‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 24 sur 203 · FORMATIONS ET MANŒUVRES DE L'INFANTERIE · texte numérisé non relu

FORMATIONS ET MANŒUVRES DE L'INFANTERIE

Les formations habituelles de la phalange sont : 1° La parade : Les hommes sont placés à trois pieds d'intervalle, dans tous les sens, la pique haute ;

2° La charge : Chaque combattant dispose d'un espace de trois pieds carrés, il porte la jambe gauche en avant et couvre, avec son bouclier, l'intervalle qui le sépare

Le pied (olympique) équivaut à 0",300.

de son voisin de gauche. Les six premiers rangs abaissent leurs sarisses ; les dix autres la tiennent droite pour arrêter les traits et les pierres ;

3° La tortue (ou synaspismé) : Les hommes sont serrés étroitement ; le premier rang entre-croise ses boucliers, pour former un mur d'airain devant le front de la phalange ; les seize autres rangs les tiennent au-dessus de leur tète. C'est la formation adoptée pour l'attaque des retranchements *.

Pour résister à une attaque, les oplites mettent le genou droit à terre, la lance abaissée, et ils appuient leur bouclier contre le genou gauche (Fig. 2).

Par exception, les oplites forment quelquefois :

Le rond, les peltastes au milieu ;

Le a^oissant;

Le coin ou tête de porc, triangle de trois hommes au sommet et de trente-cinq à la base, s'appuyant sur un rectangle de huit hommes de hauteur ;

Le celembolon ou tenaille, pour résister au coin.

RiULiNE, d'après un croquis de E. Hardy. Fig. 7.

Dans une revue passée par Cyrus le Jeune, l'an 401 1 Un grand nombre de documents trôs-précicux ont clé empruntés

CAVALI-r.lE. 61

avant J.-C, « les auxiliaires grecs sont rangés sur quatre rangs. Ils ont des casques d'airain, des tuniques de pourpre, des cnémides et des boucliers bien luisants.

« C3TUS fait défiler les barbares, par escadrons et par bataillons ; puis, il passe devant le front des Grecs. La reine de Cilicie le suit en litière.

« Quand Cyrus a passé devant toute la ligne, l'idée lui vient de donner à la reine une bonne opinion de son armée. Il arrête son char devant le centre de la phalange et il ordonne aux stratèges de faire charger, piques basses. Au signal de la trompette, le pas s'accélère et les oplites courent vers leurs tentes en poussant de grands cris.

« Les barbares effrayés s'enfuient ; la reine saute à bas de sa litière, et les vivandières prennent la fuite en abandonnant leurs chariots '. »

Page 1