‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 25 sur 152 · MANOEUVRES FRANÇAISES (USI · texte numérisé non relu

MANOEUVRES FRANÇAISES (USI

tre le gros de l'infanterie, qui avait pour réserve la maison du roi.

La gendarmerie de France se tenait à l'aile droite, avec quelques bandes à pied derrière elle. Elle détachait, à l'aile gauche, plusieurs compagnies.

Une troupe importante d'archers à cheval gardait le charroi.

L'artillerie était disposée en première ligne ; le plus souvent devant l'infanterie du corps de bataille.

Dans ces conditions l'infanterie défiait toute attaque de cavalerie; et, comme deux bataillons de piquiers osaient rarement s'aborder, c'était le canon seul qui entamait les redoutes de piétons.

Après avoir passé trois ans au camp du Pont-del'Arche, les bandes d'aventuriers de M. d'Esquerdes furent réparties dans les places de Picardie, pour garder la frontière de la Somme'.

De là, leur nom de bandes de Picardie.

Il y avait désormais en France des gens de pied français, qui pouvaient rivaliser de valeur et de discipline avec les mercenaires étrangers les plus vantés. Aussi, quel que soit le jugement de l'histoire sur la sombre figure de Louis XI, nous ne devons pas oublier qu'il a été le créateur de notre infanterie nationale!

ï Que le traité d'Arras avait données à Louis XI, avec la PVancliG- Comté, la Bourgogne et l'Artois.

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