‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 21 sur 203 · TACTIQUE PRIMITIVE · texte numérisé non relu

TACTIQUE PRIMITIVE

La phalange idéale des tacticiens grecs était de 37.000 combattants.

C'était une armée bien nombreuse pour un petit pays aussi divisé; Alexandre fut le seul qui put la réunir '.

1 « Nos armées ne passent pas, pour l'ordinaire, 20.000 hommes, di-

Dès l'origine, ce nom de phalange se donna à un corps d'infanterie, petit ou gros, formé en ordre profond et à rangs serrés, sous le commandement d'un seul chef ou de plusieurs.

« On voit, dit Homère, s'avancer les phalanges des « Grecs. Elles ont chacune à leur tète un chef, cpi'elles « suivent dans un profond silence, afln de mieux en- « tendre ses ordres et de les exécuter plus prompte- « ment * ».

Bataille de Marathon (480 avant J.-C.'.

A la bataille de Marathon, l'armée grecque se composait de deux phalanges, commandées par dix généraux, qui avaient alternativement, pendant une journée, la direction des opérations.

Heureusement, les Perses débarquèrent le jour où Miltiade commandait.

Les deux phalanges comptaient chacune un millier de files de 8 à 12 hommes. Elles étaient séparées par un étroit intervalle, dans lequel les Perses se ruèrent en désordre.

sait un Lacédémonien ; mais à nous voir dans la mêlée, à compter les morts de nos ennemis, on dirait que nous sommes toujours plus de iOO.OOO. » [Dictionnaire de Trévoux, édit. de 1771.)

ï Bibliothèque historique et militaire, Liskenne et Sauvan. Paris, 4849. Excellente compilation des auteurs militaires, depuis les origines de la guerre jusqu'aux temps modernes. La traduction des historiens grecs et latinsest précédée d'un résumé de l'histoire militaire des anciens, auquel

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Pivotant alors sur le centre, les deux parties de l'armée grecque, dont Miltiade avait renforcé les ailes, prirent en flanc la colonne profonde des Asiatiques. Après un grand carnage, elles obligèrent l'ennemi à regagner sa flotte.

p. Merle, d'après un croquis de E. Hardy. Fig. i.

C'est ainsi que les Grecs dépossédèrent les Perses de la prépondérance militaire qu'ils avaient acquise dans les guerres du grand Cyrus (So8 avant J.-C).

La phalange lacédémonienne servit de modèle à toutes les armées grecques, jusqu'à ce qu'elle eut été vaincue, par les Thébains, à Leuctres et à Mantinée, « ces deux filles immortelles d'Épaminondas » (363 avant J.-C).

nous avons fait quelques emprunts. Un volume de planches contient de jolis dessins d'Ambroise Tardieu ; nous en reproduisons plusieurs.

ORGAiMSATION MILITAIRE DES GRECS.

Philippe de Macédoine, élève d'Epaminondas, régla d'une manière définitive l'ordonnance de la fameuse phalange, avec laquelle il asservit les Grecs, et qu'il légua à Alexandre, pour faire la conquête de l'Asie.

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