Cary, précisément par égard pour elle-même. En réfléchissant sur ce sujet, elle se surprit plus d’une fois à exprimer mentalement une profonde admiration à l’égard de l'officier anglais. Elle se représentait avec.une grande intensité de sentiment, la beauté de sa personne,
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