CAVALERIE ROMAINE
De l'étude de cette bataille, le colonel Ardent du Pic * a tiré les déductions suivantes ;
« D'ordinaire, la cavalerie romaine se lance au galop sur la cavalerie ennemie, et s'arrête à bonne portée pour lancer le javelot; puis, si l'ennemi ne s'est pas enfui, elle fait demi-tour, se rallie et recommence, jusqu'à ce que l'une des deux cavaleries, craignant d'être abordée, ait tourné bride.
« A Cannes, c'est plus sérieux ; les cavaliers s'abordent, ils sautent à terre pour ne pas rester à cheval, embarrassés par un bouclier, une lance et une épée, et plus exposés qu'à pied, »
i Sur la nécessité, dans les choses de la guerre, de connaître Vinstrumeni 'premier, qui est l'homme (Bulletin de la Réunion des officiers. Septembre et octobre 1876).
Les chevaliers romains ont compris qu'ils devaient donner l'exemple aux fantassins plébéiens, et ils se sont fait tuer jusqu'au dernier, pour sauver, au moins, l'honneur de la patrie.